Avertir le modérateur

30/09/2009

Sexy Girls

Girls.jpg

Girls – Album (J'AIME : Passionnément)

La sunshine pop californienne revisitée en mode shoegaze et lo-fi. A l’écoute du premier long de Girls, joliment intitulé « Album », on ne s'étonne pas d’apprendre que le groupe est originaire de San Francisco. Le duo formé de Christopher Owens et de Chet JR White a dans ses gènes le goût des lignes de guitares claires qui s’écoulent comme des vagues et des chœurs légèrement sucrés.

Mais si les compositions de Girls respirent le soleil, la surf musique et la mer, les nuages gris ne sont jamais très loin, tel l’orage chargé d’électricité placé au milieu de la chanson « Summertime ». Fièrement non enregistré en studio comme l’indique les crédits, « Album » a le charme de ces débuts imparfaits débordant d’une énergie encore mal contrôlée. Le disque porte en lui les restes d’une éthique punk qui vient salir, de manière salutaire, la joliesse des mélodies.

Un imaginaire peuplé de filles

Cette tension sans cesse palpable entre aspirations romantiques et une réalité beaucoup moins envieuse se retrouve jusque dans l’interprétation tantôt rêveuse tantôt plaintive de Christopher Owens. La voix accrocheuse du chanteur avec ses intonations de crooners a quelque chose d’à la fois très masculin et fragile. Même recouverte par des reverbs de guitares, elle reste un des principaux atouts de séduction d’« Album ».

Groupe de garçons, Girls n’a bien sûr que les filles à la bouche. Le génialissime « Lust for Life » placé en ouverture épouse ainsi le point de vue d’une femme à la recherche d’un petit ami. De « Laura » à « Lauren Marie », les nombreuses filles qui peuplent l’imaginaire du duo sont ici des promesses de bonheur très difficiles à conquérir. Mais quelque soient les obstacles, « Album » nous dit qu’il ne faut jamais renoncer. « I don’t want to cry my all life through / I want to do some laughing to / So come on come on come on and dance with me » Nous revoilà amoureux. Together. Forever.

KidB

Lust for life :

Morning Light :

Hellhole Ratrace :

16:33 Publié dans pop, rock | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : girls

29/09/2009

Dizzee Rascal entube avec énergie

Tongue.jpg

Dizzee Rascal – Tongue n’cheek (J'AIME : Passionnément)

Dizzee Rascal passe la vitesse supérieure. Le rappeur britannique a décidé de détourner un peu son regard de la scène hip-hop du sud des Etats-Unis pour jeter un œil à la musique jouée depuis vingt ans dans les clubs du Vieux continent. Le résultat s’appelle « Tongue n’cheek », quatrième album explosif, parfaitement taillée pour les dancefloors, sur lequel s’invitent son jeune compatriote Calvin Harris et le DJ américain Armand Van Helden.

Les deux artistes électro s’ont d’ailleurs derrière les trois tubes imparables qui ont permis à Dizzee Rascal de squatter la tête des charts britanniques. Dès l’ouverture du disque, « Bonkers » attrape l’auditeur par les jambes pour ne plus le lâcher avec son énorme ligne de synthé bien grasse et ses rythmiques infernales. Trois minutes plus tard, c’est « Dance With me » et ses entêtantes lignes de synthés qui squatte nos synapses avant que « Holiday » et son refrain pop ne vienne les déloger en fin d’album.

Des textes peu édulcorés

Le flow rapide au timbre si particulier de Dizzee Rascal colle parfaitement à l’énergie dégagée par la musique le temps des onze titres que compte le disque. Le rappeur se joue au maximum des sonorités des mots qu’il met en bouche, n’hésitant pas à agrémenter ses compositions de quelques cris et onomatopées. Les influences reggae de « Can’t tek no more » ou R’n’B de « Chillin wiv da man dem » n’apportent ainsi qu’un repos tout relatif au cœur d’un album littéralement survolté.

Si, musicalement, « Tongue n’cheek » ne laisse que peu de place à la finesse, l’album s’appuie sur des textes beaucoup moins édulcorés. La rage du conducteur au volant (« Road Rage »), de délirantes aventures sexuelles (« Freaky Freaky ») ou la course aveuglée à la célébrité (« Dirty Cash ») font partis des thèmes explorés par Dizzee Rascal. Mais le rappeur n’en oublie pas de garder un regard amusé sur le monde qui l’entoure, bien déterminé à apporter une bonne dose de fun à un quotidien pas toujours rose. Allez relancez une nouvelle fois « Bonkers », la récréation peut recommencer.

KidB

Bonkers :

Dance with me :

Holiday :

16:57 Publié dans Rap | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : dizzee rascal

28/09/2009

Why ? poursuit sa mue

why-eskimo-snow.jpg

Why ? – Eskimo snow (J'AIME : Beaucoup)

Yoni Wolf a passé un peu trop de temps sous le soleil de Californie. Le leader du quatuor américain Why ? achève en tout cas avec « Eskimo Snow » son glissement progressif de l’abstract hip-hop à un mix lumineux de pop et de folk. D’ailleurs, si les chansons du nouvel album ont été enregistrées en même temps que le disque précédent « Apolecia », elles s’en différencient par une approche encore plus live.

Finies donc les machines. « Eskimo Snow » donne à entendre un groupe qui se joue de ses instruments organiques en studio. Et explore différentes directions. Autant des titres comme « One Rose » ou « This Blackest Purse » présentent de belles mélodies très directes, autant des morceaux comme « Even the good wood gone » ou « Into the shadows of my embrace » lâchent totalement la bride autour de constructions psychédéliques à tiroirs.

Un chant nasal plus solennel

Piano et guitare, prédominants sur le disque, semblent se réinventer de chanson en chanson dans un constant dialogue créatif. Les titres d’« Eskimo Snow » sont ouverts à tous les vents, laissant de la place pour que chaque instrument ait son espace pour s’exprimer. Ainsi, sur un morceau comme la pépite pop « January Twenty someting », la batterie et les riffs de guitare viennent frapper par à-coups la mélodie au piano.

La voix nasale de Yoni Wolf se fait aussi plus grave et solennelle, son phrasé parlé gardant seulement à des cours instants l’énergie d’un flow rap. Ce sont les chœurs qui apportent alors un peu de chaleur comme sur l’envolée finale de « Berkeley by hearseback ». Cette évolution stylistique va de paire avec les textes à l’ironie moins omniprésente. Reste quelques saillies comme l’ouverture « These Hands », où Yoni se compare à Jesus parce que lui aussi porte des vêtements de son époque. Globalement moins entraînant et grinçant, Why ? se révèle aussi plus émouvant.

KidB

Into the shadows of my embrace :

This Blackest Purse :


Even the good wood gone :

16:59 Publié dans Folk, pop | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : why ?

27/09/2009

Regina Spektor, comme par enchantement

regina-spektor-far.jpg

Regina Spektor – Far (J'AIME : Beaucoup)

Sur la pochette de « Far », le nouvel album de Regina Spektor, une jeune femme est assise devant son piano. Derrière elle, tout est gris et un mur de briques obstrue la fenêtre. Seul l’instrument apporte une touche de couleur apaisante puisque s’y reflète un ciel bleu parsemé de quelques nuages. L’image résume parfaitement l’univers de la chanteuse américaine. La musique est ici une terre d’exploration où l’imagination peut se laisser aller à tout un tas de fantaisies.

Prenant la forme de courtes vignettes, les chansons de Regina Spektor sont pleines d’histoires à dormir debout, entre rêve et réalité. Dans « Calculation », un couple sort les organes de son corps sans même saigner. « Two Birds » oppose deux oiseaux se tenant sur un fil électrique, l’un veut s’envoler, l’autre pas. « Genius Next Door » décrit la vie quotidienne de tout un immeuble vivant en face d’un lac aux pouvoirs mystérieux, un peu à la manière du « Fenêtre sur cour » d’Alfred Hitchcock.

La prime aux émotions

Tendresse et humour vont souvent de pair chez Regina Spektor, mais ce sont toujours les émotions qui priment. Une sentimentalité portée d’abord par le piano. L’instrument alterne ici les mélodies mélancoliques (« Laughing With ») et entraînantes à la manière des compositions de la Britannique Kate Nash (« Folding Chair »). Synthés, guitares, batteries et arrangements de cordes donnent, pour le reste, un peu de relief à ces chansons très pop.

Plutôt en retrait, l’instrumentation chez Regina Spektor est d’abord un écrin pour la voix. Vocalises, break beat, phrasé parlé, envolées lyriques… L’Américaine fait preuve d’une parfaite maîtrise de son instrument, qui colle au plus près des chansons. Quand Regina chante « Call you up » sur « Wallet », on croit entendre une sonnerie. De même, la voix donne le beat du « Dance anthem of the 80’s » et prend des airs robotiques sur le futuriste « Machine ». Quant à « Eet », c’est une pure invention sonore. Sur « Far », Regina s’amuse de la langue avec un réel enchantement.

KidB

Eet :

Machine :

Laughing with :

16:16 Publié dans Chanson, pop | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : regina spektor

25/09/2009

Amanda Blank, c'est bien aimable

amanda-blank-i-love-you.jpg

Amanda Blank – I love you (J'AIME : Beaucoup)

Girl Power. La grande famille des chanteuses electro pop rock excentriques (MIA, Santigold, Ebony Bones) accueille une nouvelle venue : Amanda Blank. Déjà remarquée au côté du brillant combo Spank Rock, l’Américaine sort un premier album « I Love You », dont la seule liste des producteurs – Diplo, Switch, XXXChange – fait saliver d’avance.

Mais si Amanda Blank s’appuie sur l’équipe qui a composé une partie des tubes de MIA ou de Santigold, la jeune femme développe un style propre à elle, beaucoup plus influencée par le hip-hop que ses consœurs. Son flow grave entre chanté-parlé a notamment un sacré mordant. Sur les titres les plus rapides, il frappe l’auditeur comme un uppercut.

Tantôt fragile, tantôt guerrière

Les productions, elles, font largement appel à l’électronique des synthés compressés de « Make-Up » à la boucle hip-hop de « Lemme Get somme » en passant par les rythmiques entraînantes de « Make It Take It ». Sans être taillée pour les clubs, la musique d’Amanda Blank s’adresse beaucoup à nos pieds. L’entêtant « DJ » raconte ainsi l’histoire d’une fille qui se donne sur la piste de danse toute une nuit afin d’oublier la douleur d’une rupture.

Tantôt fragile (« Shame on me »), tantôt guerrière (« Leaving you behind »), Amanda Blank dévoile dans « I Love You » de multiples facettes. Et si l’Américaine, en bonne rappeuse, parle ouvertement de sexe (« Might Like you better if we slept together »), elle ne cache pas non plus ses besoins d’affection sur « A Love Song » (« I need a boy who is as sweet as a dove »). Crue ou tendre, elle incarne en tout cas une femme qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense. Les hommes n’ont qu’à bien se tenir.

KidB

A love song :

Might Like You Better :

DJ :

18:54 Publié dans Electro, pop, Rap | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amanda blank

24/09/2009

Rain Machine montre la voix

rain-machine-kyp-malone.jpg

Rain Machine – Rain Machine (J'AIME : Beaucoup)

Dès les premières mesures, la voix reconnaissable entre toutes. Car derrière le projet Rain Machine se cache en réalité Kyp Malone, un des chanteurs des TV on the radio. La voix tient une telle place dans la musique du groupe indé américain que l’on a d’abord l’impression de se retrouver face à de nouvelles compositions du combo. Puis, peu à peu les différences se font plus marquées. Basée sur des orchestrations dépouillées, les onze chansons de « Rain Machine » font penser au squelette de TV on the radio.

Produit par Ian Brennan et non David Sitek, le cerveau du groupe, le disque s’impose comme un vrai projet de chanteur. C’est donc la voix qui tient le haut de l’affiche et impressionne. Kyp Malone alterne les tonalités soul et profondes avec des vocalises très aigües. Sur plusieurs morceaux comme « New Last Name », ce sont jusqu’à trois couches de chant qui se superposent donnant plus de densité à l’ensemble.

Plainte amoureuse et colère intense

Ses modulations de voix permettent à Kyp Malone d’explorer des atmosphères très variées. Le chant peut se faire très doux comme sur le romantique « Driftwood Heart » ou beaucoup plus agressif comme sur le rentre-dedans « Give Blood ». Le très beau « Love Won’t Save You » accompagné d’une mélodie jouée à la guitare acoustique alterne la plainte amoureuse et la colère intense quand vient la destruction du monde par le feu.

Construits sur des durées plutôt longues (plusieurs titres dépassent les cinq minutes), les morceaux de « Rain Machine » bénéficient aussi d’instrumentations soignées, notamment tout ce qui touche au rythmique. Kyp Malone se révèle être un guitariste très doué maniant aussi bien l’électrique que l’acoustique. Et se permettant au passage quelques trouvailles sonores. Des bruits de mer et un son de guitare proche de la kora illuminent ainsi « Driftwood Heart ». La machine à pluie a fait venir le soleil.

KidB

Give Blood :

Desperate bitch (live) :

23/09/2009

Brigitte Fontaine Covers

A l'occasion de la sortie prochaine de l'album "Prohibition",
les pochettes d'album de Brigitte Fontaine :

 



Prohibition :

Ah que la ville est belle :

Profond :

22/09/2009

Kid Cudi a bien grandi

kidCcover.jpg

Kid Cudi – Man on the moon : the end of day (J'AIME : Beaucoup)

« Man on the moon : the end of day », le premier album de Kid Cudi ne manque pas d’arguments pour attirer notre attention. D’abord, on y trouve deux collaborations de nos chouchous, le duo électro-rock Ratatat et leur son psyché reconnaissable entre tous. Puis il y a la présence de MGMT sur un titre, Common à la narration et, sans surprise, le grand Kanye West à la production. Kid Cudi, originaire de Cleveland, avait collaboré l’an passé à l’écriture de plusieurs titres de l’album « 808’s & Heartbreak ».

« Man on the Moon » se situe d’ailleurs clairement dans la lignée du chef d’œuvre de Kanye West, avec son instrumentation minimaliste faite de rythmiques légères, de boucles de synthés et d’arrangements de cordes. Le flow coulant de Kid Cudi entre phrasé parlé et chant mellow éloigne un peu plus les compositions d’un hip-hop traditionnel pour basculer dans un univers pop biberonné au rap comme au rock ou à l’électro. Il manque juste au jeune débutant le jusqu’auboutisme et l’efficacité de Kanye pour pouvoir prétendre jouer dans la même cour que son aîné.

La revanche de l’ado mal dans sa peau

Construit comme un film en cinq actes, le disque raconte l’histoire d’un jeune homme solitaire, traumatisé par la mort de son père, qui prendra sa revanche sur le monde en devenant une star du rap. Kid Cudi y expose sans fard les cicatrices de son adolescence. « They all didn’t see / The little sadness in me », clame-t-il sur « Soundtrack 2 my life ». « My World » est de même un petit bijou de mélancolie autour d’un enfant enfermé dans sa chambre. Quant au tube « Day N Nite », c’est un morceau hanté par une solitude cachée derrière un entêtant gimmick de synthé.

Mais heureusement Kid Cudi n’est pas du genre à baisser les bras. Porteuse d’un message d’espoir, sa musique nous pousserait même plutôt à les lever sur les pétillants « Enter Galactic » ou « Up, up & Away ». De « Cudi Zone » à « Pursuit of Happiness » avec MGMT et Ratatat, « Man on the Moon » est une célébration des drogues douces, du sexe (« Make Her Say » avec Common et Kanye West samplant le « Poker Face » de Lady Gaga) et du pouvoir de l’imagination. Ou comment parvenir à s’envoyer en l’air et décrocher la lune. A 25 ans, la fusée Kid Cudi a en tout cas réussi son lancement. A lui de prouver qu’il peut aller encore plus haut.

KidB

Day N Night (Crookers remix) :  

Make Her Say (feat. Kanye West et Common) : 

Pursuit of happiness (feat. Ratatat et MGMT) :

 

14:04 Publié dans Rap | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : kid cudi, ratatat, mgmt, kanye west

21/09/2009

The Big Pink voit la vie en noise

the-big-pink-brief-history-of-love.jpg

The Big Pink - A Brief history of love (J'AIME : Passionnément)

Si The Big Pink parle beaucoup d’amour, ces chansons n’ont rien de romances à l’eau de rose. Le duo britannique formé de Robbie Furze et de Milo Cordell fait plutôt preuve d’une passion immodérée pour la musique noise. Sans jamais renier une petite tendresse pour la mélodie et une bonne dose de psychédélisme. L’album « A Brief history of love » nous présente l’amour comme la plus forte des drogues.

De rejets en déclarations euphoriques, le sentiment amoureux se met ici dans tous ses états. « Feel true love », clame le titre éponyme. Sur « Dominos », les filles tombent de partout et on s’amuse à leur briser le cœur, mais sur « Frisk » le duo s’interroge : « Do you dream of me as much as I dream of you ? » Sur « Velvet », c’est le drame. Le rêve se termine et la souffrance prend le pas sur la joie : « Love hurts / […] Doesn’t make sense see her again, I don’t know. »

Distorsions, crissements, saturations

Monomaniaque dans ses textes, « A Brief history of love » déploie la même cohérence dans sa musique. L’album s’écoute d’un bloc. Un bloc de noirceur qui laisse filtrer de temps en temps quelques rayons de lumière. Distorsions, crissements, saturations… les guitares s’en donnent à cœur joie pour nous faire perdre les pédales comme sur « Crystal visions » ou « Count backwards from ten » en clôture.

Parmi les plus belles réussites du disque, « Velvet » est porté par une texture électronique froide qui se frotte à des chœurs plus chaleureux. Chez The Big Pink, la voix est rarement noyée derrière les effets. C’est elle qui porte en partie la mélodie. Même quand parfois les guitares se déchaînent comme sur « Too Young to love » et ses montées agressives. Le résultat est addictif.

KidB

Velvet :

Too young to love :

Dominos :

16:35 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : the big pink

20/09/2009

Live Report : Adam Green & Carl Barat au Centre Pompidou

Green-barat 028.jpg

Rock et musée, l'association peut faire des étincelles. Il n'y a qu'à demander à Adam Green qui partageait l'affiche, vendredi dernier à Beaubourg, d'une programmation Stage of the Art au côté de l'ex-Libertines et Dirty Pretty Things, Carl Barat et du dessinateur David West. Sans doute inspiré par le lieu et un état de santé légèrement fragilisé, l'Américain transforma son show en étrange performance bondage à l'aide d'un rouleau de scotch, du public et des instruments qu'il avait à sa disposition.

Adam Green - Broadcast Beach + Drugs :

La soirée avait pourtant commencé calmement avec la voix somptueuse – entre Alela Diane et Beth Gibbons - de l'Américaine Laura Gibson posée sur des morceaux folks un poil trop conventionnels à notre goût. « C'est quoi cette merde ? Je m'en dors », s'est d'ailleurs permis de commenter ma jeune voisine de droite.

Carl Barat & Adam Green : Blood Thirsty Bastards :

Derrière entrent Adam Green et son groupe (clavier, basse, guitare, batterie) qui attaquent quelques morceaux plutôt rock tirés de la discographie de l'Américain avant de laisser le chanteur seul sur scène avec sa guitare acoustique. Là, Adam Green fait la démonstration qu'il est un des plus brillants auteurs-compositeurs de sa génération, capable de faire naître des émotions à travers l'histoire d'un cracker, de faire vivre ses personnages par la simple force de sa voix grave.

Car Barat - Music When the Lights Go Out :

 

Romantisme destructeur

Même sur « Blood Thirsty Bastard » partagé avec Carl Barat, sa présence prend le dessus. La chanson est pourtant des Dirty Pretty Things. Alternant une poignée de nouvelles compositions et quelques titres des Libertines (« Music when the lights go out », « Time for Heroes ») et des Dirty Pretty Things, le set du Britannique ensuite se démarque par ce romantisme jamais niais teinté d'une légère couche d'électricité. Sans doute pas l'inspiration de son comparse Pete mais toujours la classe. Malheureusement, quelques problèmes techniques gâcheront un peu la fête avant le retour d'Adam Green pour un deuxième set.

Adam Green - Novotel + scotch :

C'est alors que commence le show de l'Américain. Adam Green fait venir un ami et une spectatrice dans la salle pour leur scotcher les mains puis les jambes. Il s'en prendra ensuite à ses chaussures, à la scène, avant d'accrocher sa guitare au micro et de la détruire au sol. Entretemps, lui reprend les chansons de son répertoire demandées par le public (« Novotel », « Tropical Island »...). L'art total. Le tout se termine en groupe avec Carl Barat et notamment un « What a waster » qui ne pouvait pas mieux tomber. Belle création.

Adam Green casse sa guitare :

KidB

Adam Green & Carl Barat - What A Waster :

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu