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20/12/2011

Top albums 2011 : 31-35

 

mohini.jpg31 : Mohini Geisweller - Event Horizon

Elu il y a un an album de l'année 2010 par le magazine Technikart, ce quelques mois avant sa sortie !, Event Horizon était précédé d'une excellente réputation. Après écoute répétée des quatorze morceaux du disque, celle-ci n'était pas galvaudée. L'ex-chanteuse de Sex in Dallas livre ici un album remarquable de douceur. Les instrumentations synthétiques faites de clavier et de boîtes à rythme jouent parfaitement le contraste avec le chant fragile de Mohini. Point d'orgue le titre "Milk Teeth" que l'on s'écoute toujours en boucle aujourd'hui.


Gonzales.jpg32 : Gonzales - The Unspeakable Chilly Gonzales

Un an après la sortie du réussi Ivory Tower, Chilly Gonzales a vite rebondi. Et bien. Avec The Unspeakable Chilly Gonzales, le Canadien revient au hip-hop de ses débuts mais avec une toute nouvelle approche. Toute l'orchestration est ici faite à l'aide d'instruments classiques (clavier, cordes, cuivres...) plutôt que des samples ou des machines. Le résultat est détonant, porté par un flow très affûté et des textes d'une mordante ironie. Une vraie intelligence de la musique.


Anna Calvi.jpg33 : Anna Calvi - Anna Calvi

Ce fut un de nos premiers coups de coeur de l'année 2011. Quelques notes hispanisantes jouées à la guitare ("Rider to the sea"), parfaite introduction à l'univers passionnel d'Anna Calvi. Desir, baiser, diable... s'il est beaucoup question d'amour ici, c'est avant tout au sens physique du terme. La Britannique manie ainsi avec brio un chant à la théâtralité poussée qui en a sans doute dérouté plus d'un. Nous on craque pour ses pop songs pleines de vigueur et d'émotion aux atmosphères surchargées.

 

Theophilus-London-cover-11837.jpg34 : Theophilus London - Timez are weird these days

Il n'a que 24 ans mais est déjà promis à un brillant avenir. Le rappeur américain Theophilus London mêle les genres avec candeur sur son premier album officiel Timez are weird these days. Pop, funk, hip-hop, musiques électroniques... chaque influence, parfaitement digérée, nourrit un disque débordant de bonne humeur et d'énergie. Un disque qui varie brillamment les rythmes et les atmosphères. Le souffle de la jeunesse.


Cat's Eyes - Cat's Eyes cover.jpg35 : Cat's Eyes - Cat's Eyes

Faris Badwan est doublement primé dans ce classement. Le chanteur de The Horrors se place avec ici avec son deuxième groupe, Cat's Eyes donc, formé avec la chanteuse et multi-instrumentiste Rachel Zeffira. Le résultat est sombre à souhait et intimiste, alternant les zones d'ombres et de lumières. La voix de Rachel apporte ainsi une touche de fragilité et de romantisme là où Faris se déploie dans un registre plus grave. L'alchimie est parfaite.

17/01/2011

Anna Calvi, cet obscur objet du désir

Anna Calvi - Anna Calvi (Official Album Cover) Out January 25.jpg

Anna Calvi - Anna Calvi

Du désir, de l'amour, des pulsions... Le premier album éponyme d'An­na Calvi a les qualités requi­ses pour provoquer de profonds émois. « Je voulais des chansons passionnées », s'exclame la Britannique âgée de 28 ans qui a grandi en écoutant notamment Ravi Shankar, David Bowie, Jeff Buckley ou Nick Cave.

Son disque réunit dix morceaux d'une forte sensualité peaufinés au sous-sol de son appartement pendant près de trois ans. « A un moment, j'ai cru que ma santé mentale était en danger », confie-t-elle. Les thèmes du diable et de l'obscurité ont ainsi gagné leur place sur le disque en cours de conception. « Le processus de fabrication de l'album et son inspiration ont commencé à se mêler. »

Epique et intime

Le premier titre purement instrumental, Rider to the Sea, sert de sas d'entrée dans cet univers marqué à la fois par le rock, la chanson, le classique et le flamenco. Les guitares y tiennent le premier rôle, offrant une vaste palette d'ambiances. « J'aime quand l'instrument sonne comme tout un orchestre, lâche Anna Calvi. La guitare peut donner à entendre quelque chose d'épique ou de très intime. »

Ainsi, le morceau No More Words s'approche du chuchotement amoureux quand Desire tient davantage du cri primal qui vient des tripes. First We Kiss ou The Devil débutent comme de tendres ballades avant de d'être pris dans un tourbillon de sentiments, portés notamment par de fortes vocalises. Le texte s'efface derrière les orchestrations et la puissance de la voix.

Car cette musique, qui ne ressemble à aucune autre, doit beaucoup au chant d'Anna Calvi, beaucoup dans le lâcher prise. La Britannique l'a peaufiné en étudiant longuement ses modèles : Nina Simone et Edith Piaf. Pleine d'émotions, la voix se pose ici avec une belle parcimonie. « La musique est déjà si expressive, je n'avais pas besoin que les mots en disent beaucoup », explique celle qui se dit fascinée par les toiles de Chagall et de Turner et par les films de Wong Kar-waï et de Gus Van Sant. « Des artistes qui font l'effort d'offrir quelque chose de beau. » A son image.

KidB

21:37 Publié dans pop, rock | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : anna calvi

 
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