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28/09/2009

Why ? poursuit sa mue

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Why ? – Eskimo snow (J'AIME : Beaucoup)

Yoni Wolf a passé un peu trop de temps sous le soleil de Californie. Le leader du quatuor américain Why ? achève en tout cas avec « Eskimo Snow » son glissement progressif de l’abstract hip-hop à un mix lumineux de pop et de folk. D’ailleurs, si les chansons du nouvel album ont été enregistrées en même temps que le disque précédent « Apolecia », elles s’en différencient par une approche encore plus live.

Finies donc les machines. « Eskimo Snow » donne à entendre un groupe qui se joue de ses instruments organiques en studio. Et explore différentes directions. Autant des titres comme « One Rose » ou « This Blackest Purse » présentent de belles mélodies très directes, autant des morceaux comme « Even the good wood gone » ou « Into the shadows of my embrace » lâchent totalement la bride autour de constructions psychédéliques à tiroirs.

Un chant nasal plus solennel

Piano et guitare, prédominants sur le disque, semblent se réinventer de chanson en chanson dans un constant dialogue créatif. Les titres d’« Eskimo Snow » sont ouverts à tous les vents, laissant de la place pour que chaque instrument ait son espace pour s’exprimer. Ainsi, sur un morceau comme la pépite pop « January Twenty someting », la batterie et les riffs de guitare viennent frapper par à-coups la mélodie au piano.

La voix nasale de Yoni Wolf se fait aussi plus grave et solennelle, son phrasé parlé gardant seulement à des cours instants l’énergie d’un flow rap. Ce sont les chœurs qui apportent alors un peu de chaleur comme sur l’envolée finale de « Berkeley by hearseback ». Cette évolution stylistique va de paire avec les textes à l’ironie moins omniprésente. Reste quelques saillies comme l’ouverture « These Hands », où Yoni se compare à Jesus parce que lui aussi porte des vêtements de son époque. Globalement moins entraînant et grinçant, Why ? se révèle aussi plus émouvant.

KidB

Into the shadows of my embrace :

This Blackest Purse :


Even the good wood gone :

16:59 Publié dans Folk, pop | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : why ?

27/09/2009

Regina Spektor, comme par enchantement

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Regina Spektor – Far (J'AIME : Beaucoup)

Sur la pochette de « Far », le nouvel album de Regina Spektor, une jeune femme est assise devant son piano. Derrière elle, tout est gris et un mur de briques obstrue la fenêtre. Seul l’instrument apporte une touche de couleur apaisante puisque s’y reflète un ciel bleu parsemé de quelques nuages. L’image résume parfaitement l’univers de la chanteuse américaine. La musique est ici une terre d’exploration où l’imagination peut se laisser aller à tout un tas de fantaisies.

Prenant la forme de courtes vignettes, les chansons de Regina Spektor sont pleines d’histoires à dormir debout, entre rêve et réalité. Dans « Calculation », un couple sort les organes de son corps sans même saigner. « Two Birds » oppose deux oiseaux se tenant sur un fil électrique, l’un veut s’envoler, l’autre pas. « Genius Next Door » décrit la vie quotidienne de tout un immeuble vivant en face d’un lac aux pouvoirs mystérieux, un peu à la manière du « Fenêtre sur cour » d’Alfred Hitchcock.

La prime aux émotions

Tendresse et humour vont souvent de pair chez Regina Spektor, mais ce sont toujours les émotions qui priment. Une sentimentalité portée d’abord par le piano. L’instrument alterne ici les mélodies mélancoliques (« Laughing With ») et entraînantes à la manière des compositions de la Britannique Kate Nash (« Folding Chair »). Synthés, guitares, batteries et arrangements de cordes donnent, pour le reste, un peu de relief à ces chansons très pop.

Plutôt en retrait, l’instrumentation chez Regina Spektor est d’abord un écrin pour la voix. Vocalises, break beat, phrasé parlé, envolées lyriques… L’Américaine fait preuve d’une parfaite maîtrise de son instrument, qui colle au plus près des chansons. Quand Regina chante « Call you up » sur « Wallet », on croit entendre une sonnerie. De même, la voix donne le beat du « Dance anthem of the 80’s » et prend des airs robotiques sur le futuriste « Machine ». Quant à « Eet », c’est une pure invention sonore. Sur « Far », Regina s’amuse de la langue avec un réel enchantement.

KidB

Eet :

Machine :

Laughing with :

16:16 Publié dans Chanson, pop | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : regina spektor

25/09/2009

Amanda Blank, c'est bien aimable

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Amanda Blank – I love you (J'AIME : Beaucoup)

Girl Power. La grande famille des chanteuses electro pop rock excentriques (MIA, Santigold, Ebony Bones) accueille une nouvelle venue : Amanda Blank. Déjà remarquée au côté du brillant combo Spank Rock, l’Américaine sort un premier album « I Love You », dont la seule liste des producteurs – Diplo, Switch, XXXChange – fait saliver d’avance.

Mais si Amanda Blank s’appuie sur l’équipe qui a composé une partie des tubes de MIA ou de Santigold, la jeune femme développe un style propre à elle, beaucoup plus influencée par le hip-hop que ses consœurs. Son flow grave entre chanté-parlé a notamment un sacré mordant. Sur les titres les plus rapides, il frappe l’auditeur comme un uppercut.

Tantôt fragile, tantôt guerrière

Les productions, elles, font largement appel à l’électronique des synthés compressés de « Make-Up » à la boucle hip-hop de « Lemme Get somme » en passant par les rythmiques entraînantes de « Make It Take It ». Sans être taillée pour les clubs, la musique d’Amanda Blank s’adresse beaucoup à nos pieds. L’entêtant « DJ » raconte ainsi l’histoire d’une fille qui se donne sur la piste de danse toute une nuit afin d’oublier la douleur d’une rupture.

Tantôt fragile (« Shame on me »), tantôt guerrière (« Leaving you behind »), Amanda Blank dévoile dans « I Love You » de multiples facettes. Et si l’Américaine, en bonne rappeuse, parle ouvertement de sexe (« Might Like you better if we slept together »), elle ne cache pas non plus ses besoins d’affection sur « A Love Song » (« I need a boy who is as sweet as a dove »). Crue ou tendre, elle incarne en tout cas une femme qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense. Les hommes n’ont qu’à bien se tenir.

KidB

A love song :

Might Like You Better :

DJ :

18:54 Publié dans Electro, pop, Rap | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amanda blank

18/09/2009

The Dodos, ça réveille

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The Dodos – Time to die (J'AIME : Passionnément)

Le disque sommeillait depuis quelques semaines sur la table de chevet. Bon, il faut dire que les Américains de The Dodos ne m'avaient que partiellement conquis avec leur précédent album « The Visiter ». Puis là, l'évidence. Leur folk rock légèrement psychédélique scintille de mille feux, le temps de neuf petits titres compilés sous le nom de « Time to die ».

En attendant cette mort promise, le duo originaire de San Francisco - accompagné ici de Keaton Snyder au vibraphone -, semble déterminé à profiter un maximum de la vie. Batterie et guitares galopent ainsi à toute blinde, changeant sans cesse de forme comme pour mieux se dérober à tout sentiment de lassitude. Les lignes aquatiques du morceau « Two Medecines » répondent aux arpèges de « Longform » qui s'ouvre lui-même sur une bruyante salve acoustique.

Un puits de lumière

Là où la plupart des groupes utilisent cette agressivité des rythmiques pour peindre des tableaux noirs, The Dodos mettent de la lumière dans tout ce qu'ils touchent. La faute à ce son de guitare toujours clair mais surtout à la voix légèrement traînante de Meric Long qui déguste chacun des mots qu'il prononce. Si la musique court se jetter dans le vide, le chant lui gambade avec douceur dans les prés.

Plébiscitant les longues plages musicales et le travail sur les textures de son, « Time to die » se nourrit d'uné écriture pleine d'images. Il y est question du soleil, du feu, de fantômes et de forêt. Un environnement énigmatique et parfois hostile où chacun doit trouver le moyen de s'épanouir. « Come on make a difference », clame le groupe sur le mordant « This is business » après avoir invité les enfants à tuer les prêcheurs : « Because you know they will only doubt you ». On ne doute pas de The Dodos impunément.

 

KidB

Two Medecines :

Time to die :

The Strums :

17:09 Publié dans Folk, pop | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : the dodos

14/09/2009

Jamie T., melting top

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Jamie T. – Kings & Queens (J'AIME : Passionnément)

Si depuis quelques années il se dit beaucoup que les genres musicaux ne riment plus à grand-chose, peu d’artistes l’appliquent avec autant de détermination que Jamie T. Le jeune britannique âgé de 23 ans vient de sortir « Kings & Queens », un deuxième album, qui plus encore que son premier essai « Panic Revolution », mêle avec génie influences hip-hop, rock, pop et reggae.

Jamie T. n’hésite pas ainsi à se servir de tous les instruments qu’il a à sa disposition : guitares électriques et acoustiques, basses, piano, ukulélé, arrangements de cordes, batterie, chœurs, clappements de main… « Kings & Queens » offre surtout une maîtrise du sample pop digne d’un Kanye West, à l’image de la douce voix de Joan Baez qui ouvre le morceau « Earth, Wind and Fire ».

Débauche d’énergie

Si les arrangements sont très différents d’une chanson à l’autre, l’album trouve sa cohérence dans la débauche d’énergie dégagée par le rappeur. Son flow très rapide, qui rappelle par moment Eminem ou Mike Skinner de The Streets, fait notamment merveille sur le titre « Sticks ‘n’ Stones » ou « Chaka Demus ». La ballade « Emily’s Heart » à l’inverse révèle une facette tendre, jusqu’ici peu explorée par le chanteur.

Mais inutile de chercher de romances à l’eau de rose chez Jamie T. Le Britannique est davantage inspiré par la violence de la rue que par la joliesse des sentiments. Plus que les larmes, c’est ainsi littéralement le sang qui coule sur « 368 », « Sticks ‘n’ Stones » et « Emily’s Heart » tandis qu’« Hocus Pocus » honore les rêves brisés. Humour et conscience sociale (« Castro Dies ») font ici bon mélange. Et c’est avec évidence que Jamie T. rend hommage au punk sur « The Man’s Machine ». Keep on rocking !

KidB

Castro Dies :

Sticks 'n' Stones :

Earth, Wind and Fire :

12:47 Publié dans pop, Rap, rock | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : jamie t.

13/09/2009

Scarlett Johansson & Pete Yorn : « Insuffler de la vie dans les histoires qu'on interprète »

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Hôtel Bristol ce vendredi. Les journalistes attendent à l'entrée de la chambre où Scarlett Johansson et Pete Yorn donnent une série d'interviews avant une conférence de presse l'après-midi. Les attachés de la star passent en revue les questions de France 2. « On a presque l'impression d'interviewer Obama », lâche un membre de l'équipe. Pour la presse écrite, c'est plus tranquille. La comédienne et chanteuse, habillée d'une robe à pois, et le chanteur folk, s'assoient avec simplicité face à moi pour faire la promo de leur album « The Break Up ». L'interview peut commencer avec pour consigne de parler musique et de ne pas s'adresser uniquement à Scarlett Johansson. Message entendu.

Comment est né le projet ?

Pete Yorn : J’ai eu l’idée de faire un disque de duo à noël 2006 après avoir découvert la chanson « Bonnie & Clyde ». J’en suis tombé amoureux. Je ne l’avais jamais entendu auparavant. J’aime cette dynamique où lui parle, elle répond. J’ai pensé que c’était un bon moyen de traiter les relations amoureuses. Brigitte Bardot m’a fait penser à Scarlett. Elles ont un peu la même présence. Je lui ai envoyé un texto pour savoir si elle voulait faire ce disque. Elle m’a dit : « oui . Ça a l’air fun. »

Vous vous connaissiez déjà ?

P. Y. : Un peu mais je ne l’avais pas revu depuis un an. J’espérais qu’elle dirait oui. Je ne savais pas bien où j’allais mais je pensais que ça pouvait être une expérience intéressante. Il était clair depuis le début que si l’un d’entre nous n’était pas satisfait du résultat, on arrêtait tout. J’ai commencé à travailler les morceaux avec mon cousin et le producteur Sunny Levine. Scarlett est venue deux après-midi en janvier 2007 chanter ses parties sans même avoir entendue une note de musique. Et elle s’en est parfaitement sortie. C’est une superstar.

Et il faut attendre encore deux ans pour que sorte le disque…

Scarlett Johansson : On était tous les deux très pris par nos carrières. Lui était en tournée, moi j'avais mes films et j’ai enregistré un disque. Puis au départ, on ne l’avait pas vraiment conçu comme un album. Juste une série de chansons comme ça. Quand il m’a appelé pour me dire qu’elles avaient été masterisées. J’ai été les écouter. Elles m’ont beaucoup plus. Lui aussi été content du résultat. Alors on les a mises dans nos iPods pour pouvoir les écouter. Mais il n’y avait aucune pression pour qu’elles sortent. De toute façon, on était très occupés. Avec le temps, on arrêtait pas de se répéter à quel point les chansons étaient réussies. On s’est dit qu’elles plairaient peut-être à d’autres personnes. Et ce fut le cas. Le label qui avait sorti mon disque de reprise de Tom Waits [« Anywhere I Lay My Head »] a aimé le résultat et accepté de le sortir.

Est-ce que la sortie de votre premier album vous a encouragée à sortir celui-ci ?
S. J. :
La sortie de l’album de Tom Waits m’a surtout permis de rencontrer un tas de personnes qui travaillent dans la musique. Et celles-ci m’ont facilité la sortie de ce nouveau disque.

Musicalement, le disque rappelle la musique des années 1960-70 mais avec une touche de modernité…

P. Y. : Pour moi, c’est quelque chose d’important. Beaucoup de personnes font ou bien des disques retro ou bien des disques très modernes. Moi, ce qui m’a toujours intéressé c’est de produire quelque chose d’assez classique, mais remis au goût du jour avec des textures plus contemporaines. Sunny Levine nous a aidé à ça.

S. J. : Le disque me fait penser à une pop un peu old school. Pete est inspiré par pas mal de groupes de filles de cette époque là. C’est un hommage à cette période mais ce n’est pas retro. Certains artistes ne font que copier la musique du passé. Autant écouter les originaux. J’aime quand on entend les influences tout en se disant qu’on n'avait jamais entendu cela jusqu’ici.

Déjà le disque de reprises de Tom Waits apportait un traitement moderne à des chansons plus anciennes…

S. J. : Quand j’ai commencé le disque, j’ai très vite compris que de simples reprises ne feraient pas un projet très intéressant. Il fallait vraiment réinterpréter les chansons pour des oreilles plus jeunes. C’est passé par un travail important sur le son.

Comment s'est glissée dans le disque la reprise d'« I am the cosmos » ?
P. Y. :
J’étais très fan de la chanson. Quand je l’ai découverte, j’ai tout arrêté pour la réécouter. Je trouvais que le morceau s’intégrait bien dans mon projet, sans imaginer une seconde que ce serait son moment d’éclat à elle. Puis quand elle a enregistré, je me suis dit : « C’est parfait comme ça. » Même pas besoin d’en faire un duo.

Le disque étant construit comme un dialogue entre un homme et une femme, est-ce que le fait d’être actrice vous a aidé à interpréter ces chansons ?
S. J. :
Les chanteurs que j’admire sont ceux qui arrivent à insuffler de la vie dans les histoires qu’ils interprètent. C’est comme de la poésie. Il faut que l’interprète vive ce qu’il chante. Donc il y a pour moi beaucoup de points communs entre le métier d’acteur et de chanteur. On interprète des chansons. Aujourd’hui, les gens sont toujours surpris quand un acteur chante ou quand un chanteur fait la comédie, mais dans les années 1950 et 1960, les passerelles entre les deux étaient constantes. Que ce soit Judy Garland, Sinatra. Même Audrey Hepburn pouvait pousser la chansonnette dans ces films. On a un peu perdu ça de vu.

Les chansons et les voix sont très différentes les unes des autres…

S. J. : On s’en est rendu compte en avançant. Chacun a sa propre voix, son propre style.

La production est assez dépouillée avec des voix mises en avant…

P. Y. : J’aime bien la production du disque. Il n’y a pas beaucoup d’éléments, mais tout semble à sa place. Tous les instruments s’entendent très clairement.

Qu’a amené Scarlett à vos compositions ?

P. Y. : Elle a amené une énorme présence. Plus encore que ce que j’imaginais au départ. Elle a aussi amené une perspective féminine universelle. On n’a jamais l’impression que les morceaux parlent de la vie de Scarlett. J’ai l’impression que les chansons touchent à quelque chose qui va au-delà de moi-même ou d’elle. On touche à l’universel. N’importe qui pourrait chanter la même chose. Les parties féminines et masculines sont, d'ailleurs, interchangeables. Tout le monde peut s’y retrouver. C’est aussi pour cela qu’elle n’a pas eu de mal à trouver la note juste.

Vous vous êtiez limités à ces neuf chansons ?

P. Y. : Parfaitement. C’est la première fois que je travaille comme ça. D’habitude, j’ai toujours des tonnes de matériaux en trop dont je ne sais pas trop quoi faire.

Hier soir vous avez joué les chansons en live pour la première fois au Grand Journal. Ca vous a donné envie de continuer ?

P. Y. : Moi, ça m’a beaucoup amusé [Il la regarde].

S. J. : Moi aussi. Le disque est un peu court mais on pourrait faire des showcases. Ça pourrait être fun. En tout cas, les répétitions avec le groupe de Pete se sont super bien passées.

Vos deux projets musicaux sont basés sur des collaborations très fortes. Est-ce que vous vous imaginez travailler un peu plus seule un jour ?

S. J. : Sur l’album de reprises de Tom Waits [entièrement produit par David Sitek des TV on the Radio], j’étais la seule à chanter, mais je n’imagine pas me passer de l’aide de collaborateurs. Ça vaut aussi bien pour le cinéma que pour la musique. C’est pour moi l’essence même des ces deux arts. Puis c’est important d’avoir ces soutiens quand on créé. L’apport de plusieurs esprits rend les projets meilleurs. Les autres sont un peu mon inspiration.

Et vous avez d’autres disques cachés comme celui-là ?

S. J. : Oui, j’en ai avec Kenny Chesny [chanteur de country américain marié un temps à Renée Zellweger]. Je reviendrai en faire la promo l’an prochain [rires]. Non, plus sérieusement, pour l’instant il n’y a rien d’autre. On verra bien pour la suite.

Recueilli par KidB

11/09/2009

Primal Scream covers

Les pochettes d'album de Primal Scream en un clic :


Kill all Hippies :

Movin' on up (live) :

Some velvet morning :

16:59 Publié dans Covers, Electro, pop, rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : primal scream

10/09/2009

Pete Yorn & Scarlett Johansson, la voix de la rupture

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Pete Yorn & Scarlett Johansson – Break up (J'AIME : Beaucoup)

Scarlett Johansson, deuxième. Un an près le remarqué « Anywhere I lay my head » où elle reprenait des morceaux de Tom Waits, la comédienne revient sur le devant de la scène musicale. Cette fois-ci c’est accompagnée du musicien américain Pete Yorn qu’elle sort « Break up », recueil de neuf morceaux  enregistrés aux alentours de 2006. Le résultat rappelle un peu She & Him, le projet de M. Ward et Zooey Deschanel.

Le chanteur Pete Yorn s’impose sur « Break Up » comme un bon faiseur alliant tradition et une pointe de modernité. Ses compositions, entre folk électrifié avec douceur et pop synthétique, manient le dénuement avec un certain brio. Les rythmiques se font très légères, reléguées à l’arrière plan par de tendres mélodies à la guitare et quelques notes bienvenues de synthés. Surtout, ce sont les voix entremêlées de Peter et Scarlett qui tiennent ici le haut de l’affiche.

Scarlett, second rôle de luxe

Et contrairement au producteur David Sitek qui avait totalement retravaillé à l’aide de machines le timbre de l’actrice sur « Anywhere I lay my head », Pete Yorn s’acharne lui à le rendre reconnaissable au possible. La voix si particulière de l’actrice, réduite ici à jouer avec talent les seconds rôles de luxe, participe pour une bonne partie à la réussite du disque. Scarlett fait notamment des merveilles sur le piquant « Search your heart » et « I am the cosmos ».

Disque à deux voix, « Break Up » est comme son titre l’indique un album sur la séparation. On s’y épanche la nuit avec mélancolie sur l’être aimée : « I sleep every day in your room […] wondering what I’m doing » (« Wear and Tear »). Le sentiment amoureux s’accorde ainsi à ceux de l’indécision et de la confusion. « When I met you / I didn’t know what to do », entonne Scarlett sur « Relator ». «  Come back and see me sometimes she said / thinking I’d rather be dead », répond Pete sur « Clean » . Le malheur des uns fait une nouvelle fois le bonheur de ceux qui les écoutent.

KidB

Relator :

02/09/2009

L'essor Esser

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Esser – Braveface (J'AIME : Beaucoup)

Quand on avait découvert pour la première fois Esser en décembre dernier aux Transmusicales de Rennes, on s’était dit que son show pop avait beau ne pas être des plus brillants, le Britannique était un des artistes les plus prometteurs de cette trentième édition. Son premier album « Braveface » en apporte quelques mois plus tard la confirmation. Inventif et produit avec sophistication par Lexxx, le disque fait très vite oublier les limites vocales du jeune homme.

Bien ancré dans son époque, Esser bâtit sa partition pop en piochant aussi bien dans le rock, le rap que l’électro. Sa voix, les nombreux chœurs qui l’accompagnent, et une variété de rythmiques sont mixés très en avant. Ils posent la base des dix morceaux. Puis riffs de guitares, motifs de synthés, quelques arrangements de cordes et de légères touches électroniques font tour à tour le reste du travail.

Un patchwork d’émotions

Avec « Braveface », le Britannique a l’intelligence de ne jamais faire dans la demi-mesure. Chaque titre possède une forte personnalité basée la plupart du temps sur un gimmick bien particulier. « Satisfied » est construit autour d’un motif hispanisant. « This Time around » s’explore sur un riff abrasif. Esser multiplie aussi les jeux sur sa voix, du vocoder utilisé sur l’entêtant « Work it out » aux samples d’« I Love you » en passant par le phrasé décalé d’« Headlock ».

Melting-pot musical, « Braveface » explore tout un patchwork d’émotions. Parmi lesquels ressort une forte insatisfaction. « Leaving Town », en ouverture, narre l’histoire d’un homme tellement fatigué de sa vie qu’il décide de quitter la ville. « Headlock », « Satisfied » dessinent deux portraits très noirs de l’amour (« I beg you not to be a fool my boy / you’ll be her slave until you die »). « Bones » fait le plein de mélancolie. Mais on retrouve également le temps de ces dix morceaux beaucoup de vie et d’énergie. La musique d’Esser se chante, se danse, crie, s’amuse, réconforte. Laissez-vous emporter.

KidB

Headlock :

Satisfied :

Work it out :

22:06 Publié dans pop | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : esser

24/08/2009

Edward Sharpe & the Magnetic Zeros, troupe de choc

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Edward Sharpe & The Magnetic Zeros – Up from below (J'AIME : Passionnément)

Ils sont une dizaine de musiciens, viennent de Los Angeles et ont pour leader un dénommé Edward Sharpe. Enfin un certain Alex Erbert qui a adopté l’identité d’Edward Sharpe. Leur credo : un mélange de folk, de pop et de rock dispersé en treize morceaux sur leur premier album « Up from below ». Enregistré dans des conditions proches du live, le disque dégage une chaleur et une énergie communicative, qui rappelle un peu les joies de l’enfance.

On y tape des pieds et des mains avant de commencer à jouer un morceau, ça siffle, ça s’amuse. La formation élargie prend littéralement corps sur une bonne partie des titres de l’album. Sans s’empêcher à un moment de s’offrir une belle ballade mélancolique avec un simple arrangement guitare-voix (« Brother »). Chœurs, cuivres et cordes donnent une dimension un peu plus épique à l’ensemble qui par moments rappelle un peu la fougue d’Arcade Fire.

Une voix de caméléon

Au-délà des belles trouvailles mélodiques à la guitare acoustique ou électrique (« Desert song »), c’est la voix d’Alex Erbert qui impressionne ici se glissant avec facilité dans tout un tas de registres très différents. Il s’essaie au dialogue parlé sur le génial duo « Home », pousse son timbre jusqu’à l’éraillement sur « Janglin » ou « Kisses over Babylone » (et en espagnol !), chante l’amour avec douceur sur « Simplest love » et adopte des tons plus aigus pour donner du groove au morceau « Come in please ». Un vrai caméléon.

Les thèmes des textes sont, eux, plus regroupés. Il est essentiellement question ici d’amour et plus particulièrement de celui d’Alex pour Jade, également membre des Magnetic zeros. Une chanson porte même son nom. « You won’t soon forget her name » (« Jade »). La musique et la vie de groupe sont l’autre sujet d’inspiration de la formation (« Janglin », « Come in Please ») qui tient à se présenter comme une vraie famille. « Up from below » donne sacrément envie d’y être adopté.

KidB

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