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26/07/2009

Vampire Weekend : "Coller des éléments d'un même état d'esprit"

Les Américains de Vampire Weekend sont à Belfort pour défendre leur excellent premier album éponyme. Rencontre avec le chanteur Ezra Koenig et le bassiste Chris Baio.

Que pensez-vous des festivals français ?

Ezra Koenig : On en a fait qu'un seul pour l'instant, Solidays hier, et ça c'est très bien passé. On n'avait jamais eu un accueil aussi enthousiaste en France. En plus, c'est la première fois qu'on jouait dans un festival engagé comme cela autour d'une cause. Apparemment, ils ont recueilli pas mal d'argent pour la lutte contre le sida. On était assez fiers.

Comment abordez vous la scène ?

Chris Baio : Il y avait deux pièges à éviter. Il ne fallait qu'on se limite sur l'album en se disant qu'ensuite il faudrait jouer les chansons sur scène. Il ne fallait pas non plus qu'on cherche à rejouer les morceaux à l'identique. Pour nous, le live, c'est quelque chose à part. Nos chansons y sont plus énergiques que sur disque.

Vous décrivez votre musique comme de "l'Upper West Side". Vous pouvez être un peu plus précis ?

E. K. : On ne l'appelle plus comme ça maintenant. Mais c'est un terme qu'on utilisait au début. On aime bien définir notre propre genre. Pour nous, il y a un peu d'ironie dans cette expression, mais c'est surtout qu'on a tous étudié dans une fac de ce quartier new-yorkais. Moi et Chris on a aussi grandi là avec des parents typiques de cette classe un peu bohème, ouverte sur ce qu'il se passe dans le monde. Très loin du cliché des riches conservateurs.

Comment en êtes-vous arrivés à mêler influences africaines et pop anglo-saxonne ?

E. K. : Ce qui nous intéresse, ce n'est pas de chercher les deux choses les plus éloignées et de les associer, ce qui serait complètement vain, mais plutôt de coller des éléments qui nous paraissent tenir d'un même état d'esprit même si ce n'est pas évident au premier abord. Ainsi, les tenues que certains décriront comme typique du milieu blanc bourgeois new-yorkais sont liées à l'histoire coloniale anglo-saxonne et sont fabriquées en Inde. Un peu comme les vêtements de la marque Ralph Lauren. Son travail n'a pas été apprécié à sa juste valeur.


Aimeriez-vous jouer en Afrique ?

E. K. : On nous demande ça souvent. Très peu de pays africains ont les infrastructures nécessaires pour accueillir des concerts de rock. On a eu une proposition d'un festival, mais ça ne nous intéresse pas d'aller jouer là-bas pour les expatriés et pouvoir dire : « Voyez, on est au Kenya. » Il y a plus de chances qu'on visite l'Afrique à titre personnel avant qu'on s'y produise avec le groupe.

Dans quel état d'esprit étiez-vous en enregistrant l'album ?

E. K. : Les chansons peuvent avoir l'air un peu légère, mais on a passé énormément de temps à les travailler. L'écriture, elle a été beaucoup plus spontanée.C'était vraiment quatre personnes en train d'échanger dans une pièce. Peut-être que ce processus imprègne un peu les chansons.

C. B. : On s'est juste demandé quel type de musique on voulait faire et quelles influences on pouvait chacun apporter. Un instrument comme la flûte traversière qui pour moi donne une touche années 1950-1960 à notre musique vient juste d'un sample qu'a utilisé Rostam sur son clavier. Notre musique doit beaucoup aux expérimentations comme celle-là.


Votre écriture semble très influencée par la littérature ?

E. K. : Je prends ça comme un compliment. D'habitude, les gens disent que nos paroles ne veulent rien dire. Pour moi, écrire une chanson, c'est bien sûr différent d'une nouvelle parce que l'on ne recherche pas la même chose mais c'est aussi une manière de raconter des histoires de manière plus subtile peut-être, plus imagée.

Comment vivez-vous le succès ?

E. K. :
On a dû mal à évaluer ces choses-là. On ne se rend pas bien compte. Même à New York parce qu'on y est jamais. Après, ça nous fait très plaisir quand on voit en Espagne ou en France, des pays qui ne sont pas anglophones, des gens reprendre nos chansons sur Cape Cod. Ca montre qu'on a dépassé le particularisme local. Et concernant notre succès auprès des filles, on est très content que notre public ne se réduit pas à de jeunes hommes de trente ans. Ca montre que le côté séduisant de notre musique fonctionne bien.

Et la compétition avec MGMT.. qui jouent dimanche aux Eurockéennes ?

E. K. : On est devenus très amis avec eux. On fait plein de festivals ensemble. Même si notre musique est très différente, à la fin de la journée on est un peu pareils. On vient du même milieu universitaire chic new-yorkais même si leur fac libérale est aussi connue pour abriter tous ses hippies. Eux ont le meilleur des deux mondes.

Recueilli par Anne-Sophie Lambell, Vincent Glad et Boris Bastide

08:57 Publié dans Interview, pop | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : vampire weekend

Commentaires

Je prends ça comme un compliment. D'habitude, les gens disent que nos paroles ne veulent rien dire. Pour moi, écrire une chanson, c'est bien sûr différent d'une nouvelle parce que l'on ne recherche pas la même chose mais c'est aussi une manière de raconter des histoires de manière plus subtile peut-être, plus imagée.


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