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28/01/2011

Crystal Fighters a la fête aux basques

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Crystal Fighters - Star of love

Arpenter toujours de nouveaux territoires encore et toujours. Expérimenter de nouveaux mélanges. Crystal Fighters s’y attèle à la tâche. Formé de membres originaires du pays Basque et des Etats-Unis, le groupe mêle sur son premier album Star of love, des éléments électro-pop avec une instrumentation traditionnelle de la province espagnole. La txlaparta sert notamment sur plusieurs morceaux pour les percussions.

Si les racines de Crystal Fighters sont ainsi inscrites dans l’ADN de leur musique, celle-ci délaisse le passé pour se tourner vers la modernité. Plusieurs titres du disque sont ainsi dopés à l’électronique, les deux pieds dans le dancefloor. Le tout avec une bonne dose d’explosivité. L’autre partie du disque se rattache davantage à une ligne pop folk faite de guitares claires et de chœurs chaleureux. De beaux airs romantiques emplis de naïveté.

A l'abri des ombres

Crystal Fighters semble donc bien décidé à faire feu de tout bois, partageant le chant entre hommes et femmes, mais quasiment toujours en anglais. Le groupe manie aussi bien les ambiances estivales et lumineuses ou ouvertement sexy (With You) que des textures plus sombres, où l’on répète en boucle que la vie n’est faite que de solitude (Xtatic Truth). La noirceur n’est donc jamais loin qui rode, comme ce foyer qu’on fuit par peur de devenir fou (At Home).

Mais c’est avant tout l’esprit de joie et d'amour qui prévaut ici. A l’image des morceaux I Love London, véritable hymne à la fête ou de Plage, invitation à l’amour et à se prélasser sur le sable, comme une belle réponse au Let’s Go Surfing de The Drums. Dur donc ne pas céder à cette bonne humeur généralisée. « You’re the one I follow. Follow to the middle. The middle of the shadow. Far away from our sorrows »,conclut pour résumer le dernier titre (Follow). Suivez-les les yeux fermés.

KidB

15:44 Publié dans pop | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : crystal fighters

26/01/2011

Un clip, un jour #219 (Metronomy)

Metronomy - She Wants

Les Anglais de Metronomy sont de retour et préparent la sortie de leur nouvel album "The English Riviera" attendu pour le 11 avril. Premier single, l'entêtant "She Wants" qui annonce un virage moins survitaminé et un peu plus obscur. A l'image de l'esthétique glacée du clip accompagnant les déambulations d'une jeune femme. Metronomy semble décidé à souffler le chaud et le froid.

KidB

22:00 Publié dans Un clip, un jour | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : metronomy

24/01/2011

Funeral Party, trompe la mort

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Funeral Party - The Golden Age of Knowhere

Rock’n’roll. Généralement, les enterrements sont rarement associés à l’idée de fête et de déhanchements amusés. Sauf dans l’esprit azimuté de Funeral Party. Le quintet américain amène sur son premier album The Golden Age of Knowhere sa musique foutraque à l’ombre d’un mélange furieusement entraînant de rock et de pop. Toutes guitares dehors donc et avec quelques refrains bien accrocheurs.

Provocateur, le groupe se permet au passage de mettre en son la nouvelle vague de hype qui entoure Los Angeles, ville dont les membres sont originaires. En ouverture, New York City moves to the sound of L.A. pose ainsi le programme à suivre : « It’s all been done before, it will all be done again. » Ne cherchez pas l’originalité donc. Ici, tout est avant tout une question d’énergie, de bonnes vibrations.

Belle vitesse d'execution

Et la principale réussite du groupe est sans doute d’arriver à redonner corps à un certain sentiment d’urgence. Le tout à coup de chant éraillé, de textes repris en chœurs, d’entêtantes lignes de basses ou de synthés et surtout d’une belle vitesse d’exécution. Résultat, de Car Wars à Just Because en passant par Youth & Poverty ou Postcards of persuasion, voilà onze titres qui travaillent autant la tête que les jambes.

Car tout se résume à ça. S’amuser et prendre sa vie à main sans se soucier de ses aînés. Finale, Relics To Ruin ou Where did it go wrong invitent tous à oublier les déceptions amoureuses et autres du passé pour regarder avec confiance vers le futur. Funeral Party transforme les échecs et l’amertume en incitation à la fête. « This is your moment », clame le groupe sur City in Silhouettes. Dépêchez-vous. Pas question de passer à côté.

KidB

14:55 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : funeral party

23/01/2011

Un clip, un jour #218 (Esben & the Witch)

Esben & the witch - Warpath

La sortie du premier album d'Esben & The Witch, Violet Cries, approche à grand pas. L'occasion de découvrir Warpath, un nouveau titre du trio britannique qui s'est déjà rodé en concert au côté de Foals ou The XX. Au menu, une imagerie sombre à la hauteur de la musique.

KidB

22/01/2011

Un clip, un jour #217 (Gonzales)

Gonzales - You Can Dance

Une bonne chanson extraite d'un bon album traitée avec une bonne dose d'humeur. Pas de raison de bouder le clip joliment minimaliste de "You Can Dance", morceau signé Gonzales extrait d'"Ivory Tower". You can dance, you can dance, you can dance...

KidB

12:13 Publié dans Un clip, un jour | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : gonzales

21/01/2011

Braids batifole en toute liberté

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Braids - Native Speaker

Animal Collective continue d’essaimer ses graines fructueuses, jusqu’au Canada. Native Speaker, premier album du groupe Braids, reprend les choses à peu près là où le combo américain les a laissées. Le premier morceau, Lemonade, s’ouvre sur une texture aquatique et des chants d’oiseaux au loin. La voix, elle, n’arrive qu’une minute plus tard, moitié chantée, moitiée parlée, sur une rythmique syncopée.

Une musique électronique donc à forte consonance physique. Un univers ouvert à tous les vents et d’une incroyable liberté, où s’épanouit la voix de la chanteuse Raphaelle Standell-Preston, maniant aussi bien le cri primal, la distorsion avec effets que la douceur d’un murmure. Des chœurs de ses comparses viennent compléter la riche panoplie vocale des sept petits morceaux qui forment le disque.

Etranges paysages sonores

A la fois brute et très sophistiquée, la musique de Braids fonctionne donc par accumulations de couches et de boucles, dessinant d’étonnants paysages se mêlent l’eau, le feu, l’air et la terre. Les morceaux s’étirent pour partie en longueur, laissant une large place à l’intrusion d’étranges sonorités qui donnent un sacré relief à l’ensemble. Le tout pour crier l’amour physique (« And What I, and what I found is that we / We’re all just sleeping around » dans Lemonade) ou paganisme un peu mystique (« We’re all from the same mum » dans Same Mum).

On se laisse ainsi totalement prendre par la débauche d’énergie de Plath Heart, l’univers bucolique de Glass Deers, le doux cocon amoureux de Native Speaker, la puissante obscurité de Lammicken et les fourmillements sans voix de Little Hand en cloture. Un disque plein de vie donc baigné d’une belle lumière et d’un arc en ciel de couleurs. Revigorant.

KidB

13:56 Publié dans Electro, pop | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : braids

20/01/2011

Un clip, un jour #216 (Matt & Kim)

Matt & Kim - Cameras

On sait que l'ambiance est parfois un peu nerveuse dans un groupe, mais peut-être pas à ce point là. Pour leur tout nouveau clip, les Américains de Matt & Kim mettent en scène une violente dispute qui tourne à l'agression. Le titre "Cameras" est extrait de l'album "Sidewalks", sorti en novembre dernier.

KidB

 

19/01/2011

Deux clips, un jour #215 (She & Him + Times New Viking)

She & Him - Don't Look Back
+ Times New Viking - No Room To Live

La comédienne Zoey Deschanel offre une performance pleine de fraicheur pour le nouveau clip de son groupe formé avec M. Ward, She & Him. Drôle de contraste avec le titre du morceau "Don't Look Back", la vidéo rend hommage à un certain âge du design américain.

Autre signature du label Merge, Times New Viking annonce la sortie d'un nouvel album en avril prochain, "Dancer Equired". Premier single, le réussi "No Room To Live" qui donne envie d'en écouter un peu plus.

KidB

She & Him - Don't Look Back from Merge Records on Vimeo.

Times New Viking - No Room to Live from Merge Records on Vimeo.

Fujiya & Miyagi au coeur de la machine

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Fujiya & Miyagi - Ventriloquizzing

A force de construire leur musique autour de la figure de la répétition, les Britanniques de Fujiya & Miyagi prennent le risque de finir par eux-mêmes se répéter. Leur quatrième album Ventriloquizzing, dans la parfaite lignée de Transparent Things et de Lightbulbs, n’échappe pas totalement à ce défaut, mais propose par ailleurs quelques intéressantes pistes de renouvellement.

Dès le titre éponyme en ouverture, nous voilà en terrain connu : une grosse ligne de basse, un chant parlé autour d’un texte pince sans rire, une mélodie au synthé. Bref, une forme de krautrock modernisée, volontairement un peu terne. Et avec Sixteen Shades of Black and Blue placée ensuite, on retrouve cette forme d’obsession mathématique qui convient parfaitement à cette musique au carré. Et le résultat est bien souvent entêtant, à l’image du Yoyo, qui n’arrête pas de monter et de descendre.

Perte d’humanité

Mais là où le groupe manie à la perfection la répétition donc, Ventriloquizzing offre aussi quelques beaux effets de variations. Si l’album forme un tout cohérent, chaque morceau a sa propre mélodie parfaitement soignée, du lent mouvement de synthé de Pills au plus rapide Tinsel & Glitter. Surtout, le quatuor s’évertue à briser la monotonie au sein même des titres. Des chœurs prennent peu à peu possession d’Universe, Cat Got Your Tongue est habité par des guitares un peu crades en fond sonore qui passent ensuite au premier plan et Minestrone est traversé de plusieurs lignes mélodiques qui se répondent.

Il faut voir dans cette volonté de dérégler peu à peu la machine plus qu’un simple jeu formel. On touche ici au cœur même d’un album qui se sert d’images et d’un ton monocorde pour dénoncer une certaine perte d’humanité. Le yo-yo est ainsi l’individu qui n’a pas de pensées propres mais va là où va le vent. Le ventriloque est de même celui qui ne fait que répéter ce que le pouvoir lui souffle. Des sentiments peu à peu amoindris par l’effet des pilules et leurs effets secondaires (Pills), fondus dans les paillettes du décor (Tinsel & Glitter). Et même quand le groupe chante : « Let me whisper in your ear and tell you it will be OK » (OK), une forme d’inquiétude s'installe. A répétition.

KidB

 

13:11 Publié dans Electro, pop | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : fujiya & miyagi

18/01/2011

Deux clips, un jour #214 (Peter, Bjorn and John + Best Coast)

Peter, Bjorn and John - Breaker, Breaker + Best Coast - Crazy for you

On ne s'est toujours pas lassé de leur sifflotant "Young Folks" et on a mal pris le temps de faire le tour de leur album "Living Thing" que déjà un troisième opus apparaît à l'horizon. Les Suédois de Peter, Bjorn and John sortiront le 29 mars le disque "Gimme Some". En attendant de découvrir l'intégralité de leurs nouvelles chansons, voici déjà un premier titre : "Breaker, breaker", soit moins de deux minutes de pop rock inspiré.

Les bonnes nouvelles n'arrivant jamais seules, on ajoute ici le nouveau clip de Best Coast avec un chat au commande. Puis pour celui du nouveau single de Mogwai, faut aller . Manière de dire que l'année 2011 a bien commencé.

KidB

 
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