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26/05/2009

Un phoenix de génie pop

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Phoenix – Wolfgang Amadeus Phoenix (J'AIME : A la folie)

On reconnaît les très grands albums à leur capacité à squatter nos oreilles pendant des mois et des mois sans qu’on s’en lasse ne serait-ce qu’une seconde ainsi qu’à dévoiler de nouveaux trésors cachés à chaque écoute. « Wolfgang Amadeus Phoenix », quatrième album des Versaillais de Phoenix, est à mes yeux un des rares disques publiés ces derniers mois – avec le « 808’s & Heartbreak » de Kanye West et « Merriweather Post Pavilion » d’Animal Collective – à entrer sans discussion dans cette catégorie.

Leur précédent disque « It’s Never Been Like That » laissait déjà entrevoir tout le potentiel pop d’une formation que l’on avait trop rapidement confiné à la scène électronique. Aujourd’hui, Phoenix irradie de partout. Prenez les singles « Lisztomania » et « 1901 » placés en ouverture du nouvel album. Rythmiques et boucles de synthés entêtantes, riffs de guitares accrocheurs, vitesse et classe d’exécution... Une seule écoute et on est prêt à leur attribuer sans attendre les sept mois à venir le titre de pop songs de l’année.

Euphorie et légère mélancolie

Et puisque les quatre garçons sont intelligents, une fois la démonstration achevée, les voilà déjà partis sur de nouveaux terrains de jeux. « Fences » tout en groove prend de légères tournures soul. Avant « Love Like a Sunset », peut-être le sommet de « Wolfgang Amadeus Phoenix ». Gravi en deux temps, il nous emmène d’une petite mélodie électronique à une longue montée instrumentale faite de distorsions et de saturations qui prend lentement possession de nos cerveaux et de nos pieds. Puis le soleil se couche tout en douceur à l’horizon. L’orage est passé.

Un peu plus homogène, la face B de l’album poursuit dans ce que Phoenix sait faire de mieux : la pop song romantique mais jamais mièvre, dopée à l’aide d’un groove électronique. « Lasso » déboule à cent à l’heure avant une déambulation tout en accélération et décélération dans les rues de « Rome », autre pépite du disque. Ces variations de tempo font aussi le sel de « Countdown » et « Girlfriend », deux titres qui marient avec grâce euphorie et léger voile de mélancolie à l’image du reste de l’album. Dernier titre et dernier petit chef-d’œuvre, « Armistice » nous plonge dans la chambre d’un couple et leurs petits compromis. La musique, elle, tourbillonne des kilomètres au-dessus de la mêlée. « For lovers in a rush / For lovers always ». Ce Phoenix s’aime à la folie.

Kid B

1901 :

Lisztomania :

22:08 Publié dans pop | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : phoenix

Commentaires

Merci pour cette chronique.
Je ne ferais pas forcément le rapprochement avec Kayne West mais ta chronique reste tout de même percutante.
Simon

Écrit par : Simon / Mécénat aux Eurockéennes | 02/06/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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