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22/04/2009

Le grand Rakes

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The Rakes – Klang (J'AIME : Passionnément)

A l’heure où la plupart des groupes apparus ces dernières années autour de la mode des guitares anguleuses tentent aujourd’hui de se démarquer de ce son, « Klang », le troisième album de The Rakes, pourrait presque faire figure d’œuvre réactionnaire. Après avoir largement ouvert leur palette sur leur second essai « Ten New Messages », les Anglais reviennent ici à un rock brut. Il faut dire que The Rakes maîtrise ses fondamentaux. « Klang » aligne de manière impressionnante les riffs accrocheurs et déploie une vraie science de la rythmique qui donne envie de taper du pied les quelques minutes que dure chacun des dix morceaux.

Enregistré à Berlin, l’album transpire l’énergie d’une ville ouverte à tous les possibles. Mais loin de la froideur que la capitale allemande a pu inspirer à certains artistes, la musique des Anglais joue ici à fond la carte de la séduction, comme dopée à l’efficacité des recettes de la pop. Le disque ne s’interdit pas les fredonnements et les refrains à chanter en chœurs ou quelques notes de piano. Surtout, le chanteur Alan Donohoe varie à l’envie son débit et sa voix interprétant chaque morceau comme s’il était un personnage différent.

Une idée en tête : coucher

S’il est courant de dire que l’énergie du rock a quelque chose de sexuel, « Klang » en serait à l’écoute des textes la parfaite incarnation. Il est beaucoup question ici de garçons qui n’ont qu’une seule idée en tête : coucher. « You are exceptional at being sexual », clame le morceau d’ouverture (« You’re in it ») là où « That’s the reason », « The Loneliness of the outdoor smoker », « Bitchin’ in the kitchin’ » ou « The Light from your Mac » (« We could do spoons or more /Just don’t show me the fucking futon ») s’attachent tous à décrire des scènes de drague.

A l’image du titre « Shackleton », « Klang » est en réalité la parfaite bande son d’une jeunesse prête à cramer la vie par les deux bouts pour ressentir la moindre petite étincelle. Les pubs, les fêtes, le sexe, voilà les meilleurs moyens d’oublier l’usure du quotidien. « This Life is not what I’m about » explique un fils à son père barman sur le touchant « Muller’s Ratchet ». La femme moderne, elle, se demande « Is there anything more ? » (« The Woes of the working woman »). Et si le dernier morceau, « The Final Hill » évoque la révolution, c’est déjà à bout de souffle. L'énergie de The Rakes, c'est aussi celle du désespoir.

Kid B

15:52 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : the rakes

Commentaires

Le professeur a sauté partout dans sa chambre en écoutant cette pépite de Klang. Merci pour la découverte...

Écrit par : Pr clic | 05/05/2009

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Écrit par : Teacher Resources | 27/02/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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