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22/12/2011

Top albums 2011 : 26-30

Discodeine-Discodeine.jpg26 : Discodeine - Discodeine

Si de The Shoes à Scratch Massive en passant par M83 et Yuksek, beaucoup de disques électro-pop français nous ont séduit cette année, aucun ne nous a procuré le même effet d'entêtement que l'album éponyme de Discodeine. Le duo formé de Pentile et Pilooski a su mieux que personne manier les boucles et les rythmiques qui restent des heures dans la tête. Discodeine a à la fois un sens poussé de la mélodie pop et une efficacité propre à enflammer les dancefloors. Un disque prenant donc de la tête aux pieds avec de beaux invités de luxe (Baxter Dury, Jarvis Cocker...).



pj-harvey-let-england-shake.jpg27 : PJ Harvey - Let England Shake

Savoir se renouveller à chaque disque tout en collant au plus près de son époque. PJ Harvey, ce n'est plus à prouver, a vraiment tout d'une grande. Avec Let England Shake, elle tord le cou au début des années 2000 et à sa folie guerrière en treize morceaux d'un rock aussi lumineux que le sujet peut être sombre. Choeurs, cuivres et piano bataillent ici avec les guitares. Reste enfin la voix de Polly Jean, capable d'envolées lyriques bouleversantes comme de variations plus graves. Surtout, ne change rien.


discodeine,pj harvey,atlas sound,crystal stilts,dark dark dark28 : Arctic Monkeys -
Suck it and see

L'Angleterre tient en Alex Turner un de ses talents les plus certains. L'écriture du Britannique fait une nouvelle fois des merveilles sur le nouvel album des Arctic Monkeys. Suck it and See alterne avec soin ballades romantiques et envolées plus électriques. Le combo, qui semble progresser musicalement disque après disque, incarne tout ce que l'on peut attendre d'un grand groupe de rock moderne : du muscle, de l'humour et du coeur.


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29 : Dark Dark Dark - Wild Go

Décidemment, la modernité aime se jouer de faux-semblants. Prenez les Américains de Dark Dark Dark. Peu de musiques collent aussi mal au nom d'un groupe. Le sextet déploie ainsi sur son deuxième Wild Go, un jolie pop adoucie par des choeurs et la belle voix planante de Nona Marie Invie. Les compositions sont des plus raffinées piochant dans une large palette d'instruments évoquant la musique folk ou des airs traditionnels. Le tout avec grâce.



Atlas-Sound-608x6081.jpg30 : Atlas Sound - Parallax

Rien n'arrête Bradford Cox. Après un album de son groupe rock Deerhunter l'an dernier et une série de mixtapes pop, le revoilà quelques mois plus tard avec un nouveau disque de son projet parallèle Atlas Sound. On retrouve une nouvelle fois ici cette aisance mélodique où les sons ont comme l'air de couler tout seul. La musique de Bradford Cox est profondément liquide, légère, touchante, peuplée de fantomes et autres présences évanescentes. A fleur de peau juste ce qu'il faut.


13/12/2009

Top 100 des années 2000 : 71-75

Top 100 de mes albums favoris des années 2000, next. Pour rappel, seule contrainte, on a préféré limiter le nombre d'entrées par artiste à deux, histoire de ne pas se retrouver avec toute la discographie de Radiohead. Aujourd'hui, les places 71-75.

 

RatatatClassicsXL.jpg71 : Ratatat - Classics (2006)

En l'espace de trois albums, le duo new-yorkais Ratatat a inventé un son bien à lui basé sur un alliage instrumental répétitif de guitares et de mélodies aux synthés. On ne sait pas trop l'expliquer, mais cette musique nous fait l'effet d'une drogue dure à laquelle on revient sans cesse sans jamais se lasser. Ici, les titres "Lex" et "Swisha".

 

Atlas sound - logos.jpg72 : Atlas Sound - Logos (2009)

Psychédélique, vaporeux, euphorique... "Logos", deuxième album solo de Bradford Cox sous l'alias d'Atlas Sound, est un disque de pop électronique bien de son époque. Inventif et chaleureux, le chanteur de Deerhunter s'y révèle une nouvelle fois un compositeur de génie exprimant aussi bien la déprime cotonneuse que la joie d'être sur terre. Signe de qualité, Bradford invite au passage Noah Lennox des défricheurs Animal Collective à chanter avec lui. Ce "Logos" est indiscutablement est un des chefs-d'oeuvre de cette année. Ici, les titres "Sheila" et "Quick Canal".

 

calexico.jpg73 : Calexico -
Feast of wire (2003)

Déjà bien engagés à la fin des années 1990, les Américains de Calexico ont continué pendant la décennie 2010 a porté haut le flambeau de la musique de Tucson, entre pop et rock avec de fortes influentes hispanisantes. "Feast of fire", sorti en 2003, reste peut-être pour l'heure leur plus beau disque à ce jour. On y retrouve en tout cas cette magnifique "Sunken Waltz" et l'immense "Black Heart".

 

Hot_Chip-The_Warning-Frontal.jpg74 : Hot Chip -
The Warning (2006)

En achetant, en 2004, le sympathique album "Coming on strong", on ne se doutait pas que deux ans plus tard Hot Chip deviendrait un de nos combos électro-pop favoris. Le disque qui a tout changé s'appelle "The Warning". Il contient notamment un des grands tubes de cette décennie avec "Over and over" mais pas que. Depuis, les Britanniques ont livré l'aussi réussi "Made in the dark" en attendant l'an prochain l'album "One Life stand". Ici, les titres "Over and over" et "No Fit state".

 

editors_backroom.jpg75 : Editors -
The Back Room (2005)

En 2005, les Britanniques de Editors sortaient avec "The Back Room" un joyau noir de rock new wave. Brut et tout en guitares anguleuses, le disque enchaîne les refrains et les riffs entêtants, porté par la voix profonde du chanteur Tom Smith. Après un deuxième essai un poil décevant, le groupe s'est bien repris cette année avec l'album "In this light and on this evening". Ici, les titres "Fingers in the factories" et "Fall".

22/10/2009

Atlas Sound envoie le bon son

atlassoundlogos.jpg

Atlas Sound – Logos (J’AIME : A la folie)

Notre rockeur neurasthénique préféré, Bradford Cox, revient nous donner des nouvelles. D’excellentes nouvelles même sous la forme d’un deuxième album solo signé Atlas Sound. Le chanteur des géniaux Deerhunter livre avec « Logos » un disque porté par une énergie puisée dans le rock et l’électronique. A l’image du travail de ses deux invités Noah Lennox, le Panda Bear d’Animal Collective, et Laetitia Sadier de Stereolab.

C’est d’ailleurs en tournant avec Animal Collective que Bradford Cox s’est initié au sample. L’influence du combo américain se fait ici largement ressentir sur les textures complexes et liquides de « Logos » et, de manière plus éparse, sur quelques rythmiques portées sur le groove (fabuleux « Quick Canal »). Mais Bradford Cox reste plus aérien que ses comparses. Des titres comme « The Light that failed » ou « My Halo » sont avant tout de petites merveilles de pop éthérée et évanescente.

Des mélodies solaires

Le son d’Atlas Sound n’est, d’ailleurs, pas si éloignée de celui de Deerhunter. On retrouve ici l’enchevêtrement de guitares légères et accrocheuses qui a fait la marque du groupe originaire d’Atlanta. Un titre comme « The Orchid » aurait parfaitement eu sa place sur l’album « Microcastle ». « Logos » se fait ici solaire avec ses sonorités claires et cette voix plaintive aux intonations rêveuses. La joie communicative d’un « Sheila » nous envoie ainsi directement au septième ciel.

Pourtant, les thèmes abordés par Bradford Cox ont beaucoup plus à voir avec la nuit. « A dark night / We were never », clame le chanteur sur « The Light that failed » en ouverture. Par la suite, la fleur de « The Orchid » se meurt tout comme l’homme confronté au criminel qui lui demande pourquoi vit-il ainsi. Sur « Kid Climax » l’enfant se détache toujours un plus en grandissant. Cruel quand « No one wants to die alone » (« Sheila »). Allez, nous on t’aime, Brad.

KidB

Sheila :

Walkabout (featuring Panda Bear) :

Quick Canal (featuring Laetitia Sadier) :

 
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