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05/07/2010

Eurockéennes : Yeah Yeah Yeah !

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Ce dimanche, je commence ma journée à l’espace presse par une interview de The Drums. Le groupe est détendu, Tout comme Julian Casablancas qui se laisse prendre en photo avec des fans. Feuilleton du début de journée, la conférence de presse de Mika sans cesse repoussée de 18 h à 20h15. Premier concert donc The Drums sur la grande scène. Il est drôle de voir à quel point le jeune groupe américain semble indifférent à son style, enchaînant sur scène les poses qui ne ressemblent à rien. A leur image, leur pop a à la fois un côté bancal et séduisant. Le son est fort, les mélodies s’enchaînent et Let’s go surfing agite un peu la foule. Puis le groupe s’arrêtera d’un coup, quittant la scène comme il était venu, après un set un peu court.

Retour à l’espace presse, finalisation de mon papier sur les labellisés Kitsuné. J’apprends que le set de The Specials la veille au soir était apparemment bien raté. Grosse ambiance à l’inverse pour Sexy Sushi. Bon c’est décidé, l’an prochain, je ramène mon clone. Je file ensuite attendre Julian Casablancas sur la grande scène. Moi qui n’ai jamais vu les Strokes en concert. Malgré quelques problèmes de gorge, l’Américain donne un concert très réussi mêlant ses propres compositions à celles des Strokes. Casablancas bénéficie du soutien d’un large groupe de musiciens bien rodés. Et de la variété de style des morceaux. Le son est puissant. Je m’excite sur « Automatic Stop » en ouverture, River of Brakelights »… Le public est jeune. Mo, j’avais 20 ans en 2001 pour le premier album des Strokes. Là aussi, Casablancas ne s’éternise pas sur scène. On crie au rappel en vain.

Viens ensuite le grand moment attendu : revoir LCD Soundsystem auteur il y a quelques années d’un concert vraiment mémorable pour moi en clôture de la Garden Nef Party à Angoulême. Si son set cette année n’atteindra pas ce niveau d’excellence, il s’en approchera quand même sacrément. Cette heure passée sous le chapiteau reste pour moi le meilleur concert des trois jours. Incroyable puissance du groove, un rare sens de la durée avec toujours cette manière de répéter les motifs à l’infini insufflant peu à peu plus d’intensité dans la voix, l’instrumentation. La foule est galvanisée. Nous voilà pris dans la transe conclut par une énorme version encore de son titre « Yeah ». Yeah, yeah, yeah, yeah, yeah, yeah, yeah, yeah...Totalement jouissif.

Mika très relax

Je me fais un peu désirer auprès de la tête d’affiche Mika en allant d’abord faire un petit tour du côté des Français de Gablé. Leurs performances bricolo-humoristico-rock séduisent toujours autant passant à la moulinette l’amour, la mort. Les adeptes sont conquis. J’aperçois ensuite très brièvement le chanteur de Wovenhand assis sur sa chaise sur la scène de la plage. Son folk habité donne envie de rester un peu plus, mais cette journée est quand même une bonne occasion de se confronter au phénomène Mika. Sans regret tellement son show pop est réjouissant. Décor coloré (des arbres, des plantes, une tête de mort…), personnages déguisés… le chanteur donne littéralement vie à son univers enfantin. Surtout, Mika se révèle un performer hors pair sans cesse entrain de se donner à fond pour mieux partager ses petites histoires avec le public. Les mélodies pop sont à l’avenant et si quelques excès de guimauve sont un peu difficile à digérer à la fin et son tube « Relax » ne reste plus qu’une envie : s’amuser avec lui.

sors beaucoup moins convaincu d’une demi-heure de concert d’Empire of the Sun. Les aspects les plus mélodiques du groupe sont estompés par des rythmiques grossières et un son très métallique. Si une équipe de danseurs aux tenues futuristes assure le show, les machines ont finalement trop pris le pas sur l’humain pour me toucher. Un peu tout l’inverse de l’aspect chaleureux des concerts de James Murphy. Quitte à entendre chanter les machines, autant aller écouter les Fuck Buttons qui livrent un set totalement fascinant de musique vrilllée à base d’effets de distorsions et de rythmiques cassées. Une musique, inventive, libre, dont on suit le moindre battement pour se laisser emporter dans la transe. Un autre beau moment de ses Eurockéennes.

Pour conclure ces trois jours, on commence par faire un tour du côté de Massive Attack et leur belle musique à la fois dépouillée et sensuelle. Celle-ci allie textures électroniques et instrumentations rock pour un résultat touchant et sombre, témoin du combat de ce qu’il reste d’humain contre l’aliénation qui nous guette. Derrière le groupe, des mots sont projetés sur l’écran géant. Cicatrices, peur… Comme une fenêtre passionnante sur le monde qui nous entoure. Beaucoup plus binaires, les Bloody Beetroots mettent le feu au même moment en passant de plages mélodiques à un déchainement sonore permettant aux festivaliers de lâcher l’énergie qui leur reste. Chaque nouvelle montée est attendue avec l’envie de tout donner. Je danse doucement au bord de la scène. Temps de partir. Rock’n’roll.
KidB

04/07/2010

Eurockéennes J3 : Demandez le programme

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Belfort suite et fin ce dimanche. Le programme en vidéos :

14:20 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurockéennes

Eurockéennes : Comme un éclair dans la nuit

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A 21h15, je rate le show de reformation des Specials pour assister au début de la création d’Hindi Zahra autour des musiques du monde. Sur scène de nombreux musiciens et chanteurs rendent un hommage touchant au Maghreb. Mais rapidement, Memory Tapes m’appelle sur la toute petite scène à l’entrée du site. L’Américain, auteur du superbe album d’électro pop « Seek Magic », donne à Belfort un de ses rares concerts en France. Le chanteur-compositeur est accompagné sur scène d’un batteur qui met parfaitement en valeur la force des rythmiques de ses morceaux. Lui impulse mélodies et groove avec sa guitare, aidé de bande magnétique. Si la voix de Dayve Hawke affiche quelques faiblesses en début de set, la tête pensante de Memory Tapes prend peu à peu confiance et livre quelques morceaux de toute beauté comme « Bicycle », « Stop Talking ». Dans les premiers rangs, les gens dansent le sourire aux lèvres. Tous conscients de profiter d’un trésor encore bien caché.

Le génie de The XX, lui, a bien été mis au jour. La pop minimaliste des Britanniques séduit un très large public sur la scène du chapiteau. Me voilà donc à taper des mains pour accompagner les lentes montées de guitares et ses refrains à fendre le cœur. Les jeux de lumière autour du noir et blanc ajoutent à l’ambiance pleine de mystères. Pas de folie à attendre du groupe toutefois. Mais avec ces chansons là, on leur pardonne mille fois.

C’est maintenant l’heure des têtes d’affiche mais aussi de l’orage qui se met à tomber à très fortes gouttes. Une partie du public décide de s’en aller. Une autre va s’abriter sous le chapiteau. La majorité brave le mauvais temps pour assister le show de The Hives. Je file vers le petit pré-carré réservé à la presse et aux VIP, qui a le double mérite de donner un bon point de vue sur la scène et d’offrir un sol en dur qui me permettra d’éviter la boue.

Orage tapageur

Heureusement, la pluie s’arrête assez vite. Heureusement, les Hives savent assurer le show mêmes si les longs bavardages du chanteur cassent un peu le rythme. « Main Offender », « Hate to Say I Told You So », « Idiot Walk », « Tick Tick Boom »… le groupe aligne les riffs réjouissants et refrains à reprendre en cœur et présente deux nouveaux titres de leur album à venir. Le premier, « Bad Call », gentiment humoristique, est un des pires trucs que l’on ait entendu de la soirée. Le second, dont je n’ai pas retenu de titre, un des plus réussis. Du pur Hives plein de fougue. Allez savoir. A noter tout de même, un court incident de jeter de piles à signaler.

Je cours m’abriter ensuite sous le chapiteau pour le concert de Ghinzu. Les Belges donnent un set très réussi plein d’allant et d’énergie, variant les effets entre ouvertures mélodiques au clavier et puissances des rythmiques. Avec en bonus quelques tubes en puissance comme le « Do You Read Me ». Leur mélange de rock et de petites touches d’électronique est des plus affûtés. La foule est ravie. Moi, je danse doucement à l’abri pour éviter la pluie.

Qui s’arrête juste à temps pour la folie Vitalic. L’artiste électro français livre en clôture de la journée sur la grande scène un show aussi jouissif que tapageur. Accompagné d’un beau jeu de lumières. Ca tape fort. Et le public en redemande. Moi aussi sur le pré-carré VIP qui s’est cette fois bien rempli. Les gens sautillent, dansent. Vitalic enchaîne les morceaux de ses albums multipliant à l’envie les poussées d’adrénaline. Que la fête continue.

KidB

12:33 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : eurockéennes

Eurockéennes : de l'efficacité dans l'air

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J’arrive sur le site de Malsaucy aux environs de 17 h, le temps de rater le concert du Prince Miiaou et de prendre en cours la chevauchée rock des Bewitched Hands on the Tops of Our Heads, dont le premier album devrait enfin voir le jour à l’automne. Le groupe originaire de Reims la joue serré laissant d’abord parler le collectif et sa terrible énergie rock. Ca balance du « Motherfucker » pour galvaniser la foule avant de lâcher les rênes des guitares. Fée électricité.
 
Rien à redire non plus des Canadiens de Broken Social Scene qui livrent un set aussi sobre que réussi avec double batterie pour faire bouger les pieds et un mur de guitares qui remue la tête. Ca joue fort et bien. Fort bien. Quelques minutes plus tôt, j’assiste à la fin du set d’Oy qui chante sur des samples et des boucles de voix. Un peu plus étonnant que le bon show de la Belge Selah Sue qui se place dans cette veine de chanteuse entre folk, soul et rap. Le résultat est entraînant, mais un poil lisse. Son premier album est à venir.
 
C'est l'escalade
 
Quelques minutes du set entraînant de l’électro rock des Colt Silvers et leurs looks rigolos avec des touches de fluo, je longe ensuite le show d’Emilie Simon pour aller retrouver le chanteur des Serena Maneesh en interview à l’espace presse. A 19, je dois enchaîner sur une rencontre avec Memory Tapes mais aucune nouvelle du musicien. Vingt appels sur le répondeur de l’attaché de presse plus tard, je me résous à aller voir Airbourne, AC/DC en plus jeune en gros, dont le principal fait d’armes restera l’escalade par le guitariste du groupe de la structure métallique de la scène avec solo de guitare à 20 mètres de haut. AIR-Bourne, quoi. Bourne dans les airs.
 
Je file ensuite vers la scène loggia pour retrouver les Norvégiens de Serena Maneesh. C’est sur scène que la filiation shoegaze du groupe est finalement la plus évidente. Guitares jouées très fort avec un tas de distorsion recouvrant la voix du chanteur, longues plages instrumentales, mélodies bousculées par la force du bruit… Le groupe cite sur scène Baudelaire, Satie, Debussy et Monet et s’offre un final à la Sonic Youth avec guitares trainées sur le sol pour créer de drôles d’effets. Belle radicalité.
Kidb

10:40 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurockéennes

03/07/2010

Eurockéennes J2 : Demandez le programme

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Reprise des hostilités à Belfort ce samedi. Le programme en vidéos :

 

 

 

14:40 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : eurockéennes

Two Door Cinema Club : "Il est temps de travailler sur de nouveaux morceaux"

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Quelques minutes après leur concert aux Eurockéennes, rapide rencontre avec Two Door Cinema Club par l'intermédiaire de leur chanteur, Alex Trimble.

Vous êtes contents du concert ?

Oui. Il faisait très très chaud sur la scène. Mais c'est agréable de se rendre compte que les gens commencent à connaître vos chansons, les paroles. Il y avait une belle énergie.

Les morceaux de votre premier album, "Tourist History", semblent tailler pour le live ?

Oui, en composant, on essaie de garder cela en tête. On fait très attention à la structure, aux compositions. Toutes nos chansons sont pensées pour la scène.

Avec un goût des refrains à reprendre en choeur et des mélodies...

C'est ce qui pour moi fait une grande chanson pop. C'est quelque chose qui nous intéresse.

Mais aussi un côté très dansant...

Quand on a commencé on avait pas de batteurs. On travaillait avec des beats électroniques. Cette recherche du groove, c'est quelque chose qui est resté dans notre musique.

Rencontrer le Prince Charles au festival Glastonbury, ça fait quoi ?

C'était totalement surréaliste. Il ne nous connaissait pas, mais on a pu discuter un peu. Un moment vraiment très étrange.

Vous êtes des passionnés de football, vous misez sur qui ?

On fait des paris dans le groupe. Celui qui aura le plus de point va ramasser un sacré paquet d'argent. Moi, au début de la compétition, j'avais misé sur la France. C'est bien raté.

Pour vous c'est quoi la suite ?

On a encore tout un tas de festivals à jouer cet été mais d'abord la semaine prochaine on va passer quelques jours dans un studio au pays de Galles. Il est temps de travailler sur de nouveaux morceaux. Le résultat est légèrement différent du premier album mais ça ressemblera toujours à du Two Door Cinema Club. Je crois qu'on est devenus d'un peu meilleurs musiciens.

Recueilli par KidB


Eurockéennes : Et je bounce, bounce, bounce

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Après une courte interview de Foals, une heure avant leur concert, je me replonge dans la foule, longe le show des Black Keys. Sur la scène du chapiteau, le groupe travaille une version moderne du blues, électrifiée comme pour les Dead Weather, mais à la morgue du groupe de Jack White, les Américains préfèrent injecter une bonne dose de pop. La formule est rejouissante.

Plus réjouissant encore, je me retrouve quelques minutes plus tard sur la scène Loggia pour la fin du concert de Bomba Estereo. Le groupe colombien mené par la pétillante Liliana Saumet mêle chant hip-hop déversé à toute berzingue, rythmiques tribales et instrumentation rock. En moins de deux secondes, je me retrouve à danser dans une ambiance bonne enfant. La chanteuse, elle, sautille, repart de plus belle, galvanise la foule. Puis invite une dizaine de spectateurs à monter sur scène avec elle. Le service de sécurité est vite débordé, alors qu’à côté de moi, un converti se lance dans une danse aussi loufoque que jouissive. Il faut quelques minutes pour faire un peu le ménage sur la scène, le spectacle continue. Avec une joie communicative. La belle surprise de cette première journée.

A quelques mètres de là, Chromeo finit son set électro pop avec efficacité et obtient un rappel. Ca danse doucement sur la plage, moi je file voir les Kasabian. La prestation du groupe britannique montre autant le chemin parcouru par le groupe que celui qu’il reste à faire. Si les chansons sont presque taillées pour les grandes scènes, le groupe manque un poil de mouvement, de charisme pour totalement emporter le morceau. Trompettes, légers bidoullages électroniques, guitares enlevées, l’ensemble est

Un talent afoal(s)ant

Du charisme, ce n’est pas ce qui manque aux Britanniques de Foals qui ont livré un des sets les plus accomplis de cette première journée. Grain de folie, groove pour faire danser les foules, richesse et inventivité des mélodies… Le groupe d’Oxford a déjà tout d’un grand se permettant d’attaquer son hymne bondissant « Cassius » en début de concert. Les morceaux des deux albums s’enchaînent avec passion et le chanteur Yannis Philippakis finit par se jeter dans la foule. Je sautille comme un fou. Pris par l’entrain du groupe.

Du coup, Charlotte Gainsbourg sous le chapiteau, c’est raté pour moi. A peine le temps d’entendre les dernières notes de « Couleur Café ». Je file donc sur la grande scène pour le show Jay-Z. Un compte à rebours prépare les spectateurs à l’arrivée du rappeur. Pour bande son, le « Smell Like Teen Spirit » de Nirvana. Le mec a le sens du spectacle et le prouve très vite à l’aide d’écrans géants époustouflants et d’un flow sachant manier tous les débits avec aise. Jay-Z offre ainsi un grand show populaire où guitares, claviers et cuivres s’entrechoquent avec ses mots. Ils samplent U2, les Doors, les White Stripes. Un pied dans le rap, un autre ailleurs. Et « Run This Town », « 99 Problems », « Empire State of Mind »… Les tubes ne manquent pas et la foule bounce. En un mot : Respect.

Avant même le rappel, je file voir les Hot Chip sous le chapiteau. Le groupe d’électro-pop a bien remanié ses morceaux pour la scène accentuant notamment toutes les percussions. Un travail qui fait mouche sur certains morceaux, mais en rend d’autres presque méconnaissables. Pas de quoi doucher mon enthousiasme. « Over and Over », « One Life Stand », « I Feel Better …. Difficile quand même de résister à l’attrait de la danse. Fatigué mais ready for the floor.

Sauf pour la déception Missy Elliott. Programmée en toute fin de soirée, la rappeuse et ses acolytes passent plus de temps à essayer de galvaniser la foule qu’à assurer le show. Vite, on jette l’éponge. En attendant la suite.

KidB

12:27 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurockéennes

Eurockéennes : Comment je me suis fait planter par ce sataniste de Jack White

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Dès 15 heures, les esprits s’échauffent dans la navette qui me mène vers le site de Malsaucy. Gentiment. Avec quelques cris et des chants. Il faut dire que le soleil tape dur sur Belfort. Le temps de récupérer mon bracelet presse, je file vers l’espace dédié aux journalistes. Peu de monde pour la conférence de presse des BB Brunes. Encore moins quelques minutes plus tard pour celle de la création de Sophie Hunger, Piers Faccini et Patrick Watson qui désertent vite l’endroit.

Une interview de Rox dans la boîte, j’apprends que les Dead Weather avec qui j’avais rendez-vous à 17 heures sont coincés à Mulhouse. La prod du festival devait leur envoyer un bus qui n’est jamais arrivé ! Le super groupe de rock n’arrivera à Belfort que quelques minutes avant de monter sur scène. L’heure de promo prévue annulée.

A 17 heures, je file donc assister à mes premiers concerts. A savoir le final de Suicidal Tendencies, une cinquantaine de personnes avec le groupe sur scène, et le set entier des Irlandais de Two Door Cinema Club sur la scène de la plage. Ces derniers assurent le show grâce à la simple force des dix titres de leur premier album « Tourist History », plein d’allant pop et de groove pour faire chanter et danser les foules. Encore un peu jeune, le groupe manque peut-être de confiance en soi pour complètement se lâcher. Leur tube « I Can Talk » en final suffit en tout cas à emballer l’affaire. Deux pieds décollés du sol, c’est pesé. Pendant le concert, une cuvette de toilette passe de main en main accompagnée d’un serpent. A la fin, le cri d’une dizaine de personnes retentit : « Rendez-nous notre cuvette ! »

Come my Demons

J’enchaîne sur la scène du chapiteau pour la création originale de Sophie Hunger, Piers Faccini et Patrick Watson. Les trois artistes se mêlent pour reprendre chacun un peu de leur répertoire accompagné d’un grand orchestre avec cordes, cuivres, guitares, batteries, chœur… Le concert atteint des sommets sur un entrainant « Comme My Demon » scandé avec énergie au mégaphone par Patrick Watson.

Avant même la fin de leur prestation, me voilà déjà quelques mètres plus loin sur la scène loggia pour le concert de Baroness. Sur le très peu que j’ai vu, le groupe de métal se perd dans une intro lancinante interminable avant que les guitares prennent les devants un peu dans tous les sens. Pas le temps malheureusement de plus approfondir.

Il est déjà 18 heures, temps de retrouver en interview les Two Door Cinema Club puis The Dead Weather sur la grande scène. Jack White s’y révèle véritable homme à tout faire passant allégrement de la batterie à la guitare et au chant. Jusqu’au cours du même morceau. A son habitude, Alison Mosshart est des plus troublantes derrière le micro. Le groupe, tout habillé de noir, lui, s'en donne à coeur joie pour livrer à la foule un blues élécritifié lourd, sexy et macabre à coups de grands riffs de guitares. A elle seule, l'ouverture du morceau "Die By The Drop" fouterait presque les jetons.

KidB

09:53 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : eurockéennes

02/07/2010

Eurockéennes : BB Brunes tient la route

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Quelques minutes avant d'ouvrir la grande scène des Eurockéennes où se produiront ensuite The Dead Weather et Jay-Z, les BB Brunes font le point sur leur grande tournée des festivals de l'été par la voix de leur chanteur, Adrien Gallo.

"C'est la toute première fois qu'on joue aux Eurockéennes. Une fois notre concert fini, on espère bien aller voir The Dead Weather, Jay-Z et Missy Elliott. On défend ici notre deuxième disque Nico Teen Love. Je n'aime pas parler d'album de la maturité, mais on a très certainement progressé par rapport au premier. Le disque nous a ouvert un public un peu plus adulte, un peu plus connaisseur.

Pour nous c'est un rêve de pouvoir jouer devant autant de gens. On a fait de gros trucs, Solidays, les Vieilles Charrues. Surtout, en festival, on peut rencontrer ses idoles. Nous a vu les mecs de The Hives, The Kooks, les BabyShambles. On a même joué en deuxième partie des Kills une fois.

On adore faire de le scènes. C'est un vrai défi de faire face à des gens qui ne sont pas là pour toi et d'aller les chercher. Et puis notre crédibilité, c'est sur scène qu'on l'a gagnée.

C'est un honneur pour nous qu'un artiste comme Benjamin Biolay suive notre carrière. C'est un très grand monsieur de la musique d'aujourd'hui, quelqu'un d'adorable d'humble. Comme lui, on a prouvé que la culture anglo-saxonne peut se marier avec la France.

Parmi les groupes que l'on adore le plus, il y a les Arctic Monkeys. Ils représentent quelque chose de moderne, tournés vers des influences hip-hop, mais respectueux du passé. Puis ils citent des gens comme les Strokes, qui ont su rendre le rock de nouveau intéressant pour notre génération.

En tournée, on écrit des bouts de choses, mais on a besoin de calme pour écrire. En septembre, on retournera en studio enregistrer un E.P. de cinq titres en anglais. C'est quelque chose à laquelle on tient pour se faire plaisir. C'est pour le public étranger. Et comme un bonus pour ceux qui nous suivent. Mais on continue d'écrire en Français. C'est quand même impressionnant de voir ce que des groupes comme Phoenix sont entrain de faire aujourd'hui.

Les chansons de nos deux premiers albums étaient celles de la fin de notre adolescence. Mais aujourd'hui encore, je suis inspiré par les filles et la mort. Ce sont les thèmes que tout le monde adore. De toute façon, la musique ne parle pas beaucoup d'autre chose."

Recueilli par KidB

Eurockéennes J1, demandez le programme

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C'est cet après-midi sous un soleil de plomb que s'ouvre cette nouvelle édition des Eurockéennes de Belfort. Et dès le premier jour, le festival tape fort. Petit programme en images.

KidB

14:47 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurockéennes

 
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