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17/06/2009

Nosfell, la folie douce

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Nosfell – Nosfell (J'AIME : Passionnément)

Bienvenue au pays où l’imagination est reine. Nosfell livre avec son nouvel album éponyme le troisième volet des aventures du monde de Klokochazia. L’artiste français a créé il y a de cela des années un territoire rêvé, avec ses personnages, sa géographie et sa langue qu’il s’efforce depuis de faire vivre à travers ses chansons. Le klokobetz reste donc une nouvelle fois la langue officielle, à l’exception d’un titre chanté en anglais avec le couple Joshua Homme-Brody Dalle et d’un autre chanté en français en compagnie de Daniel Darc.

Pleine de mystères, la musique de Nosfell s’exprime à travers un mix hybride de rock, de folk et d’influences de musiques du monde riche en textures. Le chanteur, accompagné ici du violoncelliste Pierre Le Bourgeois et du batteur Orkhan Murat, se sert beaucoup de boucles de voix ou de sons pour donner de l’épaisseur à l’instrumentation et pousser les contrastes entre plages de douceur et dérapages bruitistes. Le chant, capable de passer d’une seconde à l’autre d’un ton aigu à un ton grave, se joue également de cette palette élargie.

Energie rock

Enregistré à Los Angeles au côté du producteur des Queens of the Stone Age, Alain Johannes, « Nosfell » pousse un peu plus loin l’utilisation des guitares que ses deux prédécesseurs. Les riffs sont lourds, porteurs d’une énergie rock qui balaie une bonne partie des titres, à l’image de ce que le groupe peut donner sur scène. Les saturations et les dissonances sont aussi plus présentes comme sur les morceaux « Lugina » , « Subilutil » ou « Kodalit ». A l’inverse, « Arim Lisli Lilem » et ses influences orientales, « Suanji » ou « Hej Noïta » donnent à entendre un versant plus calme.

Mais la force de ce troisième album, c’est sans doute de donner à entendre la folie qui entoure cet univers si singulier. Nosfell semble ici repousser toutes les limites posées par deux premiers disques un peu plus cadrés. Cette liberté ouvre de nouvelles dimensions à la musique, à l’image du morceau « Olyase Tilan ». Joué depuis des années en live, le titre prend ici une forme inédite. Il débute sous formes de vocalises accompagnées d’un riff avant de s’emballer en déflagration rock, puis de se poser en fantaisiste bucolique au violoncelle pour mieux repartir vers de nouveaux sommets. Nosfell n’a pas fini de nous faire voyager.

KidB

Lugina :

Bargain Healers :

16:19 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nosfell

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