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06/01/2014

Top album 2013 : 31-35

  
ShieldsBsidesCover_20130916_165440.jpeg31. Grizzly Bear - 
Shields : B-sides

Pour réussir à placer une simple collection de faces B et demo dans le Top 50 des albums de l'année, il faut soit être incroyablement doué, soit être passé complètement à côté de la tracklist de son album, laissant de côté le meilleur. A l'écoute de ce Shields B-Sides, on a envie de répondre que oui Grizzly Bear est bien un des groupes les plus passionnants de sa génération, mais que l'oubli de chefs-d'oeuvres comme "Everyone I Know" ou "Will Calls" sur Shields laisse vraiment dubitatif. Ces cinq morceaux bonus inédits s'accompagnent ici de trois remixes dont une géniale relecture de "Sleeping Ute" par Nicolas Jaar. Immanquable.    



Parquet-Courts-Light-up-Gold-La-Supérette.jpg32. Parquet Courts - 
Light Up Gold

La musique de Parquet Courts nous est tombée dessus un peu par hasard sans qu'on sache très bien dater tout ça. Vieux groupe des années 1970 avec un chanteur à la Jonathan Richman ? Obscur pépite post-punk aux guitares acérées ? Jeunes cousins américains des fougueux Anglais d'Art Brut du début des années 2000 ? Non, il s'agissait bien d'un réjouissant combo d'aujourd'hui originaire de Brooklyn à la ligne rétro soignée. C'est joué vite, bien. Hey, hey, my, my. Rock'n'roll will never die.   
 

London-Grammar-If-You-Wait.jpg33. London Grammar - 
If You Wait

L'onde de choc The XX apporte enfin ses premières répliques. Il était temps, aurait-on presque envie de dire. Compositions minimalistes, voix aériennes et sensuelles... Le trio London Grammar reprend les choses là où leurs comparses londoniens les ont laissées, un goût pour les textures alambiquées en moins. Le résultat est doux, mélancolique, rêveur. A l'image de cette très belle reprise du "Nightcall" de Kavinsky en bluette ado. Nul doute que cette veine romantique là n'a pas fini de faire des petits.
 


Daughter_Black_small.jpg34. Daughter - 
If you leave

Tendre est la nuit. Trio pas si éloigné des London Grammar, les Londoniens de Daughter apportent une touche un peu plus rock à ces atmosphères légères aux teintes toutes romantiques. C'est donc l'émotion qui prime ici, en grande partie concentrée dans la voix mi-fragile mi-déterminée de la chanteuse Elena Tonra, mixée très en avant. Rythmiques plus ou moins appuyées et motifs de guitares lancinants se partagent le reste de ce tableau réussi où bataillent en permanence ombres et lumières.

 
jonatan_wilson_nouvel_album_fanfare_3.jpg35. Jonathan Wilson - 
Fanfare

Non, soft rock n'est décidément pas un gros mot. La preuve avec ce deuxième album du Californien Jonathan Wilson qui sublime le genre. On se croirait revenus dans les années 1970 sur la côte ouest des Etats-Unis à écouter du pedal steel, des envolées de guitare façon Neil Young, des choeurs harmonieux et des mélodies douces et ensoleillées. La boucle est bouclée quand David Crosby et Graham Nash, ces deux anciens acolytes du loner, posent leur voix sur un titre. Bel hommage.

06/01/2013

Top album 2012 : 6-10

 

Cloud-Nothings-Attack-on-Memory.jpg6 : Cloud Nothings
- Attack on Memory


La formule est basique, mais d'une efficacité redoutable. Le rock rentre dedans de Cloud Nothings est chanté avec une telle verve et joué avec une telle ferveur qu'il dévaste tout sur son passage. Ici, tout semble inspiré, mélodique, sincère, avec l'aide de la production resserrée de Steve Albini. Une boule nerveuse sans futur ni passé qui prend à la gorge. Entendre Dylan Baldi s'époumoner : "I Tought I Would Be More Than This" (à peu près "Je pense que j'aurais fait mieux que ça") sur le génial Wasted Days suffit à nous refiler quelques frissons. Joué comme ça, il n'y a pas de doute, le rock est bien en vie.

 

Grizzly-Bear-Shields.jpg7 : Grizzly Bear
- Shields


Crée au début des années 2000 comme le projet solo d'Ed Droste, Grizzly Bear s'est imposé au fil de la dernière décennie comme un des groupes américains les plus passionnants du moment. Surtout, le quatuor n'a eu de cesse d'élargir son univers musical d'une folk électronique dense à une pop enlevée se jouant de structures mélodiques complexes. L'idée maîtresse du groupe a été de mettre en place des instrumentations riches sans que celles-ci n'occupent toute la bande sonore. Chez Grizzly Bear, ce sont d'abord les voix qui prennent les devants, aériennes, sensuelles, sinueuses. Elles nous guident sans ciller vers de délicieux sommets.


Breton_Other-Peoples-Problems.jpg8 : Breton
- Other people's Problems

Arrangements de cordes, gimmicks électroniques, énergie rock... Les Anglais de Breton proposent sur leur premier album Other People's Problems un panorama saisissant de l'indie pop contemporaine. Ils passent ainsi d'une atmosphère mélancolique à un morceau dansant avec naturel et maturité. Bref, ces enfants rock du Mike Skinner de The Streets ont du talent à revendre. Et un univers cinématographique d'une richesse proprement jubilatoire.


Hot Chip.jpg9 : Hot Chip
- In Our Heads

Si une chanson nous a totalement obsédée cette année, c'est bien Flutes de Hot Chip, son chant traînant et mélancolique, ses rythmiques entraînantes. Car si la musique des Britanniques est généralement rangée du côté de l'électronique, c'est en se tenant à une distance respectable du dancefloor. Et tant mieux, tant le groupe a une capacité à surprendre, émouvoir, envoûter sans jamais céder à aucune facilité. In Our Heads se fait une place de choix dans nos têtes. Aucune raison de l'y déloger.


Animal.jpg10 : Animal collective
- Centipede Hz


Les détracteurs de Centipede Hz, le tout nouvel album d'Animal Collective, ont comparé le disque à une empilement sans fin de fenêtres ouvertes sur YouTube. Pourtant, le maelstrom sonore des Américains n'a rien d'indigeste. L'accumulation de couches donne au contraire une énergie folle à cette pop psychédélique où s'entrechoquent les voix et les rythmiques jusqu'à la transe. Moins fluide que son prédécesseur, Merriweather Post Pavilion, Centipede HZ reste une montagne russe dans laquelle on aime à être secoué avec plaisir.

30/11/2009

Un clip, un jour #56

Grizzly Bear - Ready, Able

Quand viendra la toute fin de l'année, nulle doute que "Veckatimest", le dernier album de Grizzly Bear, sera en bonne position dans notre Top 10. La faute à de magnifiques chansons pop pleines de lyrisme bucolique et mélancolique comme "Ready Able". Le titre est ici superbement mis en image par Allison Schulnik et ses jolies pâtes à modeler.

KidB

20/10/2009

New Moon, Twilight décroche la lune

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Twilight – New Moon (J'AIME : Beaucoup)

Nul doute que le casting était un des plus attendus de l’année. Une bonne partie du gratin de la planète indie rock réunie sur un même disque. On trouve ainsi au générique de la B.O. de « New Moon », le deuxième volet de la franchise Twilight : Thom Yorke, Muse, Grizzly Bear, Editors, The Killers, Lykke Li, Death Cab for Cutie, Black Rebel Motorcycle Club, Bon Iver & St. Vincent… Et dans la version française en bonus, un titre des BB Brunes.

A l’exception de Thom Yorke et de Lykke Li qui s’aventurent sur un terrain électro-pop et de l’instrumental au piano « New Moon (the Meadow) » signé Alexandre Desplat, l’ensemble du disque explore un territoire très rock. Et si « New Moon » assume un certain goût pour la grandiloquence, les habitués du genre mettent un peu en sourdine les hymnes de stade en sourdine. The Killers et The Editors offrent ainsi à leur manière avec « A white demon love song » et « No sound but the wind », deux bluettes mélancoliques.

Noir, c’est noir

Car c’est là une des grandes réussites de « New Moon ». Derrière la diversité des artistes et des styles, on retrouve sur la bande originale un même goût pour une certaine noirceur que ce soit dans la musique ou dans les paroles. Dès la très belle ouverture des Death Cab For Cutie « Meet me on the equinox », on est prévenu : « Understand that everything ends ». Le disque se poursuit ensuite entre insatisfaction, cœurs brisés et grandes déclarations désespérées. Que d’émotions.

« New Moon » offre au passage quelques beaux trésors (Anya Marina, OK Go…). Les textures azimutées de Thom Yorke et son « Hearing Damage » s’incrustent dans nos crânes par la suite apaisés par le superbe enchaînement Bon Iver & St. Vincent -Black Rebel Motorcycle club. Les premiers y vont à deux voix pour conter les tourments de « Rosilyn ». Les seconds font preuve d’une simplicité exemplaire sur le déchirant « Done All Wrong ». Reste le cas Grizzly Bear qui avec « Slow Life » démontre une nouvelle fois sa maîtrise des cathédrales pop lunaires. On est mordu.  

KidB

Meet me on the equinox (Death Cab For Cutie) :

Hearing Damage (Thom Yorke) :

Done all wrong (Black Rebel Motorcycle club) :

Slow Life (Grizzly Bear) :

24/06/2009

Grizzly Bear, ours bien léchés

grizzly-bear-veckatimest-cover.jpg
Grizzly Bear – Veckatimest (J'AIME : A la folie)

Dans la lignée d’Animal Collective, les Américains de Grizzly Bear prennent la pop par la main pour la sortir des sentiers battus et rebattus. Avec leur troisième album « Veckatimest », les voilà qui nous emmènent dans un paysage à la fois aérien et bucolique où se niche une musique complexe et majestueuse. Une impression y règne sans partage : l’enchantement.

Pour comprendre le ravissement provoqué par le disque, on conseillera de se plonger dans le petit bijou qu’est le morceau « Two Weeks », placé en deuxième position. Mélodie au synthé, omniprésence des chœurs, mélancolie sucrée… peu de chansons ont approché de si près ces dernières décennies la magie que peut procurer un album comme « Pet Sounds » des Beach Boys.

Aux chœurs du mystère

Grizzly Bear aurait sans doute pu répéter la formule à l’infini, mais a préféré explorer une foule de territoires de la rythmique jazz de « Southern Point » en ouverture à l’utilisation d’une chorale sur « Cheerleader » ou « Foreground » en passant par les arrangements de cordes de « Ready, Able ». Guitares, voix, batterie… Chaque élément sonore paraît comme suspendu, prêt à s’effacer un instant pour laisser la place à l’autre et revenir plus fort quelques secondes plus tard.

A l’image du titre de l’album « Veckatimest », la musique des Grizzly Bear cultive avec bonheur le mystère et l’étrangeté. Si les relations amoureuses sont au cœur d’une bonne partie des textes, ceux-ci s’attachent davantage à des impressions fugaces qu’à de vraies narrations. Evanescents, les douze morceaux pleins de lumière ne se laissent pas saisir complètement malgré la répétition des écoutes. Il y a toujours ici quelque chose qui nous échappe. Une raison de plus pour ne pas s’arrêter de leur courir après.

KidB

Two Weeks :

Foreground :

17:34 Publié dans pop | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grizzly bear

 
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