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06/01/2013

Top album 2012 : 1-5

 lana-del-rey.jpg

Voici le Top 50 de mes albums préférés de l'année. Non, pas les meilleurs, mais les plus écoutés, chéris.

Bonne écoute,

KidB


Top 50 : 1) Lana del Rey - Born to die // 2) Beach House - Bloom // 3) The XX - Coexist // 4) Chromatics - Kill For Love // 5) Kendrick Lamar - Good Kid, m.A.A.d City // 6) Cloud Nothings - Attack on Memory // 7) Grizzly Bear - Shields // 8) Breton - Other People's Problems // 9) Hot Chip - In Our Heads // 10) Animal Collective - Centipede HZ // 11) Two Door Cinema Club - Beacon // 12) Crystal Castles - (III) // 13) Phantom Buffalo - Tadaloora // 14) Godspeed You ! Black Emperor - Allelujah ! Don't Bend ! Ascend ! // 15) Tame Impala - Lonerism // 16) Frank Ocean - Channel Orange // 17) Chairlift - Something // 18) Melody's Echo Chamber - Melody's Echo Chamber // 19) Django Django - Django Django // 20) Troy Von Balthazar - ...Is With the Demon //21) Six Organs of Admittance - Ascent // 22) Sébastien Tellier - My God is Blue //23) Marie Sioux - Gift For The End // 24) Electric Guest - Mondo // 25) DIIV - Oshin // 26) Perfume Genius - Put Your Back N 2 it // 27) Woods - Bend Beyond // 28) Memoryhouse - The Slideshow Effect // 29) Electric Electric - Discipline // 30) Jessie Ware - Devotion // 31) Exit Music - Passage // 32) Neil Young - Psychedelic Pill // 33) Grimes - Visions // 34) Baden Baden - Coline // 35) Lotus Plaza - Spooky at a Distance // 36) Peaking Lights - Lucifer // 37) Flying Lotus - Until The Quiet Comes // 38) M. Ward - A Wasteland Companion // 39) Alt-J - An Awesome Wave // 40) Friends - Manifest ! // 41) Passion Pit - Gossamer // 42) Andy Stott - Luxury Problems // 43) Booba - Futur // 44) Violens - True // 45) Rubin Steiner - Discipline in Anarchy // 46) Julia Holter - Ekstasis // 47) Liars - WIXIW // 48) Yan Wagner - Forty Eight Hours // 49) The Hundred in The Hands - Red Night // 50) Benjamin Biolay - Vengeance

 

lana-del-rey-born-to-die-orange-lipstick.jpg1 : Lana Del Rey
- Born To Die


Voilà. S'il y a un disque qui aura marqué mon année, m'aura accompagné sans relâche onze mois durant, c'est bien celui-ci. Depuis fin janvier, j'ai donc réécouté Born To Die des dizaines et des dizaines de fois, avec le même plaisir à chaque renouvelé. Celui d'une voix profonde et souple d'abord, porteuse d'une folle dramaturgie capable d'embrasser tous les tons, tous les genres. Celui d'arrangements très travaillés entre le classicisme des cordes et gimmicks électroniques. Celui des textes pleins d'histoires de femmes fatales, de succès fulgurants et de tempêtes passées. Une icône moderne comme il en existe peu, capable à force de persévérance et de travail d'imposer son univers glamour et mélancolique à un large public. Peut-être que la comète Lana Del Rey s'éteindra aussi vite qu'elle est apparue. Pour l'instant, nous avons ce disque pour juger. Sa démesure, ses imperfections et son romantisme me vont droit au coeur.

 

Beach-House-Bloom.jpg2 : Beach House
- Bloom


On connaît aujourd'hui peu de musique aussi rêveuse et sensuelle que la pop de Beach House. Après l'étincelant Teen Dream, le duo franco-américain récidive avec Bloom, ses guitares délicieusement tournoyantes, ses rythmiques légères, sa douceur mélancolique. Et puis avouons-le, la chanteuse Victoria Legrand a tout simplement la voix la plus attachante que l'on ait eu le plaisir d'écouter cette année. Profonde. Sauvage. Au service d'un univers clair-obscur entre promesses et désillusions. L'équilibre est aussi parfait que fragile.


The-xx-Coexist.jpg3 : The XX
- Coexist


Il y a trois ans, un jeune groupe londonien bouleversait toutes nos attentes en livrant un premier album de pop minimaliste et sensuelle. Un disque conçu comme un cocon romantique tout en lenteur et en langueur. C'est peu dire que les attentes avant la sortie de Coexist étaient considérables. Si beaucoup ont regretté le manque de risque du trio, que ce dernier ait réussi à sortir un nouvel album aussi chaleureux et envoûtant que leur premier essai sans se résumer à un simple copier-coller relève de la performance de haute volée. Coexist est un nouveau cocon romantique certes, mais plus lumineux, plus dansant, plus hédoniste que le premier essai du groupe. Les voix d'Oliver Sim et Romy Madley Croft se font plus assurées, jouent davantage ensemble. Quant à la production de Jamie XX, elle a encore gagné en fluidité et en inventivité. Ces trois-là ont sacrément bien grandi.

 

Chromatics.jpg4 : Chromatics
- Kill For Love


Le disque s'ouvre de la plus belle des façons par une reprise poignante d'Into the Black de Neil Young. Et se referme plus d'une heure plus tard par une plage éléctronique très éthérée : No Escape. Le plus fort avec Kill For Love et les albums de Chromatics en général, c'est que la bande de Johnny Jewel ne se contente pas d'aligner les morceaux électro-pop ensorcelants (et il y en a encore pléthore ici), elle prend le temps de nous raconter une histoire, emmenant son auditeur vers des territoires finalement bien plus sombres et étranges qu'escomptés. On l'aura compris, il s'agit ici d'une histoire d'amour déchirante. Le résultat est tout simplement bouleversant.


kendrick-lamar-good-kid-maaad-city-neoboto.jpg5 : Kendrick Lamar
- Good Kid, m.A.A.d. City

Faisons confiance à Dr. Dre. Si le rappeur américain s'affiche cette année sur le deuxième album de Kendrick Lamar, c'est qu'on tient là un des talents les plus prometteurs du hip-hop contemporain. Le jeune homme de 25 ans aurait d'ailleurs collaboré avec le producteur sur l'arlésienne Detox. Good Kid, m.A.A.d City offre en tout cas une belle porte de sortie au gangsta rap, en le faisant fricoter avec une langueur toute sensuelle et cinématographique ainsi qu'avec les racines folk et soul. Le flow est affûté, les productions incroyablement captivantes et soignées. Surtout, Kendrick Lamar s'est souvenu d'une règle essentielle : la musique est d'abord une expression de l'âme. Un classique. 

30/05/2012

Beach House : la voie de la tendresse

beach-house-bloom.jpgQuatre mois passés à écouter de la musique, sans en tirer une ligne, sans compiler, répertorier. Puis vint Beach House. "Bloom". Pour "s'épanouir". Et de nouveau l'envie. De crier d'abord son amour pour dix chansons de pop mélodiques et mélancoliques. Une pierre de plus dans un univers rêveur pour lequel on avait eu le coup de foudre avec "Teen Dream" en 2010. De se plonger ensuite dans les images poétiques du duo de Baltimore. Auant le disque précédant à la pochette tout en blancheur irradiait, autant ce nouvel essai couvert de noir et lueurs claires manie avec brio le doux-amer. Car derrière l'épanouissement promis par le titre du disque nous attendent aussi au tournant les illusions perdues et la mort.

Ainsi, le monde entier comme nos esprits semblent se balancer entre promesses et déceptions. Sur "The Hours", le temps passe sans que l'on sache bien sur quel pied danser : "Change your mind, don't care about me/Change your mind, don't leave without me". Pour garder l'équilibre, chacun doit alors s'élancer sur un chemin mouvant ("Find yourself a new direction/You can't keep hanging on to all that's dead and gone" sur "Myth") et écouter sa nature sauvage ("Now, you're open wilder, it's better this way" sur "New Year"). En suspens, les questions s'accumulent : "is it getting away ?", "Is it even real ?"…

Pour parfaire l'étrange alchimie, les mélodies à la guitare et aux claviers se déploient avec grâce entre élans et contractions, parfaits écrins aux envolées vocales de Victoria Legrand. Ici, quelques lignes suffisent pour poser un personnage, une situation ("My mother said to me that I would get in trouble / My Father won't come home, cause he is seeing double/ Our windy, endless spring" sur "Wild"). Puis déjà les mots, les sons s'échappent vers autre chose. Un monde étrangement sensuel et évanescent à la fois où pour chaque rose vient avec son épine.

Peu importe dirons-nous tant qu'il y a la passion. La musique de Beach House est une nouvelle fois de celle qui nous emporte, nous transporte au cœur même de l'émotion. Un pouvoir enchanteur addictif malgré ou à cause de son voile de noirceur. Car finalement peu imorte la destination, l'essentiel est dans le chemin, la main tendue à l'autre. Coûte que coûte. "Wild in our ways/What Will You Make It/Heartless to say/Go on pretending" sur "Wild". Avancer sans être dupe. Retrouver l'envie. Joli programme.

KidB

Myth :

Lazuli :

The Hours :

17:54 Publié dans pop | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : beach house

23/12/2010

Top 50 de l'année 2010 : 1-5

Chaque année sortent des centaines et des centaines de disques différents, dont on a le temps d'écouter qu'une partie. Beaucoup nous laissent indifférent, certains nous étonnent et quelques uns nous accrochent, pour quelques jours, de longs mois, voire plusieurs années. Voici donc le classement des 50 albums qui m'ont accompagné tout 2010. Les places : 1-5.

KidB

arcade-fire-the-suburbs-nouvel-album-image-368864-article-ajust_650.jpg1 - Arcade Fire :
The Suburbs

Il y a tout juste douze mois, j'élisais ici même Funeral d'Arcade Fire comme mon disque préféré des années 2000. Belle fidélité donc pour le groupe canadien qui après le plus downtempo mais réussi  Neon Bible marque définitivement un grand coup avec The Suburbs. Plus riche que leurs disques précédents, l'album s'étend sur seize plages qui dessinent de passionnants territoires (la banlieue, l'adolescence...) et de grands sentiments. Peu de groupes manient aujourd'hui avec une telle maestria l'intime et le collectif. Un feu qu'on rêve de voir brûler encore bien des années.

 

National+High+Violet.jpg2 - The National :
High Violet

Difficile parfois pour nos groupes préférés de répondre aux attentes démesurées que l'on a à chaque album. Heureusement depuis Alligator, The National se donne beaucoup de peine pour ne pas nous décevoir. High Violet est ainsi un modèle d'album urbain dense, sombre, plein de petites peurs et d'énergie. Le groupe new-yorkais s'est aventuré dans des zones plus floues et plus flottantes encore que sur leurs disques précédents. Et reste à tout jamais le grand maître de la névrose contemporaine. Ah oui, et Matt Berninger reste quand même la plus belle voix que l'on connaisse au monde. Rien que ça.

 

MyBeautiful-DarkTwistedFantasy-300x300.jpg3 - Kanye West :
My Beautiful Dark Twisted Fantasy

On faisait partie des quelques fervents défenseurs de la parenthèse désenchantée 808's & Heartbreak, un de nos deux disques préférés de la précédente décennie (rien que ça). On ne boudera pas ce retour à la flamboyance et à la démesure d'un des artistes les plus doués de sa génération. Avec My Beautiful Dark Twisted Fantasy, Kanye West écrit le futur de la pop piochant ses sons chez des artistes aussi variés qu'Aphex Twin, Public Enemy et King Crimson. Un disque totalement jouissif, sans aucune limite, qui met (à peu près) tout le monde d'accord. 

 

mgmt_congratulations_cover.jpg4 - MGMT :
Congratulations

Avec leur premier album Oracular Spectacular, MGMT avait tout flambé. Porté par quelques tubes pop totalement géniaux ("Kids", "Time to pretend"...), le disque s'était fait connaître comme une traînée de poudre avant de quitter nos platines. Réussi, mais un poil vite lassant. Pour leur deuxième essai, Congratulations, sorti au printemps, l'effet fut exactement l'inverse. Un peu décontenancé mais séduit au début, l'album n'a cessé de grandir en nous tout au long de l'année et fait partie aujourd'hui de ces quelques disques qu'on ne se lasse toujours pas d'écouter. Car cette fois, le duo hype a soigné la construction de ces morceaux et ses mélodies offrant à l'auditeur une richesse de détails et de virages, là où jusqu'ici il se contentait d'une bonne vieille ligne droite. Un voyage des plus étranges et des plus passionnants. Congratulations !

 

pochettebeachhouse.jpg5 - Beach House :
Teen Dream

Il y a les disques brillants, fascinants, intelligents, et ceux (qui ont un peu de tout ça) dont on tombe amoureux. Dès la première écoute. Comme un coup de foudre. Teen Dream, troisième album du duo Beach House, est de ceux qui font naître comme cela des élans passionnés à coups d'hymnes pop sensuels et cotonneux. Le disque dessine de grands paysages tout en couleurs, portés par la troublante voix androgyne de Victoria Legrand et des choeurs chaleureux. Teen Dream souffle ainsi le chaud et le froid avec bonheur. Il nous tient à coeur de le défendre avec ardeur.

23/05/2010

Un clip, un jour #144

Beach House - Zebra

Le duo américain Beach House a choisi une imagerie psychédélique pour accompagner le clip de "Zebra", le titre qui ouvre leur génialissime dernier album "Teen Dream" sorti en janvier. L'occasion de goûter une nouvelle fois au bonheur de cette pop aux textures cotonneuses qui devrait en décembre prochain terminer très haut dans les palmarès. A écouter et réécouter en boucle jusqu'à l'hiver.

KidB

20/02/2010

Beach House : "Les rêves font partie de notre musique"

Beach-House-BandW.jpg

Quelques heures avant d'offrir le plus beau concert de la soirée de vendredi, les Beach House, Victoria Legrand, nièce du compositeur Michel Legrand, et Alex Scully nous recevaient dans leur loge pour parler de leur merveille de troisième album pop "Teen Dream". Rencontre.

Contents de vous retrouver à Saint-Malo ?

Victoria Legrand : Oui, on est très excité à l’idée de jouer ici.

Votre troisième album « Teen Dream » sorti il y a quelques semaines a été très bien accueilli…

V. L. : On est très content que le disque soit sorti. Il a demandé beaucoup de travail. Après, il y a encore une certaine nervosité à jouer les morceaux. Tous les soirs, on apprend encore des choses sur notre musique.

Alex Scully : On essaie de ne pas trop se soucier de ce qui est écrit à notre sujet. Après tant mieux que les gens soient satisfaits de notre travail. Mais on a encore beaucoup de choses à améliorer.

Quoi, par exemple ?

A. S. : Tout un tas de choses. Comme la manière dont on partage nos chansons. Aucun de nos concerts n’approche la perfection.

V. L. : De toute façon, la perfection n’existe pas. Il y a des concerts réussis et d’autres ratés. C’est tout. En jouant sa musique tous les soirs, on se rend surtout compte de ce que l’on a plus envie de faire. Ca nous a amené dans des directions différentes pour chacun de nos disques.

L’adaptation des morceaux vous pose des difficultés ?

A. S. : Pas tellement. Tous les morceaux du disque sont déjà enregistrés plus ou moins de manière live, à l’exception de quelques samples de batteries ou de basse.

Ce nouveau disque semble plus physique que les précédents…

A. S. : C’est surtout le disque sur lequel on a bénéficié des plus gros moyens.

V. L. : Mais c’est vrai que l’album est plus physique. Je trouve qu’il y a quelque chose de sexuel. De plus intense.

La Norvège revient dans plusieurs chansons…

V. L. : On a commencé à écrire la chanson « Norway » en Norvège avant de finir le titre aux Etats-Unis. Elle nous a été inspirée par l’énergie et la poésie de ces paysages sauvages. Mais de manière générale, nous n’avons pas de bonnes explications pour ce que nous faisons. Nous ne sommes pas du genre à intellectualiser les choses.

Pourquoi ce titre « Teen Dream » ?

V. L. : Le titre nous est venu spontanément. Il a quelque chose de très classique et suggère la passion. L’album n’a rien à voir avec nos adolescences. On a pris cette formule parce qu’elle nous inspirait beaucoup de choses.

Votre écriture fonctionne beaucoup à travers des images…

V. L. : Nous sommes des artistes très visuels. C’est quelque chose de très important pour nous. On a ainsi confié à dix artistes la mission de mettre en image nos chansons. Les clips ont été assemblés sur un DVD qui accompagnait le disque. Pour nous, c’est une manière d’élargir notre langage. De s’ouvrir de nouveaux horizons. C’est très excitant.

Votre musique est souvent qualifiée de « Dream Pop »…

V. L. : On n’a pas de problème avec cette catégorisation. On y voit juste une manière d’orienter les gens, de les guider vers notre musique. Mais c’est sûr que les rêves font partis de notre musique, de notre monde.

On trouve sur « Teen Dream » toute une palette d’émotions…

V. L. : C’est l’essence même de la musique de relayer des émotions. Elle reflète ce que les artistes ont au plus profond d’eux. Plus le spectre est large, plus les chansons deviennent intéressantes.

Recueilli par KidB

Route du rock hiver, J1 : Krautrock et rococo

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Le meilleur pour le début. De cette première soirée de la cinquième déclinaison hiver de la Route du Rock, on retiendra essentiellement la prestation de Beach House. Le duo pop franco-américain, élargi à trois sur scène, a offert hier soir dans la petite salle de l’Omnibus un concert des plus enthousiasmants. Il faut dire que vu la grâce des chansons de leur dernier album « Teen Dream », sorti en janvier, il était difficile de se planter. Grandes envolées vocales de Victoria Legrand, nièce de Michel, et son chant androgyne, bel écrin pop de guitares et de synthés à coups d’envoutantes mélodies chaleureuses, rythmiques présentes sans jamais forcer. Seul faute de goût le décor rococo avec tapis blancs en guise de sapin. Mais il y a vraiment de la magie dans la musique de ces trois là.

Beach House :

Pour le reste, beaucoup de concerts de bon niveau sans être totalement emballant. A l’image de la prestation des têtes d’affiche de The Horrors. Leur rock très retro new wave avait dans les meilleurs moments une belle intensité avec chanteur investi et bassiste sautillant, sauf que tout ça était mixé comme de la bouillie à faire remuer les têtes. Sur les premiers morceaux, difficile d’entendre la voix dans la salle. Reste quand même les bijoux « New Ice Age », « Sea Within a sea » et surtout « Scarlet Fields », extraits d’un deuxième album « Primary Colors » que l’on recommande très chaudement.

The Horrors :

 

Jams intenses

A l’inverse, les prestations des Britanniques de Beak> et de Turzi en clôture, très influencées par le krautrock, ce genre bercé d’électronique, de distorsions et de répétitions, étaient un bonheur de précision, de technique avec pour moteur la recherche d’une énergie, d’une intensité. Les deux groupes maîtrisent leur variation de tempo et le mélange revigorant de guitares bien organiques et de machines.

Beak> :

Plus tôt dans la soirée, les Américains de Jackie-O-Motherfucker ont convaincu sur la durée avec leurs longs jams de guitares qui ne semblaient jamais devoir s’arrêter. Difficile de savoir où tout commence, où tout s’arrête mais on prend la route avec eux. Là aussi les montées en puissance étaient des plus réjouissantes. En ouverture, The Fiery Furnaces avait donné le ton mais dans l’accélération. A peine la mélodie posée, le quatuor américain s’excitait comme des puces à jouer à toute berzingue. Emportant au passage l’entrain du public qui venait d’arriver.

Jackie-O-Motherfucker :

KidB

01/02/2010

Beach House, une plage de bonheur

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Beach House - Teen Dream (J'AIME : A la folie)

* Qui ? Duo prometteur de la scène folk pop de la deuxième moitié des années 2000, Beach House passe la vitesse supérieure avec son troisième album "Teen Dream". La nièce du compositeur Michel Legrand, Victoria Legrand, et l'Américain Alex Scally livrent un disque joliment rêveur sur le label Sub Pop.

* Genre ? Dream Pop

* MySpace de l'artiste : Beach House

Zebra :

 

Alors ce disque ?

Secret le moins bien gardé de la blogosphère, "Teen Dream", le troisième album de Beach House, a été l'objet, depuis sa fuite sur le Net en novembre, de très nombreux commentaires élogieux. A l'écoute des dix titres réunis sur le disque, on se dit que l'emballement est cette fois pleinement mérité. Peu de groupes ont, en effet, trouvé un si bel équilibre entre la chaleur des voix et la dureté des rythmiques. Les pieds bien sur terre mais l'esprit très haut dans le ciel, Beach House nous emmène pour un voyage au coeur de l'hiver cotonneux norvégien. Guitares scintillantes et claviers entraînants se marient à la perfection avec un constant souci d'évolution. Les mélodies se réinventent ainsi en avançant, alternant courte accélération et ralentissement.

Ce jeu sur les rythmes perturbe peu l'impression de langueur qui se dégage du disque. Les intonations traînantes de Victoria Legrand fonctionnent d'ailleurs à merveille. Le chant de l'Américaine se rapproche ici des choeurs aériens et épiques utilisés par Grizzly Bear pour leur dernier album "Veckatimest". S'en dégage quelque chose de très physique, voire sensuel. Mais la comparaison entre les deux s'arrête là. Il y a toujours eu dans la musique de Beach House quelque chose d'un peu plus casanier. Comme un bon feu auquel on viendrait se réchauffer dans une bonne vieille cabane en bois. Cet aspect plus lo-fi est renforcé par l'omniprésence des rythmiques électroniques répétitives, qui avec un souci de légèreté donnent la cadence.

Intérieur / extérieur. Beach House a toutefois décidé ici de mettre un pied dehors. On se retrouve ainsi à courir au milieu des chevaux sur le fougeux "Zebra", à se promener tranquillement le temps d'une tourbillonante "Walk in the Park" ou en escale en Norvège ("Norway"). Le grand air fait du bien à la musique du duo, surtout allié à une bonne dose de romantisme. Voilà sans doute avec l'énergie physique des titres pour le côté "Teen" du rêve. "Hear my cry / Lover of mine", chante Beach House sur le tendre titre du même nom. "I take care of you / If you ask me to", répond le chanteur sur le morceau de clôture. Tout se joue ici dans l'échange et dans le souci de l'autre. La musique du duo est donc là pour partager nos peines, nous réconforter avec le monde qui nous entoure. "You know, you know. We belong by the stream to the dawn" ("Real Love"). Quand on vous dit que Beach House a vu plus grand.

KidB

Used to Be :

Anecdote : Un DVD accompagne la sortie physique de "Teen Dream". Il comprend une vidéo pour chaque titre, chacune représentant la vision du morceau par un artiste différent.

Lover of mine :

10:46 Publié dans pop | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : beach house

 
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