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22/06/2009

Horrors... Horrors...

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The Horrors – Primary Colours (J'AIME : A la folie)

Pour The Horrors, jeunes stars de la scène rock underage britannique, les couleurs primaires pourraient essentiellement se résumer au noir, accompagné de quelques nuances de gris. « Primary Colours », leur deuxième album produit avec l’aide de Craig Silvey, de Geoff Barrow de Portishead et du réalisateur de clip Chris Cunningham, se présente ainsi comme un bloc de noirceur duquel se dégagent quelques rayons de lumière.

Dignes héritiers de Joy Division, des premiers Cure, de Jesus and The Mary Chain ou de My Bloody Valentine, The Horrors mêlent guitares saturés, rythmiques répétitives et motifs de synthés lugubres. Le tout avec beaucoup d’énergie. Les textes sont pour la plupart scandés avec véhémence, mais on est loin ici d’une simple rébellion adolescente. L’album surprend au contraire par sa sophistication cachée derrière une façade très brute. Chaque chanson recèle grâce à un superbe travail de production un effet, un détail qui va la démarquer de l’ensemble, à l’image des arrangements de cordes sur « I Only Think of You ».

Confronter ses peurs

Avec « Primary Colours », le quintet britannique invite d’abord l’auditeur à se confronter à ses peurs. « Don’t let your fear dictate your life », clame le chanteur sur le titre « Three Decades », l’histoire d’un trentenaire bien décidé à enfin prendre sa vie en main. Mais pour The Horrors, regarder les choses en face, c’est d’abord voir tout ce qui ne va pas. « The agony and the harm is critical » attaque le morceau « New Ice Age ». « Are you forever in this state of crippling shyness », interroge, de son côté, le narrateur de « Mirror’s Image » au jeune homme amoureux d’une passante qu’il n’ose aborder.

Cette introspection est une étape indispensable pour faire face à l’avenir. Il faut accepter son sort pour apprendre à en tirer partie. « The path we share / is one of danger and of fear / until the end », conclut le dernier morceau « Sea Within a Sea ». L’amour apparaît alors comme un des rares sentiments capable de transcender la noirceur. « I pray for Scarlet Fields to save me », confie le narrateur d’ « I can’t Control myself » là où celui d’ « Do You Remember » se souvient avec tendresse des premières caresses. Mais même l’amour est éphémère. « I Know you won’t be here for long », se lamente le héros du bucolique « Scarlet Fields ». Pour The Horrors, l’épreuve ne fait que commencer.

KidB

Scarlet Fields :

New Ice Age :

14:27 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : the horrors

Commentaires

"Sea Within a Sea", un des singles de l'année !

Écrit par : Lil Joe | 24/06/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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