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28/12/2011

Top albums 2011 : 16-20


WU_LYF_Go_Tell_Fire_To_The_Mountain.jpg16 : Wu Lyf - Go Tell Fire
To The Mountain

La relève britannique a déjà ses armes bien affûtées pour faire rapidement oublier ses aînés. Parmi les groupes les plus prometteurs, la bande de Manchester Wu Lyf (pour World Unite Lucifer Youth Foundation !). Leur premier album, Go Tell Fire To The Mountain, offre une parfaite collection de chansons rock aux étonnantes structures alambiquées sublimées par un trio de voix rocailleuses qui prennent aux tripes. A la fois, lunaire et bien terrestre, Wu Lyf regarde haut, les pieds parfaitement plantés dans la boue.


Ghostpoet-peanut-butter-blues-and-melancholy-jams-2011-album-art-cd-cover-artwork.jpg17 : Ghostpoet - Peanut Butter Blues and Melancholy Jam

The Streets peut prendre sa relève tranquille, le rap britannique tient en Ghostpoet un héritier d'avenir. Son premier album Peanut Butter Blues & Melancholy Jam pose son flow profond et teinté d'angoisses sur des beats sombres. L'ambiance n'est ni à la fête ni à la rage mais à une forme d'inquiétude latente, parfaite bande-son d'une époque désenchantée mais pleine de ressources créatives. Le son des années 2010.


Girls-Father-Son-Holy-Ghost1-548x548.jpg18 : Girls - Father, Son, Holy Ghost

Plein d'allant, leur premier album, Album, sorti en 2009, nous avait charmé. Deux ans plus tard, Girls remet ça et ne nous déçoit pas. Father, Son & Holy Ghost a ce son délicieusement rétro sixties tout en restant moderne. Le duo de San Francisco reste fidèle à une certaine idée du romantisme pas nunuche pour deux sous et d'une fougue juvénile qui ne fait jamais défaut ("Die"). Dur de rester insensible plus longtemps.



destroyer-kaputt.jpg19 : Destroyer - Kaputt 

A l'heure où une bonne partie de la pop moderne ne jure que par les guitares, les machines, les claviers, les Canadiens de Destroyer menés par Dan Bejar ajoutent à cette palette déjà parfaitement maitrisée une touche smooth jazz légèrement surannée à l'aide de saxophones et trompettes. Mais on ne trouve ici nulle trace de kitsch ou de second degré, plutôt la quête d'un son tout en douceur apaisante. Un romantisme revigorant.


yuck.jpg20 : Yuck - Yuck

Cette année, il a fallu la fougue de quatre jeune londoniens pour ressusciter l'énergie de l'indie rock américain du début des années 90. Yuck alterne ainsi tubes musclés dévalant les pistes à toute vitesse à coups de bons riffs et les plages plus romantiques. Le son de guitare rappelle Sonic Youth, Pavement… Bref, le combo né des cendres de Cajun Dance Party connaît ses classiques. "Get Away" surtout offre une ouverture de toute beauté.    

30/09/2009

Sexy Girls

Girls.jpg

Girls – Album (J'AIME : Passionnément)

La sunshine pop californienne revisitée en mode shoegaze et lo-fi. A l’écoute du premier long de Girls, joliment intitulé « Album », on ne s'étonne pas d’apprendre que le groupe est originaire de San Francisco. Le duo formé de Christopher Owens et de Chet JR White a dans ses gènes le goût des lignes de guitares claires qui s’écoulent comme des vagues et des chœurs légèrement sucrés.

Mais si les compositions de Girls respirent le soleil, la surf musique et la mer, les nuages gris ne sont jamais très loin, tel l’orage chargé d’électricité placé au milieu de la chanson « Summertime ». Fièrement non enregistré en studio comme l’indique les crédits, « Album » a le charme de ces débuts imparfaits débordant d’une énergie encore mal contrôlée. Le disque porte en lui les restes d’une éthique punk qui vient salir, de manière salutaire, la joliesse des mélodies.

Un imaginaire peuplé de filles

Cette tension sans cesse palpable entre aspirations romantiques et une réalité beaucoup moins envieuse se retrouve jusque dans l’interprétation tantôt rêveuse tantôt plaintive de Christopher Owens. La voix accrocheuse du chanteur avec ses intonations de crooners a quelque chose d’à la fois très masculin et fragile. Même recouverte par des reverbs de guitares, elle reste un des principaux atouts de séduction d’« Album ».

Groupe de garçons, Girls n’a bien sûr que les filles à la bouche. Le génialissime « Lust for Life » placé en ouverture épouse ainsi le point de vue d’une femme à la recherche d’un petit ami. De « Laura » à « Lauren Marie », les nombreuses filles qui peuplent l’imaginaire du duo sont ici des promesses de bonheur très difficiles à conquérir. Mais quelque soient les obstacles, « Album » nous dit qu’il ne faut jamais renoncer. « I don’t want to cry my all life through / I want to do some laughing to / So come on come on come on and dance with me » Nous revoilà amoureux. Together. Forever.

KidB

Lust for life :

Morning Light :

Hellhole Ratrace :

16:33 Publié dans pop, rock | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : girls

 
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