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11/09/2011

Lana del Rey, beauté fatale

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"Loving her was like shaking hands with the devil." Le morceau "Kinda Outta Luck" annonce la couleur. Ecouter la jeune Américaine Lizzy Grant alias Lana Del Rey, ce n'est pas seulement découvrir une possible future star de la pop, mais tomber sous le charme vénéneux d'une beauté fatale digne d'un film noir hollywoodien des années 50.

De l'imagerie des clips que la chanteuse a mis en ligne ces derniers mois à la musique même de ces quelques morceaux épars, tout rappelle un univers éminement et explicitement cinématographique. Jusqu'aux paroles des chansons où Lana Del Rey aime à se mettre en scène en femme fatale, qui hésiterait sans cesse entre vous embrasser à pleine bouche ou vous planter un couteau dans le dos.

Cette héroïne, on l'imagine forcément lynchéenne pour son mélange de charme rétro, d'étrangeté et de modernité. A l'image du titre "Video Games", véritable coup de foudre survenu au début de l'été. Un morceau qui révèle d'abord une voix profonde, sensuelle, comme venue d'un autre âge, magnifiquement mise en valeur par quelques notes de harpe. Et un goût du mélodrame (et des envolées de cordes), où la vie se révélerait plus intense, plus profonde, plus belle qu'elle peut nous apparaître par ailleurs. "Si ce n'est pas épique, ça ne vaut pas le coup", confiera-t-elle à Gonzai.

L'amour absolu

Pas étonnant donc que les histoires de Lana finissent mal, en général. "I'm in love with a dying man", annonce le morceau "Kill Kill" quand "Diet Mtn Dew" se prend les pieds dans un paradoxe aussi terrible que bien connu : "Baby you're not good me / But baby I want you". Car l'amour que porte Lana Del Rey dans ses chansons est si entier qu'il semble difficile d'en être à la hauteur. La tragédie n'est jamais loin.

Ainsi, sur son tout dernier titre "Blue Jeans", déclame-t-elle : "I just want it like before / we were dancin all night / then they took u away-stole u out of my life / u just neeed to remember.... / that i will luv u till the end of time / i promise." Une promesse qu'on est prêt à tenir à notre tour à la simple écoute du titre "Yayo". La dernière fois que l'on avait ressenti de tels frissons, la chanteuse s'appelait Cat Power.

KidB

06/09/2011

« Seven », de DJ Cam: la preview américaine

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Il fait partie des pionniers de la «French touch». Mais c'est loin des soirées parisiennes, chez les surfeurs de Venice Beach, que DJ Cam est venu poser ses platines. Avec «Seven» (17 octobre chez Inflamable records), il mélange les sons et brouille les pistes, pour un album electro-pop intriguant.

Il n'y avait pas de Ferrero chez Monsieur le Consul, à Beverly Hills. Juste une agréable soirée d'un été californien qui ne veut pas finir, pour découvrir le septième (évidemment) album de DJ Cam. Laurent Daumail, de son vrai nom, ne « renie pas ses racines », façon « La France tu l'aimes ou tu la quittes ». Mais sur le premier single, Swim, il va lorgner du côté de la pop anglo-saxonne, avec Chris James, le vocaliste de Stateless, invité sur trois titre. A l'image de son clip en apesanteur, Swim descend tout seul, comme ces petits fours rincés au champagne.

Les transitions surprennent parfois, entre des titres pop et d'autres 100% electro qui pourraient servir de bande-son à Blade Runner (Dreamcatcher, notamment). Daumail semble se laisser porter par la vague. « J'avais envie de venir aux Etats-Unis pour retrouver une liberté, une indépendance », confie-t-il, avant de recevoir une tape dans le dos du consul David Martinon.

Du coup, DJ Cam a collaboré à l'envie, avec des artistes qu'il admire, comme Nicolette. Elle pose son groove tribal sur le titre Love, qui évoque fatalement Massive Attack.

A Los Angeles, Daumail a rejoint ce qu'il décrit comme « la capitale mondiale de l'entertainment ». Pour autant, il ne compte pas tenter une carrière comme le faiseur de tubes David Guetta. « Je ne saurais pas faire », explique-t-il. En revanche, réaliser la bande-originale d'un film, comme Trent Reznor a pu le faire sur The Social Network, est « définitivement au programme ». Ne lui reste plus qu'à trouver sa Sofia Coppola.

Philippe Berry

 
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