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23/04/2013

Random Listening #15 : Benjamin Biolay - Negatif/Clint Eastwood (2010)

04/12/2012

Top album 2012 : 46-50

julia-holter-ekstasis-608x608.jpg46 : Julia Holter
- Ekstasis

Ekstasis de Julia Holter fait partie des plus beaux ovnis de l'année 2012. La jeune chanteuse américaine y déploie un chant sensuel plein d'envolées aussi lyriques que mélodiques. Essentiellement basées sur des nappes électroniques, ses compositions pop prennent tour à tour des airs enjoués, planants ou mélancoliques. Des divagations d'une parfaite étrangeté qui, par leur beauté, méritent bien le nom d'extase.



Liars-WIXIW1.jpg47 : Liars
- WIXIW

Douze ans plus tard,
les Liars sont toujours là. Inventifs, surprenants.
Les concerts du combo américain sont de véritables boules d'énergies quand leurs disques alternent des plages lumineuses et d'autres plus obscures, entre transes électroniques chamaniques et ballades pop. WIXIW impose un peu plus cet art délicat du songwriting loin des sentiers battus de la concurrence. Pas de raison d'arrêter de les suivre en si bon chemin.



yanwagner.jpg48 : Yan Wagner
- Forty Eight Hours

On a considéré un temps intégrer à ce classement Vitalic et son Rave Age tapageur puis Rone et son séduisant Tohu Bohu. C'est finalement le jeune Yan Wagner qui les a coiffés sur le poteau. Forty Eight Hours, son premier album, démarre sur les chapeaux de roues avec des nappes à la Kraftwerk pour accrocher par la suite autour de sa voix grave des sons plus new wave années 1980 parfaitement remis au goût du jour. Etienne Daho vient apporter sa bénédiction au tout.
Le début d'une belle histoire.



The-Hundred-in-the-Hands-Red-Night.jpg49 : The Hundred
in The Hands

- Red Night

Il y a deux ans, leur premier album intégrait notre Top 10. Ce que
son successeur perd en efficacité pop est compensé par une saisissante atmosphère de mystère. Touffu et vaporeux, Red Night bénéficie d'une production sophistiquée mêlant riffs rock et pulsions électroniques, mais surtout de la voix claire d'Eleanore Everdell, toujours aussi ensorcelante. Dommage que certains morceaux manquent un peu leurs effets. D'autres auraient gagné à davantage de concision.

Galette-Benjamin-Biolay-Vengeance.jpg50 : Benjamin Biolay
- Vengeance

Le parcours était sans faute depuis Négatif. Disons que Vengeance, le nouvel album de Benjamin Biolay nous laisse un peu sur notre faim. Peut-être sommes-nous seulement bêtement moins sensibles à sa douce célébration épicurienne ("Aime mon amour", "Profite") qu'à ses pics de noirceurs. On retiendra néanmoins une production toujours au top, quelques featurings inspirés comme Orelsan sur "Ne Regrette rien" et le bouleversant "Personne dans mon lit" qui ne cesse de nous trotter dans la tête.

29/12/2009

Top 100 des années 2000 : 21-25

Top 100 de mes albums favoris des années 2000, on ne s'arrête pas là. Pour rappel, seule contrainte, on a préféré limiter le nombre d'entrées par artiste à deux, histoire de ne pas se retrouver avec toute la discographie de Radiohead. Aujourd'hui, les places 21-25.

KidB

klaxons-myths-of-the-near-future12.jpg21 : The Klaxons -
Myths of the near future (2007)

La vague fluo a déferlé sur l'année 2007 emmenant avec elle un drôle de groupe britannique adepte d'un mélange de pop et d'électronique très dancefloor. Les Klaxons inventaient là la musique de ce début de XXIe siècle, festive, fragile, remuante. De quoi en avoir plein la tête et plein les jambes avec un petit vernis de noirceur pour tenir le tout. Ici, "Atlantis to Interzone" et "As above so below".

 

white_blood_cells.jpg22 : The White Stripes -
White Blood Cells (2001)

Figures de proue et précurseurs du retour en grâce du rock à guitare, les White Stripes se démarquent par leur attachement à des musiques plus anciennes comme le blues, remises ici au goût du jour à coup de gros riffs électriques. Plus qu'"Elephant" et son indémodable "Seven Nation Army", on préfère le précédent "White Blood Cells" et ses seize pépites accrocheuses comme "Fell in Love with a girl" et "The Union Forever".

 

antony-crying_light-album_art.jpg23 : Antony and the Johnsons -
Crying Light (2009)

Après le succès du lacrymal "I am a bird now", Antony a récidivé cette année avec un nouvel album tout aussi beau, distingué et en phase avec les préoccupations du moment, à savoir le déréglement de la planète. La voix androgyne du chanteur y est toujours aussi troublante et bouleversante et les arrangements aussi soignés. Ici, les titres "One dove" et "Her eyes are underneath the ground".

 

thom-yorke-the-eraser-365177.jpg24 : Thom Yorke -
The Eraser (2006)

Non content d'être le chanteur d'un des groupes les plus célébrés de la planète, Thom Yorke est aussi l'auteur d'un des albums électroniques les plus remarqués de la décennie. On retrouve sur "The Eraser" toutes les obsessions du Britannique et son goût pour les vocalises touchantes. Un disque électronique qui parvient à prendre aux tripes et à toucher au coeur. Ici, les titres "Harrowdown hill" et "Black Swan".

 

benjamin-biolay-superbe-L-1.jpeg25 : Benjamin Biolay -
La Superbe (2009)

Avec son dernier double album "La Superbe", sorti cet hiver, Benjamin Biolay a prouvé qu'il savait tout faire, maniant tous les genres (pop, rock, electro, hip hop) et tous les tons avec envie et délectation. Une démonstration de force entêtante qui plonge en plein dans nos faiblesses et offre au passage un des plus beaux titres de l'année avec "Ton Héritage", accompagné ici de "Brandt Rhapsodie" en duo avec Jeanne Cherhal.

15/12/2009

Top 100 des années 2000 : 61-65

Top 100 de mes albums favoris des années 2000, étape suivante. Pour rappel, seule contrainte, on a préféré limiter le nombre d'entrées par artiste à deux, histoire de ne pas se retrouver avec toute la discographie de Radiohead. Aujourd'hui, les places 61-65.

 

Metric.jpg61 : Metric - Old World Underground,
Where are you now ? (2004)

Leur apparition dans le film "Clean" d'Olivier Assayas nous a fait l'effet d'un électrochoc. Sexy en diable, le rock des Canadiens de Metric et ses refrains accrocheurs était fait pour nous. Une lune de miel confirmée en 2004 avec la sortie de l'album "Old world underground, where are you now ?" et ses nombreux tubes, dont "Succexy" et "Hustle Rose".

 

Biolay a origine.jpg62 - Benjamin Biolay -
A l'origine (2005)

En écoutant les douces ballades amers de "Négatif", on ne se doutait pas du saut qualitatif que nous préparait Benjamin Biolay avec l'album "A l'origine". Nourri de nombreuses influences pop voire hip-hop, le chanteur s'y libérait du cadre de la chanson française pour défricher de nouveaux territoires plus sombres que jamais. Depuis, Biolay représente pour nous à peu près ce qu'il se fait de mieux chez nous parmi la nouvelle génération. Ici, les titres "A l'origine" et "Même si tu pars".

coldplay-blood-to-the-head.jpg

 

63 : Coldplay - A Rush of blood
to the head (2002)

On avait pris le wagon des "Parachutes", bel album de pop joliment troussé puis vint "A Rush of blood to the head", le disque qui a commencé à mettre en valeur ce qu'on aime bien chez Coldplay, à savoir ses belles partitions de guitares parfois étranges, ce romantisme très premier degré. Les Britanniques quittaient doucement l'adolescence pour l'âge adulte du rock FM et s'ouvraient par là même le chemin du succès. Ici, les titres "Politik" et "A Rush of Blood to the Head".

 

Black Kids.jpg64 : Black Kids -
Partie Traumatic (2008)

Ils sont jeunes, énergiques et leur pop est un des trucs les plus entraînants que l'on ait entendu l'année passée. Je veux parler des Américains de Black Kids qui n'ont peut-être pas connu la popularité qu'aurait mérité leur premier album "Partie Traumatic", ses synthés années 1980, ses guitares tranchantes et ses refrains accrocheurs comme pas deux. Du rock calé pour le dancefloor, on adore. Ici, les titres "Partie Traumatic" et "Listen to your body tonight".

 

interpol-793616.jpg65 : Interpol - Turn on
the bright lights (2002)

Le plus britannique des groupes de rock new-yorkais, Interpol, sortait en 2002 un premier album de new wave remis au goût du jour, à l'imagerie et l'atmosphère bien sombre. S'y révélait la voix ténébreuse de Paul Banks,quelques lignes de guitares bien grésillantes et des rythmiques aussi douces que bien tenues. Ici, les titres "Untitled" et "Obstacle 2".

29/10/2009

Benjamin Biolay tient bon les cordes

BenjaminBiolay.jpg

Benjamin Biolay – La Superbe (J’AIME : A la folie)

Vingt deux chansons. Plus d’une heure trente de musique. Benjamin Biolay livre avec le double album « La Superbe » une œuvre touffue qui synthétise parfaitement les chemins explorés par l’artiste depuis ses débuts en 2001 avec « Rose Kennedy ». On retrouve ici intacts cette maîtrise des cordes qui a fait la marque du chanteur et ce goût des arrangements soignées capables de visiter une multitude de territoires.

Paris, Buenos Aires, Normandie, Lyon. Pop, rock, jazz, rap, électronique. « La Superbe » s’ouvre à tous les horizons, nourrie de voyages, de musiques et de rencontres. Benjamin Biolay s’y fait tour à tour aimant, amer, mélancolique ou colérique entre ballades lumineuses et descentes aux enfers. Sa voix alterne ainsi parlé et chanté, agressivité et douceur, variant à l’envie les débits. De même, tous les niveaux de langages sont passés à la moulinette. On s’y fait niquer sa race avant d’être pris un peu plus tard d’un soufflet vaniteux.

Désenchantement amoureux

Si les mélodies composées à la guitare, au piano ou au synthé ont en partie gagné en légèreté, les textes eux restent très sombres. Avec « La Superbe », Benjamin Biolay se fait d’abord le chantre brillant du désenchantement amoureux. Vanité, jalousie, vice, alcool, violence, perte des illusions, tourments… Les maux se suivent et se ressemblent. Tragiquement. Tous décrits avec une troublante crudité. « Dès vingt heures trente / […] / Je n’ai pas de cœur, je n’ai que ma queue », clame le chanteur sur « Tout ça me tourmente ».

Benjamin Biolay met au passage plusieurs fois dans le mille. Passées les très belles envolées de « La Superbe » en ouverture, « Ton héritage » bouleverse avec sa description des tares de caractères léguées à un enfant. « Night Shop » raconte l’amour comme un soleil qui illumine la nuit. Quant à « Brandt Rhapsodie », chanté à deux voix avec Jeanne Cherhal, il suit un couple des débuts à la séparation à travers les petits messages laissés à la maison. Glaçant. Sur le second disque, « Assez parlé de moi » est une comptine électronique enlevée qui contraste avec et le pesant « Jaloux de tout » et le bien triste « raté » : « Jamais personne ne me rejoint / Personne / ni rien »…

KidB

La Superbe :

Padam / Night shop :

Lyon presqu'île / L'ombre et la lumière :

18:43 Publié dans Chanson, pop | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : benjamin biolay

 
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