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13/12/2012

Top album 2012 : 41-45

images.jpeg41 : Passion Pit
- Gossamer

Les amateurs de friandises pop acidulées ont trouvé un bon filon chez les Américains de Passion Pit. Gossamer (pour léger donc), leur deuxième essai, regorge de refrains à reprendre en chœur, de mélodies tape à l'œil pas loin de la faute de goût et d'accélérations fulgurantes. Avec toujours la même visée : apporter une dose d'euphorie pour réénchanter le quotidien. Langoureux, le disque offre pourtant en creux une douceur qui frôle parfois la mélancolie. Joli deuxième effet kiss cool.



Luxuryproblems.jpg42 : Andy Stott
- Luxury Problems

Disque lancinant, Luxury Problems impose une musique électronique des plus sensuelles à l'aide de très peu d'effets : une voix féminine aux mystérieuses incantations, des rythmiques répétitives entêtantes, quelques distorsions bien sombres. Andy Stott livre là un album qui s'infiltre dès les premières notes dans le cerveau de son auditeur pour ne plus le lâcher. Son étrangeté n'a d'égale que sa beauté.



Booba.jpg43 : Booba
- Futur

Fanatique de nouveaux sons, le rappeur français installé à Miami balance une floppée d'instrus très réussies sur son nouveau album Futur (Wesh Morray, Kalash, Maître Yoda…) Les thématiques sont toujours un peu les mêmes, mais le sens de la punchline et des contorsions de langage reste bien plus aiguisé que la moyenne. Sans nous mettre K.-O., Futur fait bien le job avec un sens du métier qui au fil des albums force tout de même le respect. 

violens-true.jpg44 : Violens
- True

Difficile de ne pas tomber sous le charme de True, le deuxième album de Violens, à l'écoute du morceau d'ouverture : Totally True. Guitares scintillantes, douceur du chant, tempo échevelé… le titre approche une sorte de perfection pop. La suite n'est pas toujours à la hauteur mais recèle suffisamment de beaux moments pour compter ses New-Yorkais comme un des groupes qui pourraient bien durer.



discipline.jpg45 : Rubin Steiner
- Discipline in Anarchy

Le Français Rubin Steiner fait preuve d'un éclectisme qui lui va à ravir. On l'avait découvert le temps d'un Major Drum totalement barré entre slow hispanisant et bombes taillées pour le dancefloor. Sept ans et quatre disques plus tard, Discipline in Anarchy se refuse toujours à choisir entre électro tapageuse, énergie rock et plages sensuelles. Alors faisons simple. On garde tout.

18/12/2010

Top 50 de l'année 2010 : 26-30

Chaque année sortent des centaines et des centaines de disques différents, dont on a le temps d'écouter qu'une partie. Beaucoup nous laissent indifférent, certains nous étonnent et quelques uns nous accrochent, pour quelques jours, de longs mois, voire plusieurs années. Voici donc le classement des 50 albums qui m'ont accompagné tout 2010. Les places : 26-30.

KidB

flying-lotus-cosmogramma-1-508x508.jpg26 - Flying Lotus :
Cosmogramma

Attention à ne pas se vriller quelques neurones. Avec son nouvel album Cosmogramma, Flying Lotus propose un patchwork de sons, de textures et de rythmes au sein de compositions électroniques aussi courtes que démesurées. Un bouillon de vie comme peu sont sortis cette année autour d'un univers touffu, sombre et urbain. Presque une galaxie à lui tout seul. Immense.

 

thedrums.jpg27 - The Drums :
The Drums

Le plus conservateur des groupes pop de l'année, mais pas le moins brillant. The Drums s'est fixé un drôle de programme : composer un disque où les chansons se ressembleraient toutes, faites avec les mêmes instruments, dans les mêmes tons, mais au final quand même différentes. Un art de la contrainte payant à écouter "Let's Go Surfing", "Best Friend" ou "Forever and amen". Une pop faussement joyeuse et vraiment adolescente. Ca mérite bien quelques roulements de tambours.

 

booba-lunatic-2010.png28 - Booba :
Lunatic

Le roi de la punchline frappe encore et ses coups sont affûtés. Booba pousse très loin sur Lunatic ses étranges collages aussi bien d'images que de sons piochant dans diverses langues et références culturelles d'aujourd'hui. Les thématiques tournent parfois un peu en rond mais peignent le portrait d'un personnage plus complexe que le cliché gangsta auquel il est souvent réduit. Les prods, elles, virent très électroniques pour un résultat glaçant.

 

Zola_Jesus_-_Stridulum_II_-_Cover.jpg29 - Zola Jesus :
Stridulum II

Noir, c'est noir, mais que d'espoirs. La pochette de l'album de Zola Jesus donne le ton, on n'est pas là pour rigoler. Sa pop de chambre faite de quelques percussions et notes de synthés minimalistes laisse toute la place aux envolées de sa voix pour porter avec gravité l'absence, la folie, la nuit. Puis peu à peu, au milieu de toute cette noirceur, d'improbables lueurs de beauté emportent le morceau. Un talent très singulier.

 

pe-caribou-swim.jpg30 - Caribou :
Swim

Si l'on devait ne choisir qu'un seul mot pour décrire Swim de Caribou, ce serait sans doute : catchy. Le Canadien donne des atours sacrément accrocheurs à ses compositions électro-pop qui cherchent moins à nous remuer les pieds qu'à se loger pour de très longues heures dans nos têtes. Elles se permettant pourtant d'étranges chemins de traverse, amenant ça et là des cordes, des ponts plus inattendus. Une belle inventivité.

22/08/2009

Booba, bon rapport d'autopsie

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Booba – Autopsie Vol. 3 (J'AIME : Bien)

« Pourquoi frime-t-il autant ? Pourquoi est-il si méchant ? » L’énigme Booba s’épaissit un peu plus avec la sortie cet été de la mixtape « Autopsie Vol.3 ». Le disque aligne 22 morceaux rap mais aussi reggae et R’N’B (et 3 instrumentaux en bonus). Le rappeur français pose sa voix sur 14 d’entre eux, servis par l’efficace production électro de DJ Medi Med. Et se dévoile ici un peu plus insaisissable, maniant aussi bien le premier que le second degré sur des beats lourds et des synthés criards.

Passons d’abord sur les huit morceaux de ses invités. On retiendra la belle intro et ses tonalités festives venues d’Afrique et des Caraïbes, le réussi gimmick « Trashhh » de Despo Rutti et la convaincante tentative R’n’B « Ride » signée Naadei. Pour le reste, peu de surprises sinon de nouvelles variations peu convaincantes ou maladroites sur la réussite par l’argent en banlieue ou les difficultés liées au statut d’immigrés.

Mégalo, vulgaire et inventif

Booba, lui, revisite les mêmes thèmes mais avec un humour et une écriture musicale qui le place de nouveau un cran au-dessus. « J’ai les couilles en or / je passe pas le détecteur de métaux » (« A3 ») et « Ce n’est pas que j’aime pas me mélanger / mais disons que les aigles ne traînent pas avec les pigeons » (« Rats des villes ») font ici partie des saillies les plus réussies d’un rappeur mégalo, volontiers vulgaire et mysogine, à l’écoute de son époque (« je suis dans mon living room / Je vends des ringtones ») et toujours inventif (l’ingénieux refrain « shalom, salam, salut »).

Le flow, lui, se fait toujours aussi lent, tantôt coulant, tantôt légèrement haché, remanié avec intelligence et une véritable efficacité dancefloor par le DJ Yuksek sur le remix de « Salade, tomates, oignons ». Très marqué par le destin du peuple noir, Booba cite au côté Rosa Parks et Martin Luther King, Harry Roselmack et Barack Obama. Preuve que les choses sont en train de changer mais pas pour tout le monde. « La vie en rouge » touche en collant aux pensées désabusées d’un jeune déscolarisé : « Je ne sais rien faire de mes mains à part sécher mes larmes ». Booba, c’est aussi ça.

KidB

Double poney :


La vie en rouge :

15:02 Publié dans Rap | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : booba

 
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