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15/04/2009

Empire of the Sun, l'empire en mieux

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Empire of the sun - Walking on a dream (J'AIME : Passionnément)

Il y a des disques totalement addictifs, dont la simple écoute provque l'envie subite d'agiter bêtement les bras ou de filer sous la douche chantonner quelques refrains. « Walking on a dream » du duo australien Empire of the sun fait certainement partie de cette catégorie. Il faut dire que le combo formé par Luke Steele, tête pensante de The Sleepy Jackson, et Nick Littlemore de Pnau, s'est fait plaisir question mélodies grandiloquentes. Leur pop électronique dopée aux guitares et aux claviers années 1980 ne dit jamais non à un petit rab de guimauve comme sur la kitchissime ballade « Without You » qui vient clore l'album.

Si l'on frôle plusieurs fois l'indigestion, ce goût du premier degré donne une sacré touche de fraicheur à un univers psychédélique haut en couleurs. Comme l'affiche clairement la pochette du disque, Empire of the sun puise son inspiration dans la science-fiction. On croise ainsi au détour des dix morceaux une étoile d'où naissent un milliard de saisons (« Standing on the Shore »), un sumo triste perdu au milieu d'un décor hollywoodien (« Delta Bay ») ou un tigre accompagnant un clone (« Tiger by my side »).

Une folle personnalité

Les personnages amoureux jouent, par ailleurs, une bonne partie des premiers rôles. Car les yeux tournés vers l'espace, Empire of the sun n'en reste pas moins sensible aux plaisirs terrestres. La quête ultime ici, c'est celle du grand frisson. Ce sentiment d'euphorie qui donne l'impression d'avoir le monde à ses pieds. « We are the people that rule the world », proclame ainsi Luke Steele sur le bien nommé « We are the people ».

Deux voix au timbre et au débit comme venus d'ailleurs donnent corps à cet étrange cinéma. Elles affirment un peu plus la personnalité hors norme d'un projet qui se permet toutes les plus folles facéties. « Walking on a dream » fait ainsi se côtoyer « Country », morceau instrumental aux tonalités bucoliques dont le motif rappelle celui du générique de la série « Twin Peaks », et « Swordfish Hotkiss Night », étonnante relecture d'un R'n'B façon Justin Timberlake. Au final, peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.

Kid B

Commentaires

"Si l'on frôle plusieurs fois l'indigestion..." C'est clair qu'ils mettent parfois les auditeurs à la limite d'une OD de glucose. Mais c'est ça qui est bon, d'être tout juste au bord de l'écœurement, à l'image de la pochette de l'album.

La pochette me fait d'ailleurs pas mal penser à l'affiche du film Labyrinth (1986), avec Bowie.

http://www.imdb.com/title/tt0091369/

Après Midnight Juggernauts et Cut Copy, les Australiens font fort.

Merci Kid B !

Écrit par : joe | 15/04/2009

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