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11/09/2009

Primal Scream covers

Les pochettes d'album de Primal Scream en un clic :


Kill all Hippies :

Movin' on up (live) :

Some velvet morning :

16:59 Publié dans Covers, Electro, pop, rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : primal scream

08/09/2009

Yo La Tengo tient bon la barre

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Yo La Tengo – Popular songs (J'AIME : Beaucoup)

Plus dure est la chute. Pour parler du douzième album officiel des rockeurs américains de Yo La Tengo, « Popular songs », autant commencer directement par la fin. Le disque se conclut sur deux longs morceaux de bravoure, « The Fireside » et « And the glitter is gone ». Soit vingt-sept minutes de musique quasiment sans paroles qui représentent bien l’étendue de l’univers du trio.

« The Fireside » explore la face plus douce de Yo La Tengo avec ses lignes de guitares lancinantes. On entend les cordes grattées, comme en suspendues en l’air. Dépouillé, le morceau semble presque ne pas avancer, répétition à l’infini de mêmes motifs mélodiques. « And the glitter is gone » penche, à l’inverse, du côté plus remuant des Américains. Les guitares électriques, saturées d’effets, se font très agressives pour créer un magma sonore bouillonnant. Impressionnant.

Duo de voix enjouées

Quant au reste du disque, il nage ainsi entre rock énergique (« Nothing to hide ») et lancinant (le majestueux « By Two’s »), pop radieuse (« Avalon or someone very similar ») et retro (« If it’s true »). « Here to fall », placé en ouverture, allie motifs de guitares aquatiques et arrangements de cordes. Plus loin, « Periodically double or triple » flirte avec le rockabilly là où
« When it’s dark » a un côté un peu plus western.

D’humeur plutôt posé, « Popular songs » bénéficie des jeux de voix enjouées de Georgia Hubley et Ira Kapan qui ne cessent de dialoguer ensemble. Sur une bonne partie des morceaux, les deux chantent en même temps ou à tour de rôle ou un des deux fait les chœurs pour l’autre. « We walk hand in hand », clament-ils sur « More stars than there are in heaven ». Il est sinon beaucoup question de rêves et de secrets. Toutes ces choses qui, comme la musique du trio, nous tiennent éveillés la nuit.

Kid B

Avalon or someone very similar :

By Two's :

When it's dark :

16:12 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : yo la tengo

06/09/2009

Reatard avance

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Jay Reatard – Watch me fall (J'AIME : Beaucoup)

Pim, pam, poum. En deux minutes, c’est réglé. L’Américain Jay Reatard n’est pas du genre à faire dans les sentiments. Depuis quelques années, il livre à la cantonade des singles rock à l’énergie dévastatrice qui finissent regroupés sur des compilations au succès grandissant de part et d’autres de l’Atlantique. Rançon de la gloire, le voilà aujourd’hui amené à sortir un vrai album avec distribution internationale et tutti quanti: « Watch me fall ».

Si l’esprit reste le même avec pour mot d’ordre concision (neuf des douze titres n’atteignent pas les trois minutes) et vigueur, Jay Reatard a ajouté une sacré dose de pop sucrée à son café. Le résultat s’approche davantage des compositions de ses compatriotes les Pixies que de celles des Sex Pistols. Le disque regorge ainsi de chœurs grandiloquents et de lignes de guitares pour la quasi-totalité même pas interdites aux moins de 3 ans. Mais que fait la police ?

Refrains accrocheurs

Heureusement, le rockeur américain se révèle ici aussi doué pour la power rock qu’il l’était pour le punk. Pas si étonnant étant donné le sens de la mélodie accrocheuse qui caractérise le bonhomme. Même planquée en arrière-plan, la batterie ne relâche que rarement la pression. Elle donne le la, tambour battant. L’auditeur n’a plus qu’à taper du pied et reprendre en chœur quelques refrains. « They tell me to go inside / Anymore / I can’t do it anymore. » (« Can’t do it anymore »).

Si la musique est plus douce, l’imagination de Jay Reatard, elle, n’a rien perdu de son agressivité. De « Hang them all » à « Wounded » (« Say something / I guess I’ve never seen you standing up ») en passant par « Rotten Mind » (« I don’t want to be in this world / Beat this world »), l’Américain verse sa bile d’outsider qui n’a plus rien à perdre : « There is no hope for me », chante-t-il sur « It ain’t gonna save me ». Mais pas question, pour autant de tomber sans se battre d’abord. « They want to watch me fall / But in my mind I kill them all. » Pim, pam, poum. Jay a toujours été doué pour la bagarre.

KidB

It ain't gonna save me :

Rotten Mind :

16:00 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jay reatard

01/09/2009

La résurrection Stone Roses

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The Stones Roses – The Stone Roses (J'AIME : A la folie)

« The Stones Roses », meilleur album de tous les temps ? Si l’on n’est pas sûr d’être d’accord avec l’affirmation un peu péremptoire du NME, on doit bien reconnaître que ce premier album du groupe de rock mancunien impressionne toujours autant vingt ans après sa publication. Un anniversaire dignement fêté par une ressortie en version remasterisée. Immanquable.

Avec le titre « I Wanna be adored », le disque tient en tout cas, ça c’est certain, une des plus belles ouvertures de tous les temps : Lente montée de basse, une première ligne de guitare grésillante, une seconde sinueuse, batterie, un bon riff électrique bien fort. C’est parti. En réalisant la synthèse de la pop psychédélique des années 1960 (Beatles, Who…) et électronique des années 1980 (New Order, Happy Mondays…), The Stone Roses ont su allier puissance mélodique et force des rythmiques.

Un sommet d’irrévérence

Tout l’album vacille ainsi entre rêverie adolescente et agressivité mordante. « This is the one », répété à l’infini, capture l’innocence des jeunes amoureux. Tout comme « She Bangs the drums » : « How could it ever come to pass / Shell be the first shell be the last / To describe the way I feel ». « Don’t Stop » ou le superbe final « I am the resurrection » avec leurs effets de distorsions et de saturations incarnent à l’inverse la face plus sombre du groupe. « Stone me, why can’t you see / You’re a no-one nowhere washed up baby who’d look better dead. »

The Stone Roses brillent surtout ici par leur irrévérence. Le groupe emmené par Ian Brown et John Squire semble capable de tout. De laisser libre cours à leurs instruments pendant de longues minutes, comme de reprendre le guilleret air traditionnel « Scarborough Fair » pour le transformer en pamphlet d’une minute contre la reine : « Tear me apart / and boil my bones /I’ll not rest / till she’s lost her throne » («Elizabeth, My Dear »). Les mélodies se font douces pour mieux cacher la violence de l’attaque contre le conservatisme (« Made of stone », « Shoot you down »). La rose a bien affûté ses épines.

KidB
I wanna be adored :


Made of stone :



I am the resurrection :

13:56 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : the stone roses

30/08/2009

Arctic Monkeys, toujours pas de bug

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Arctic Monkeys – Humbug (J'AIME : A la folie)

Les singes s’acclimatent bien aux grands espaces. En tout cas, les Arctic Monkeys. La sensation rock britannique est allée se ressourcer aux Etats-Unis, dans le désert du Mojave, chez Josh Homme, le leader des Queens of The Stone Age, pour confectionner « Humbug », son troisième album. Le quatuor de Sheffield en est revenu avec tout un tas de nouveaux sons : des guitares plus rêches, des rythmiques plus riches, des chœurs chaleureux et un groove hypnotique.

Et si, dans le désert, les Arctic Monkeys ont un peu perdu de leur agressivité, leur musique n’en est pas plus sage. Bien au contraire. Construit sur un enchevêtrement de couches de guitares et de rythmiques entêtantes, « Humbug » prend l’allure de sables mouvants. On ne sait jamais vraiment où on a les pieds. Le titre « Fire and the Hud » débute ainsi comme une ballade pop avant d’être emporté par une vraie rage électrique d’où surgit la voix d’Alison Mosshart, la chanteuse des Kills.

Des mélodies vénéneuses

Dans la lignée des Last Shadow Puppets, le projet parallèle d’Alex Turner, les Arctic Monkeys ont surtout pris l’option de soigner leurs mélodies vénéneuses à la séduction évidente (« Crying Lightning », « Dance Little Liar »…). Au côté d’étranges animaux cauchemardesques, les femmes tiennent une nouvelle fois une place de choix.

Celles-ci restent ici le moteur de l’imaginaire du groupe. « Cornerstone » raconte ainsi une rencontre inopinée dans la rue avec une femme qui rappelle au narrateur celle qu'il aime. Mais « I’m beginning to think I imagined you on my way home », chante Alex Turner. Car mystérieuses et attirantes, ces objets du désir sont tout aussi évanescents. Comme un oasis au milieu du désert.

KidB

Crying Lightning :

Secret Door :

23:12 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : arctic monkeys

26/08/2009

Magnolia Electric Co - Osez Joséphine

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Magnolia electric & co – Josephine (J'AIME : Beaucoup)

Injustement méconnu, Magnolia Electric Co publie depuis une dizaine d’années des albums de folk rock de très haute tenue. « Josephine », livraison 2009, ne déroge pas à la règle. Porté par la belle voix plaintive de leur leader Jason Molina, le groupe américain aligne ici quatorze titres d’une douceur chaleureuse. Une nouvelle fois bien entendu, l’humeur n’est pas à la fête, mais plutôt à la désolation.

Dans la lignée d’un Neil Young, Magnolia Electric Co manie aussi bien l’acoustique que l’électrique, le piano que la guitare. « Josephine » alterne ainsi des morceaux plutôt dépouillés en terme d’instrumentation simplement appuyés par des chœurs et d’autres soutenus par des envolées de cuivres ou un vibraphone. Seul the « Handing down » déploie une vraie rage sonique.

La solitude, les larmes et les regrets

Jason Molina s’illustre surtout ici par son incroyable talent d’écriture. « Josephine » peut presque s’écouter comme un album concept racontant l’histoire d’un homme qui quitte celle qu’il aime (Joséphine) pour explorer le monde. Mais sur la route, fantôme livré à lui-même, il ne trouve que la solitude et les regrets. « It’s pain / and then it’s pain that isn’t pain / and then it’s pain that never comes. » (« Shiloh »)

La route est ainsi omniprésente tout au long du disque, le narrateur allant jusqu’à faire corps avec les éléments qui l’entoure. « What the horizon only says to us ghosts / is that when it’s quiet in our hearts / we become the smoke / we become the prairie /we become the spark » (« Map of the falling sky »). Mais la réconciliation avec l’aimée, elle, reste impossible. « I weep for it all and I weep for nothing at all. » A l’arrivée, plein d’amertume dans la voix , ne reste plus que les larmes.

KidB

Joséphine :

Song for Willie / The Handing Down (Live) :

21/08/2009

La voix d'Interpol sur la pente douce

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Julian Plenti – Julian Plenti is... skyscraper (****)

Dans la famille du chanteur de groupe connu qui se lance dans une petite aventure en solo je demande la voix d'Interpol. C'est en effet Paul Banks que l'on retrouve sous l'identité Julian Plenti, un pseudo déjà utilisé au tout début de sa carrière. Sur les onze morceaux de l'album « Julian Plenti is... skyscraper », l'artiste à la voix profonde, reconnaissable entre toutes, y défriche à peu près le même terrain qu'Interpol. En moins sombre et moins dense. Et l'exercice est réussi.

Disque électique, « Julian Plenti is... skyscraper » mêle les ambiances enlevées et plus posées. Si la guitare prend le dessus sur une bonne partie des morceaux, le piano et les cordes ont aussi largement leur mot à dire. Riffs énergiques, doux arpèges acoustiques, fines touches électroniques... Paul Banks se sert de toute une gamme d'instruments pour mieux varier les effets, plebiscitant un certain dénuement à l'empilement systématique.

Bucolique et mélancolique

« Only if you run », « Fun that we have », placés en ouverture, et « Games for days » offrent ainsi des ambiances urbaines là où « On the esplanade » et l'aérien « Skyscraper » et sa longue envolée instrumentale nous emmènent sur des routes beaucoup plus bucoliques. On reste hanté par la beauté de « No chance survival » et son entêtante désolation avant d'être révéillé par les montées de cuivres d'« Unwind ».

« Julian Plenti is... skycraper » touche droit au coeur en jouant à fond la carte de l'émotion. La forte présence des cordes apporte ainsi une touche mélancolique à un univers où ce qui compte avant tout, c'est le chemin accompli. « I've had my frustrations but now I've found my place », chante Paul sur le premier morceau du disque. « We've been through shaky times / But I'm glad you found your way », ajoute-t-il sur « On the Esplanade ». D'apparence fragile, le disque n'en sonne que plus fort.

KidB

On the esplanade (live) :

No chance survival :

21:56 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : julian plenti, interpol

29/06/2009

Gossip fait grand bruit

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Gossip – Music for men (J'AIME : Passionnément)

« Music for men », quatrième album studio du combo américain Gossip, ne figurera peut-être pas dans tous les palmarès des meilleurs disques de l’année, mais il mériterait au moins d’être récompensé pour son artwork. La pochette du successeur de « Standing in the way of control » est en tout cas une des plus réussies que l’on ait vu depuis janvier, parfait reflet d’une œuvre qui tente d’insuffler un peu d’altérité dans un univers pop mainstream plutôt conservateur. Car Gossip a décidé cette fois d’avancer masqué, à l’image du titre « Music For Men » à prendre avec beaucoup d’ironie.

Côté musique, la formule n’a pas beaucoup changé mais la production de Rick Rubin révolutionne le son de Gossip en douceur. La voix de l’icône Beth Ditto est toujours là au premier plan, se jouant allégrement d’effets de vocalises, mais derrière l’instrumentation se fait plus minimaliste et compacte. La basse s’accompagne sur plusieurs morceaux de mélodies aux synthés et de riffs de guitares. Rick Rubin a également choisi de soigner les rythmiques, des percussions et boite à rythme renforçant par moments la batterie métronomique d’Hannah. Malgré deux-trois titres bruts de décoffrage, « Music For Men » tend vers une pop électronique énergique, propice à la danse.

Déchirements intimes

Moins abrasif, ce nouvel album reste toutefois fidèle au message de révolte porté par « Standing in the way of the world ». Beth Ditto prône ici une nouvelle fois la nécessité de rester soi-même contre tous les conservatismes de la société. « I make the right mistakes / and I say what I mean », chante-t-elle sur « Spare me from the mold » là où en ouverture « Dimestore Diamond » fait l’éloge d’une pauvre femme de la rue. Avec un certain sens de la provocation, Beth Ditto place le refrain « Men in love / With each other » sur un titre pop traitant d’une relation amoureuse naissante que l’on pourrait croire écrite du point de vue d’une femme.

Mais plutôt que de s’en prendre au monde entier, « Music for Men » se concentre essentiellement sur la sphère intime. L’amour occupe une très large portion de l’album, un peu pour le meilleur (« Heavy Cross », « Vertical Rhythm ») et beaucoup pour le pire. « Love is for leaving / O is for on time / V is for the voicies warning me I’ll lose my mind / E is for the ending. The unhappy ending of the four letter word » (« Four letter word ») résume bien l’esprit général de « Long Love Distance » et surtout de l’enchaînement « For Keeps », « 2012 » et « Love and let love » qui développent toutes une même vision désabusée des relations. Il n’est pas toujours facile de concilier l’appel de la liberté et la nécessité de rester proches de ceux que l’on aime. Il n’est pas toujours facile d’être une rock star.

KidB

Heavy Cross :

Pop Goes the World :

16:24 Publié dans Electro, pop, rock | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gossip

28/06/2009

L'épopée ensoleillée de Sunset Rubdown

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Sunset Rubdown – Dragonslayer (J'AIME : Beaucoup)

A l’aventure. Avec son troisième album « Dragonslayer », Sunset Rubdown nous livre huit morceaux à reprendre en chœur sur les chemins de traverse. La formation menée par le prodige canadien Spencer Krug, par ailleurs membre de Wolf Parade et de Swan Lake, s’attache ici avec son rock épique, inventif et accrocheur à raconter l’histoire d’une série de personnages décidés à voyager pour changer de vie.

Si l’instrumentation utilisée reste très classique (guitare, basse, synthé, batterie), il est difficile d’associer la musique du groupe à un son particulier tant Spencer Krug et ses musiciens s’attachent à élargir leur palette. Les guitares sont ainsi criardes en ouverture sur « Silver Moons », dures et agressives sur « Idiot Heart » puis claires sur « Apollo and the buffalo and Anna Anna Anna oh ! ». L’unité de l’album vient davantage de la voix fiévreuse de Spencer Krug et d’une manière d’agencer les chansons tout en ruptures et accélérations.

Humour amer

En partie inspiré par la multiplication des tournées auxquelles doit prendre part Spencer Krug, « Dragonslayer » mêle le genre classique de l’épopée à un contexte très contemporain. On y parle aussi bien de royaumes à conquérir que de téléphones à raccrocher. Les personnages décrits errent à la recherche d’un foyer, guidés la plupart du temps par un amour à fuir ou à reconquérir. Ainsi sur « Nightingale/December song », un homme part à Nashville apprendre à maîtriser la guitare espérant que le feu de la passion tiendra jusqu’à ce que sa compagne le rejoigne quelques mois plus tard.

Mais la réussite n’est pas forcément au bout du chemin et l’amertume s’empare parfois avec beaucoup d’humour de nos héros. Slayer décrit d’ailleurs aussi bien celui qui tue que celui qui amuse. « I hope you’re suffering », confie sur « Paper Lace » le narrateur à celle qu’il aime. Sur « Idiot Heart », c’est à l’inverse l’amante d’un homme qui n’arrive pas à se poser avec elle qui lui souhaite de mourir en parachute. Le voyage entrepris vaut alors d’expérience cathartique. « Vous pouvez m’emmener au tueur de dragons, chante le personnage de “Dragon’s Lair”. Il est temps de passer aux grands remèdes. » Temps de faire face à ses propres démons.

KidB

Idiot Heart :

Silver Moons :

19:54 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sunset rubdown

22/06/2009

Horrors... Horrors...

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The Horrors – Primary Colours (J'AIME : A la folie)

Pour The Horrors, jeunes stars de la scène rock underage britannique, les couleurs primaires pourraient essentiellement se résumer au noir, accompagné de quelques nuances de gris. « Primary Colours », leur deuxième album produit avec l’aide de Craig Silvey, de Geoff Barrow de Portishead et du réalisateur de clip Chris Cunningham, se présente ainsi comme un bloc de noirceur duquel se dégagent quelques rayons de lumière.

Dignes héritiers de Joy Division, des premiers Cure, de Jesus and The Mary Chain ou de My Bloody Valentine, The Horrors mêlent guitares saturés, rythmiques répétitives et motifs de synthés lugubres. Le tout avec beaucoup d’énergie. Les textes sont pour la plupart scandés avec véhémence, mais on est loin ici d’une simple rébellion adolescente. L’album surprend au contraire par sa sophistication cachée derrière une façade très brute. Chaque chanson recèle grâce à un superbe travail de production un effet, un détail qui va la démarquer de l’ensemble, à l’image des arrangements de cordes sur « I Only Think of You ».

Confronter ses peurs

Avec « Primary Colours », le quintet britannique invite d’abord l’auditeur à se confronter à ses peurs. « Don’t let your fear dictate your life », clame le chanteur sur le titre « Three Decades », l’histoire d’un trentenaire bien décidé à enfin prendre sa vie en main. Mais pour The Horrors, regarder les choses en face, c’est d’abord voir tout ce qui ne va pas. « The agony and the harm is critical » attaque le morceau « New Ice Age ». « Are you forever in this state of crippling shyness », interroge, de son côté, le narrateur de « Mirror’s Image » au jeune homme amoureux d’une passante qu’il n’ose aborder.

Cette introspection est une étape indispensable pour faire face à l’avenir. Il faut accepter son sort pour apprendre à en tirer partie. « The path we share / is one of danger and of fear / until the end », conclut le dernier morceau « Sea Within a Sea ». L’amour apparaît alors comme un des rares sentiments capable de transcender la noirceur. « I pray for Scarlet Fields to save me », confie le narrateur d’ « I can’t Control myself » là où celui d’ « Do You Remember » se souvient avec tendresse des premières caresses. Mais même l’amour est éphémère. « I Know you won’t be here for long », se lamente le héros du bucolique « Scarlet Fields ». Pour The Horrors, l’épreuve ne fait que commencer.

KidB

Scarlet Fields :

New Ice Age :

14:27 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : the horrors

 
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