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29/04/2013

Lana del Rey : Olympia, 27 avril 2013

 Lana del rey

Samedi 27 avril, Lana Del Rey était à l'Olympia un peu plus d'un an après la sortie de son album Born To Die (élu ici-même disque favori de 2012). La première de ses deux dates parisiennes (je la verrai moi le dimanche). L'occasion de mesurer la relation d'amour tissée avec une partie des fans et la confiance gagnée sur scène en l'espace de quelques mois. Le décor était fidèle à l'image de son personnage, contraste d'exotisme, d'intimité avec une pincée d'Hollywood décadent. Soit l'aura mélancolique d'une star au glamour d'antan mêlée à la tendre imperfection d'une jeune star d'aujourd'hui. Voici l'intégralité de ce premier concert, dont le second ne sera qu'une exacte copie.

KidB 

Cola :




Body Electric :

Blue Jeans :



I Love Paris (Cole Porter) :



Born To Die :



Carmen :



Million Dollar Man :

Blue Velvet (Bernie Wayne & Lee Morris) :



American : 

Without You : 



Knocking on Heaven's Door (Bob Dylan) : 



Ride :



Summertime Sadness :



Burning Desire : 



Video Games :  



National Anthem :

11:10 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lana del rey

12/10/2012

Radiohead à Bercy : oui, merci !

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Il a beaucoup été dit qu’aller voir Radiohead en concert, c’était un peu comme se rendre à la messe. La foule de fidèles s’y pressait religieusement écouter ses idoles, dans le calme qui sied à l’écoute d’une parole divine bien connue de tous. Pourtant, aller voir Radiohead en concert en 2012 ressemble davantage à une visite de musée. Non pas celle des statues de cire de Grévin figées à jamais dans l’immobilisme. Plutôt celle du musée Beaubourg, disons. En regardant le groupe jouer ce 11 octobre à Bercy, les références qui nous venaient en tête étaient les travaux de Gerhard Richter ou de Yayoi Kusama récemment exposés à Paris plus que n’importe quel autre groupe de pop rock contemporain.

Les concerts de Radiohead donnent ainsi une vision très juste de c’est qu’est devenue la bande à Thom Yorke aujourd’hui. Une entité artistique complète qui d’album en album n’a eu de cesse d’élargir sa palette comme un peintre qui explorerait une nouvelle couleur avec chaque toile. Le concert donne alors une vision complète de la toile. Il n’y a d’ailleurs qu’à regarder la très belle scénographie mise en place par le groupe. Les écrans, comme suspendus dans les airs, décortiquent chaque détail de la performance, chaque chanson étant en plus donc associée à une série de couleurs changeantes suivant l’humeur du morceau.

Il s’agit donc ensuite pour le groupe d’explorer consciencieusement chaque aspect de cette palette musicale, avec un sens savant de l’équilibre. Les 24 titres joués ce soir-là alternent morceaux anciens et plus récents – de Street Spirit à SuperCollider –, classiques (Paranoid Android, Lucky…) et pépites obscures (la face B Meeting in the aisle, Staircase…), moments d’émotions et de transe, piochant dans quasiment tous les albums de leur discographie (seul Pablo Honey sera complètement ignoré). Bonus, Thom Yorke offrira même une belle reprise d’Unravel de Björk en introduction d’Everything In Its Right Place lors du deuxième rappel, un drapeau Free Tibet couvrant son clavier.

Lotus Flower, Airbag, Bloom, Kid A… les premières minutes du long set de 2h20 nous plongent de plein pied dans l’obsession grandissante de Radiohead pour les rythmiques. Un deuxième batteur vient épauler Phil Selway quand ce n’est pas Johnny Greenwood qui tâte lui aussi de la baguette. Et ce, sans compter l’ajout de beats électroniques. On se demande presque quand Radiohead virera complètement dans la batucada. Les machines sont très présentes jusqu’au vocoder transformant la voix de Thom Yorke en une étrange parole mutante. Les anciens morceaux de la période Kid A-Hail To The Thief sont retravaillés, comme passés à la moulinette d’un ogre déconstructeur signé sur le label Warp. C’est ici qu’on pense aux dernières toiles de Richter dans lesquelles il décompose des détails de ses tableaux abstraits par ordinateur pour les recoller ensuite avec une infini variété. La puissance mélodique du groupe est mise en sourdine par les vrilles électroniques et les beats lourds que viennent seulement attenuer les riffs rageurs de Bodysnatchers.

Meeting in the aisle sert de transition vers des plages plus douces. Nude, Pyramid Song, Reckoner… Radiohead nous offre une pause lente, romantique, sensuelle et radieuse. Manière d’amadouer le public avec une effacité renversante et prouver que si le groupe évolue vers toujours plus de sophistications, il n’en oublie jamais les vertus de la simplicité. Notre cœur conquis, les Anglais attaquent ensuite le sprint final qui ira de There There à Paranoid Android. Accélérations, lâcher prise… la musique s’emballe et nous avec, l’écoute posée des débuts faisant peu à peu place à un déversement de sueur. On retrouve la puissance des rythmiques du début au service d’un son plus rock.

Peu bavard comme à son habitude, Thom Yorke sautille, danse, bouge bizarrement dans tous les sens. Bref, semble heureux d’être là et d’assurer le spectacle comme d’ailleurs tous ses comparses. A la fin du set, le groupe applaudit longuement le public qui le lui rend bien. Deux rappels suivront, dont on retiendra les jouissifs Street Spirit et Lucky donc, dans des versions proches de celles des albums, mais aussi un très beau Give Up The Ghost dénudé en simple guitares-voix. La note finale sera, elle, dansante, d’un puissant Everything In Its Right Place – Jonny Greenwood se jouant de la saturation des amplis avec sa guitare une fois que tous les autres ont quitté la scène – à l’azimuté Idioteque. « I've seen too much / I haven't seen enough ». Comme Thom Yorke, nous voilà à danser bêtement. Heureux. La messe est dite.

Set list : Lotus Flower / Airbag / Bloom / Kid A / Myxomatosis / Bodysnatchers / The Gloaming / Seperator / Meeting in the Aisle / Nude / Pyramid Song / Reckoner / There There / The National Anthem / Feral / Paranoid Android // Give up the Ghost / Supercollider /Lucky / Morning Mr. Magpie / Street Spirit (Fade Out) // Staircase / Everything is its Right Place (avec intro Unravel de Björk) / Idioteque

KidB

12:01 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : radiohead

02/09/2010

Un live complet de Radiohead sur YouTube

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Par les fans et pour les fans. Si Radiohead n'a pas encore décidé d'offrir gratuitement son prochain album à venir peut-être pour la fin de cette année ou le début de la suivante, c'est tout un concert du groupe britannique qui est disponible sur YouTube. Celui-ci a été enregistré par plus d'une cinquantaine de fans depuis le public à Prague le 23 août 2009. Résultat de très belles images qualité DVD et une bande son approuvée par la formation.

Au menu, 25 titres dont quelques morceaux assez peu entendus comme "True Love Waits" dans une drôle de version ou "These Are My Twisted Word". Ci-dessous, l'intégralité des 25 chansons.

La set-list : 15 Step / There There / Weird Fishes/Arpeggi / All I Need / Lucky / Nude / Morning Bell / 2+2=5 / A Wolf At The Door / Videotape / (Nice Dream) / The Gloaming / Reckoner / Exit Music (for a film) / Bangers N Mash / BodySnatchers / Idioteque / Pyramid Song / These are My Twisted Words / Airbag / The National Anthem / How to disappear completely / The Bends / True Love Waits / Everything in its right place

KidB

 

23:04 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : radiohead

04/07/2010

Eurockéennes J3 : Demandez le programme

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Belfort suite et fin ce dimanche. Le programme en vidéos :

14:20 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurockéennes

Eurockéennes : Comme un éclair dans la nuit

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A 21h15, je rate le show de reformation des Specials pour assister au début de la création d’Hindi Zahra autour des musiques du monde. Sur scène de nombreux musiciens et chanteurs rendent un hommage touchant au Maghreb. Mais rapidement, Memory Tapes m’appelle sur la toute petite scène à l’entrée du site. L’Américain, auteur du superbe album d’électro pop « Seek Magic », donne à Belfort un de ses rares concerts en France. Le chanteur-compositeur est accompagné sur scène d’un batteur qui met parfaitement en valeur la force des rythmiques de ses morceaux. Lui impulse mélodies et groove avec sa guitare, aidé de bande magnétique. Si la voix de Dayve Hawke affiche quelques faiblesses en début de set, la tête pensante de Memory Tapes prend peu à peu confiance et livre quelques morceaux de toute beauté comme « Bicycle », « Stop Talking ». Dans les premiers rangs, les gens dansent le sourire aux lèvres. Tous conscients de profiter d’un trésor encore bien caché.

Le génie de The XX, lui, a bien été mis au jour. La pop minimaliste des Britanniques séduit un très large public sur la scène du chapiteau. Me voilà donc à taper des mains pour accompagner les lentes montées de guitares et ses refrains à fendre le cœur. Les jeux de lumière autour du noir et blanc ajoutent à l’ambiance pleine de mystères. Pas de folie à attendre du groupe toutefois. Mais avec ces chansons là, on leur pardonne mille fois.

C’est maintenant l’heure des têtes d’affiche mais aussi de l’orage qui se met à tomber à très fortes gouttes. Une partie du public décide de s’en aller. Une autre va s’abriter sous le chapiteau. La majorité brave le mauvais temps pour assister le show de The Hives. Je file vers le petit pré-carré réservé à la presse et aux VIP, qui a le double mérite de donner un bon point de vue sur la scène et d’offrir un sol en dur qui me permettra d’éviter la boue.

Orage tapageur

Heureusement, la pluie s’arrête assez vite. Heureusement, les Hives savent assurer le show mêmes si les longs bavardages du chanteur cassent un peu le rythme. « Main Offender », « Hate to Say I Told You So », « Idiot Walk », « Tick Tick Boom »… le groupe aligne les riffs réjouissants et refrains à reprendre en cœur et présente deux nouveaux titres de leur album à venir. Le premier, « Bad Call », gentiment humoristique, est un des pires trucs que l’on ait entendu de la soirée. Le second, dont je n’ai pas retenu de titre, un des plus réussis. Du pur Hives plein de fougue. Allez savoir. A noter tout de même, un court incident de jeter de piles à signaler.

Je cours m’abriter ensuite sous le chapiteau pour le concert de Ghinzu. Les Belges donnent un set très réussi plein d’allant et d’énergie, variant les effets entre ouvertures mélodiques au clavier et puissances des rythmiques. Avec en bonus quelques tubes en puissance comme le « Do You Read Me ». Leur mélange de rock et de petites touches d’électronique est des plus affûtés. La foule est ravie. Moi, je danse doucement à l’abri pour éviter la pluie.

Qui s’arrête juste à temps pour la folie Vitalic. L’artiste électro français livre en clôture de la journée sur la grande scène un show aussi jouissif que tapageur. Accompagné d’un beau jeu de lumières. Ca tape fort. Et le public en redemande. Moi aussi sur le pré-carré VIP qui s’est cette fois bien rempli. Les gens sautillent, dansent. Vitalic enchaîne les morceaux de ses albums multipliant à l’envie les poussées d’adrénaline. Que la fête continue.

KidB

12:33 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : eurockéennes

Eurockéennes : de l'efficacité dans l'air

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J’arrive sur le site de Malsaucy aux environs de 17 h, le temps de rater le concert du Prince Miiaou et de prendre en cours la chevauchée rock des Bewitched Hands on the Tops of Our Heads, dont le premier album devrait enfin voir le jour à l’automne. Le groupe originaire de Reims la joue serré laissant d’abord parler le collectif et sa terrible énergie rock. Ca balance du « Motherfucker » pour galvaniser la foule avant de lâcher les rênes des guitares. Fée électricité.
 
Rien à redire non plus des Canadiens de Broken Social Scene qui livrent un set aussi sobre que réussi avec double batterie pour faire bouger les pieds et un mur de guitares qui remue la tête. Ca joue fort et bien. Fort bien. Quelques minutes plus tôt, j’assiste à la fin du set d’Oy qui chante sur des samples et des boucles de voix. Un peu plus étonnant que le bon show de la Belge Selah Sue qui se place dans cette veine de chanteuse entre folk, soul et rap. Le résultat est entraînant, mais un poil lisse. Son premier album est à venir.
 
C'est l'escalade
 
Quelques minutes du set entraînant de l’électro rock des Colt Silvers et leurs looks rigolos avec des touches de fluo, je longe ensuite le show d’Emilie Simon pour aller retrouver le chanteur des Serena Maneesh en interview à l’espace presse. A 19, je dois enchaîner sur une rencontre avec Memory Tapes mais aucune nouvelle du musicien. Vingt appels sur le répondeur de l’attaché de presse plus tard, je me résous à aller voir Airbourne, AC/DC en plus jeune en gros, dont le principal fait d’armes restera l’escalade par le guitariste du groupe de la structure métallique de la scène avec solo de guitare à 20 mètres de haut. AIR-Bourne, quoi. Bourne dans les airs.
 
Je file ensuite vers la scène loggia pour retrouver les Norvégiens de Serena Maneesh. C’est sur scène que la filiation shoegaze du groupe est finalement la plus évidente. Guitares jouées très fort avec un tas de distorsion recouvrant la voix du chanteur, longues plages instrumentales, mélodies bousculées par la force du bruit… Le groupe cite sur scène Baudelaire, Satie, Debussy et Monet et s’offre un final à la Sonic Youth avec guitares trainées sur le sol pour créer de drôles d’effets. Belle radicalité.
Kidb

10:40 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurockéennes

03/07/2010

Eurockéennes J2 : Demandez le programme

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Reprise des hostilités à Belfort ce samedi. Le programme en vidéos :

 

 

 

14:40 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : eurockéennes

Eurockéennes : Et je bounce, bounce, bounce

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Après une courte interview de Foals, une heure avant leur concert, je me replonge dans la foule, longe le show des Black Keys. Sur la scène du chapiteau, le groupe travaille une version moderne du blues, électrifiée comme pour les Dead Weather, mais à la morgue du groupe de Jack White, les Américains préfèrent injecter une bonne dose de pop. La formule est rejouissante.

Plus réjouissant encore, je me retrouve quelques minutes plus tard sur la scène Loggia pour la fin du concert de Bomba Estereo. Le groupe colombien mené par la pétillante Liliana Saumet mêle chant hip-hop déversé à toute berzingue, rythmiques tribales et instrumentation rock. En moins de deux secondes, je me retrouve à danser dans une ambiance bonne enfant. La chanteuse, elle, sautille, repart de plus belle, galvanise la foule. Puis invite une dizaine de spectateurs à monter sur scène avec elle. Le service de sécurité est vite débordé, alors qu’à côté de moi, un converti se lance dans une danse aussi loufoque que jouissive. Il faut quelques minutes pour faire un peu le ménage sur la scène, le spectacle continue. Avec une joie communicative. La belle surprise de cette première journée.

A quelques mètres de là, Chromeo finit son set électro pop avec efficacité et obtient un rappel. Ca danse doucement sur la plage, moi je file voir les Kasabian. La prestation du groupe britannique montre autant le chemin parcouru par le groupe que celui qu’il reste à faire. Si les chansons sont presque taillées pour les grandes scènes, le groupe manque un poil de mouvement, de charisme pour totalement emporter le morceau. Trompettes, légers bidoullages électroniques, guitares enlevées, l’ensemble est

Un talent afoal(s)ant

Du charisme, ce n’est pas ce qui manque aux Britanniques de Foals qui ont livré un des sets les plus accomplis de cette première journée. Grain de folie, groove pour faire danser les foules, richesse et inventivité des mélodies… Le groupe d’Oxford a déjà tout d’un grand se permettant d’attaquer son hymne bondissant « Cassius » en début de concert. Les morceaux des deux albums s’enchaînent avec passion et le chanteur Yannis Philippakis finit par se jeter dans la foule. Je sautille comme un fou. Pris par l’entrain du groupe.

Du coup, Charlotte Gainsbourg sous le chapiteau, c’est raté pour moi. A peine le temps d’entendre les dernières notes de « Couleur Café ». Je file donc sur la grande scène pour le show Jay-Z. Un compte à rebours prépare les spectateurs à l’arrivée du rappeur. Pour bande son, le « Smell Like Teen Spirit » de Nirvana. Le mec a le sens du spectacle et le prouve très vite à l’aide d’écrans géants époustouflants et d’un flow sachant manier tous les débits avec aise. Jay-Z offre ainsi un grand show populaire où guitares, claviers et cuivres s’entrechoquent avec ses mots. Ils samplent U2, les Doors, les White Stripes. Un pied dans le rap, un autre ailleurs. Et « Run This Town », « 99 Problems », « Empire State of Mind »… Les tubes ne manquent pas et la foule bounce. En un mot : Respect.

Avant même le rappel, je file voir les Hot Chip sous le chapiteau. Le groupe d’électro-pop a bien remanié ses morceaux pour la scène accentuant notamment toutes les percussions. Un travail qui fait mouche sur certains morceaux, mais en rend d’autres presque méconnaissables. Pas de quoi doucher mon enthousiasme. « Over and Over », « One Life Stand », « I Feel Better …. Difficile quand même de résister à l’attrait de la danse. Fatigué mais ready for the floor.

Sauf pour la déception Missy Elliott. Programmée en toute fin de soirée, la rappeuse et ses acolytes passent plus de temps à essayer de galvaniser la foule qu’à assurer le show. Vite, on jette l’éponge. En attendant la suite.

KidB

12:27 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurockéennes

Eurockéennes : Comment je me suis fait planter par ce sataniste de Jack White

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Dès 15 heures, les esprits s’échauffent dans la navette qui me mène vers le site de Malsaucy. Gentiment. Avec quelques cris et des chants. Il faut dire que le soleil tape dur sur Belfort. Le temps de récupérer mon bracelet presse, je file vers l’espace dédié aux journalistes. Peu de monde pour la conférence de presse des BB Brunes. Encore moins quelques minutes plus tard pour celle de la création de Sophie Hunger, Piers Faccini et Patrick Watson qui désertent vite l’endroit.

Une interview de Rox dans la boîte, j’apprends que les Dead Weather avec qui j’avais rendez-vous à 17 heures sont coincés à Mulhouse. La prod du festival devait leur envoyer un bus qui n’est jamais arrivé ! Le super groupe de rock n’arrivera à Belfort que quelques minutes avant de monter sur scène. L’heure de promo prévue annulée.

A 17 heures, je file donc assister à mes premiers concerts. A savoir le final de Suicidal Tendencies, une cinquantaine de personnes avec le groupe sur scène, et le set entier des Irlandais de Two Door Cinema Club sur la scène de la plage. Ces derniers assurent le show grâce à la simple force des dix titres de leur premier album « Tourist History », plein d’allant pop et de groove pour faire chanter et danser les foules. Encore un peu jeune, le groupe manque peut-être de confiance en soi pour complètement se lâcher. Leur tube « I Can Talk » en final suffit en tout cas à emballer l’affaire. Deux pieds décollés du sol, c’est pesé. Pendant le concert, une cuvette de toilette passe de main en main accompagnée d’un serpent. A la fin, le cri d’une dizaine de personnes retentit : « Rendez-nous notre cuvette ! »

Come my Demons

J’enchaîne sur la scène du chapiteau pour la création originale de Sophie Hunger, Piers Faccini et Patrick Watson. Les trois artistes se mêlent pour reprendre chacun un peu de leur répertoire accompagné d’un grand orchestre avec cordes, cuivres, guitares, batteries, chœur… Le concert atteint des sommets sur un entrainant « Comme My Demon » scandé avec énergie au mégaphone par Patrick Watson.

Avant même la fin de leur prestation, me voilà déjà quelques mètres plus loin sur la scène loggia pour le concert de Baroness. Sur le très peu que j’ai vu, le groupe de métal se perd dans une intro lancinante interminable avant que les guitares prennent les devants un peu dans tous les sens. Pas le temps malheureusement de plus approfondir.

Il est déjà 18 heures, temps de retrouver en interview les Two Door Cinema Club puis The Dead Weather sur la grande scène. Jack White s’y révèle véritable homme à tout faire passant allégrement de la batterie à la guitare et au chant. Jusqu’au cours du même morceau. A son habitude, Alison Mosshart est des plus troublantes derrière le micro. Le groupe, tout habillé de noir, lui, s'en donne à coeur joie pour livrer à la foule un blues élécritifié lourd, sexy et macabre à coups de grands riffs de guitares. A elle seule, l'ouverture du morceau "Die By The Drop" fouterait presque les jetons.

KidB

09:53 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : eurockéennes

02/07/2010

Eurockéennes : BB Brunes tient la route

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Quelques minutes avant d'ouvrir la grande scène des Eurockéennes où se produiront ensuite The Dead Weather et Jay-Z, les BB Brunes font le point sur leur grande tournée des festivals de l'été par la voix de leur chanteur, Adrien Gallo.

"C'est la toute première fois qu'on joue aux Eurockéennes. Une fois notre concert fini, on espère bien aller voir The Dead Weather, Jay-Z et Missy Elliott. On défend ici notre deuxième disque Nico Teen Love. Je n'aime pas parler d'album de la maturité, mais on a très certainement progressé par rapport au premier. Le disque nous a ouvert un public un peu plus adulte, un peu plus connaisseur.

Pour nous c'est un rêve de pouvoir jouer devant autant de gens. On a fait de gros trucs, Solidays, les Vieilles Charrues. Surtout, en festival, on peut rencontrer ses idoles. Nous a vu les mecs de The Hives, The Kooks, les BabyShambles. On a même joué en deuxième partie des Kills une fois.

On adore faire de le scènes. C'est un vrai défi de faire face à des gens qui ne sont pas là pour toi et d'aller les chercher. Et puis notre crédibilité, c'est sur scène qu'on l'a gagnée.

C'est un honneur pour nous qu'un artiste comme Benjamin Biolay suive notre carrière. C'est un très grand monsieur de la musique d'aujourd'hui, quelqu'un d'adorable d'humble. Comme lui, on a prouvé que la culture anglo-saxonne peut se marier avec la France.

Parmi les groupes que l'on adore le plus, il y a les Arctic Monkeys. Ils représentent quelque chose de moderne, tournés vers des influences hip-hop, mais respectueux du passé. Puis ils citent des gens comme les Strokes, qui ont su rendre le rock de nouveau intéressant pour notre génération.

En tournée, on écrit des bouts de choses, mais on a besoin de calme pour écrire. En septembre, on retournera en studio enregistrer un E.P. de cinq titres en anglais. C'est quelque chose à laquelle on tient pour se faire plaisir. C'est pour le public étranger. Et comme un bonus pour ceux qui nous suivent. Mais on continue d'écrire en Français. C'est quand même impressionnant de voir ce que des groupes comme Phoenix sont entrain de faire aujourd'hui.

Les chansons de nos deux premiers albums étaient celles de la fin de notre adolescence. Mais aujourd'hui encore, je suis inspiré par les filles et la mort. Ce sont les thèmes que tout le monde adore. De toute façon, la musique ne parle pas beaucoup d'autre chose."

Recueilli par KidB

 
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