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11/06/2013

Random Listening #63 : Kanye West & Jay-Z : No Church In The Wild (2011)

31/12/2011

Top albums 2011 : 1-5

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Ces douze derniers mois sont sortis des centaines et des centaines de disques différents, dont on a pris le temps d'écouter qu'une partie. Exercice traditionnel de la fin d'année, voici le classement des 50 albums qui m'ont le plus accompagné tout 2011 (pas des meilleurs donc), avec sans surprise une forte dominante pop-rock. On ne se refait pas. 

Bonne écoute,

KidB

Top 50 : 1) Metronomy - The English Riviera // 2) Jay-Z & Kanye West - Watch The Throne // 3) Peaking Lights : 936 // 4) The Strokes - Angles // 5) Cunninlynguists - Oneirology // 6) Baxter Dury - Happy Soup // 7) The Weeknd - House of Balloons // 8) Still Corners - Creatures of an hour // 9) Radiohead - The King of Limbs // 10) Daniel Darc - La Taille de mon âme // 11) Gil Scott-Heron & Jamie XX : We're New Here // 12) Smith Westerns - Dye it Blonde // 13) Nicolas Jaar - Space is only noise // 14) Real Estate - Days // 15) Puro Instinct - Headbangers in ecstasy // 16) Wu Lyf - Go Tell fire to the mountain // 17) Ghostpoet - Peanut Butter Blues & Melancholy Jam // 18) Girls - Father, Son, Holy Ghost // 19) Destroyer - Kaputt // 20) Yuck - Yuck // 21) James Blake - James Blake // 22) Washed Out - Within and Without // 23) Toro y Moi - Underneath the Pine // 24) Salem - King Night // 25) The Soft Moon - Soft Moon // 26) Discodeine - Discodeine // 27) PJ Harvey - Let England Shake // 28) Arctic Monkeys - Suck it and See // 29) Dark Dark Dark - Wild Go // 30) Atlas Sound - Parallax // 31) Mohini Geisweller - Event Horizon // 32) Gonzales - The Unspeakable Chilly Gonzales // 33) Anna Calvi - Anna Calvi // 34) Theophilus London - Timez are weird these days // 35) Cat's Eyes - Cat's Eyes // 36) Woods - Sun and Shade // 37) Housse de racket - Alesia // 38) The Pains of Being Pure at Heart - Belong // 39) The Roots - Undun // 40) Black Lips - Arabia Mountain // 41) The Kills - Blood Pressures // 42) Alex Beaupain - Les Bien aimés // 43) Blood Orange - Coastal Grooves // 44) Noel Gallagher - High Flying Birds // 45) Emika - Emika // 46) Feist - Metals // 47) The Horrors - Skying // 48) François & The Atlas Mountain - E Volo Love // 49) The Rapture - In The Grace of Your Love // 50) TV on the radio - Nine Types of Light

5060107728172.jpg1 : Metronomy -
The English Riviera 

Déterminer notre album favori de 2011 n'a pas été bien difficile tant on a écouté cette année The English Riviera de Metronomy. Bien plus finalement que n'importe quel autre disque. "Everything Goes My Way", "Corinne", "The Bay", "The Look", "She Wants"... le groupe britannique aligne les tubes pop en puissance avec une facilité déconcertante. Et si le sentiment de lassitude commençait un peu à poindre cet automne, c'était pour mieux replonger cet hiver dans ses productions sophistiquées à la douce mélancolie et aux refrains entêtants, magnifique incitation à la rêverie.


watch-the-throne-cover.jpg2 : Jay-Z & Kanye West -
Watch the throne

Boursouflé, imparfait, trop long... Watch The Throne n'en enregistre pas moins la rencontre au sommet de deux des artistes les plus créatifs des années 2000. D'un côté, Jay-Z et son impressionant flow affûté comme la plus dangereuse des lames, de l'autre, Kanye West et sa science poussée du sample et des beats. Surtout, l'album s'impose comme le meilleur emblème des années Obama, où l'Amérique noire parvenue au pouvoir questionne à la fois son passé trouble, son présent insensé, son futur incertain. Un disque aux saillies drolatiques ("I might even make my son be republican, so everybody know he love white people" sur "New Day") qui colle parfaitement au talent et à la démesure de ses deux génies.  


76266_10150311839315710_172619390709_15912714_3514413_n.jpg3 : Peaking Lights - 936

936, le deuxième album de Peaking Lights, s'est imposé à nous de manière détournée. C'est en laissant vagabonder notre iTunes en mode aléatoire que l'on est tombé sous le charme d'un des morceaux du disque, puis d'un autre, sans tout de suite faire le rapprochement entre les deux. De l'incroyable et pourtant si simple ballade bucolique "Hey Sparrow" aux huit minutes dub et psychédéliques de "Birds of Paradise", il y a un monde, que le duo franchit allégrement et avec un incroyable talent. Le reste du disque vacille entre ses deux pôles, inventant au passage une pop électronique à la rafraichissante étrangeté. 


TheStrokes_ANGLES_cover.jpg4 : The Strokes - Angles

C'était sans doute un des albums les plus attendus de l'année. Après cinq ans de pause et d'insistantes rumeurs de dissensions, que resterait-il des Strokes ? Réponse : dix véritables pépites. Angles, leur quatrième disque, regorge ainsi de mélodies rock anguleuses, d'envolées lyriques fougueuses, de structures sophistiquées et surtout d'une classe pleine de morgue portée par le chant singulier de Julian Casablancas. Les rockeurs new-yorkais qui avaient participé à rendre les guitares de nouveau cool au début des années 2000 n'ont donc rien perdu de leur mordant le temps d'un album compact, bâti comme une increvable machine de guerre.


3345141714-1.jpg5 : Cunninlynguists - Oneirology

En 2011, on a de nouveau (et pour toujours ?) attendu en vain le Detox de Dr Dre puis on s'est largement consolé en découvrant le rap racé des Américains de Cunninlynguists. Le cinquième album du trio, Oneirology, décrypte en long et en large la notion de rêve, les cauchemars du quotidien prenant vite le pas sur les fantasmes. Le flow est rageur alternant comme chez The Streets ou Kanye West avec des intermèdes vocaux plus doux (samples, choeurs, featuring...). Mais surtout, ce sont la plume trempée dans le social et les productions ambitieuses du combo qui font ici la différence et font de Cunninlynguists un des groupes les plus essentiels entendus cette année, tous genres confondus.

16/06/2010

Dr Dre sous pression

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Alors qu'on espère même plus voir de notre vivant la sortie du "Detox" de Dr Dre, annoncé depuis bientôt une dizaine d'années, voilà qu'un inédit aurait fait surface sur le titre d'Under Pressure, autour d'un sample de Kraftwerk. Le rappeur y fait un duo avec Jay-Z. Le morceau aurait été enregistré dans les derniers mois.

KidB

29/01/2010

Jay-Z : "Il faut être à la fois musicien et businessman pour s'en sortir"

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Sean Carter, jeune enfant élevé seul par sa mère à Brooklyn, est devenu depuis le milieu des années 1990, un des rappeurs les plus en vue de la planète. Sa fortune est estimée par la magazine Forbes à 1,3 milliards de dollars. Rencontre vendredi dernier quelques mois après le succès de son dernier disque «The Blueprint 3».

D’où vient ce nom de «Jay-Z»?

Enfant, j’essayais de me tenir comme un grand dans la rue. Les gens du quartier disaient : «C’est le petit jazzy», qui voulait dire cool en argot. En grandissant, je me suis lassé du surnom. C’était un peu trop flamboyant, alors je l’ai transformé en Jay-Z.

Depuis vous avez été n° 1 des ventes aux Etats-Unis pour onze de vos albums, un de plus qu’Elvis Presley

C’est quelque chose dont je suis très fier. Surtout en faisant du rap. Dans ce genre, les carrières ne sont pas si longues. On pourrait dire qu’en matière de rap, une année en vaut sept. J’ai donc déjà 105 ans de carrière derrière moi.

Multimillionnaire, marié à Beyoncé… Tout semble vous réussir. Pourquoi continuer?

Je fais de la musique de manière très égoïste. C’est d’abord pour moi parce que j’aime ça. J’ai besoin de me mettre au défi. Quand je compose, j’essaie juste de faire la meilleure musique possible, en essayant d’être fidèle à ce que je suis dans la vie.

En 2003, vous aviez pourtant annoncé votre retraite…

J’étais à bout. Je n’en pouvais plus. Je pensais vraiment ne plus faire de disques. Puis deux années plus tard, j’ai senti une douleur en moi. Il fallait que j’y retourne.

La concurrence vous motive?

Bien sûr. Le rap, c’est comme un sport de haut niveau. Pour réussir, il faut être très compétitif.

Vous déclariez il y a quelques mois que votre dernier album «The Blueprint 3» était un de ceux qui vous a donné le plus de fil à retordre…

Il m’a demandé beaucoup d’efforts. J’ai le sentiment d’avoir ouvert de nouvelles perspectives dans ma carrière et le hip-hop en général. Je suis d’ailleurs prêt à faire un nouveau disque. Je sais maintenant ce que j’ai envie de faire.

Votre ambition aujourd’hui dépasse largement le rap?

Le rap n’est qu’une musique parmi les autres. On se sert de mots, de mélodie. Je ne veux pas me limiter. J’ai grandi en écoutant tout un tas de musique. Pour moi, ce n’est pas un souci. J’ai toujours eu l’esprit ouvert. J’apprécie aussi bien Ol’ Dirty Bastard, Linkin Park que les Kings of Leon.

Mais aujourd’hui, il est plus facile de mélanger les genres?

Oui, et c’est une bonne chose. J’espère d’ailleurs avoir aidé à ouvrir les esprits.

Run this Town :

 

Votre musique a d’ailleurs été utilisée dans plusieurs mash-up comme le «Grey Album» de Danger Mouse?

C’était un bon disque. Pour encourager les artistes à se servir de mes chansons, je mets à disposition des versions a cappella de mes titres. Ca m’amuse beaucoup de voir le résultat. J’adore "Jaydiohead" (mash-up Jay-Z/Radiohead) par exemple.

Vous mettez toujours en avant de jeunes artistes sur vos disques?

J’écoute beaucoup de musique et je trouve que c’est une bonne chose d’aider ceux qui ont le plus de talent. Pour mon  nouveau label, Roc Nation, j’essaie de repérer les meilleurs. Côté producteurs, j’ai été un des premiers à faire travailler Timbaland ou Kanye West.

Pourriez-vous produire vous-même vos disques?

Je ne pourrais pas. Ca prend déjà tellement temps de finaliser le concept et les paroles. S’il fallait en plus produire, perfectionniste comme je suis, je ne m’en sortirais pas. Jeune, je produisais un petit peu, mais je me suis arrêté très tôt. Peut-être que si j’avais continué dans cette voix…

Vous êtes connu pour ce flow souple et élégant, capable de se jouer de rythmes rapides ou lents. C’est quelque chose que vous avez beaucoup travaillé ?

Plus jeune, bien avant de sortir mon premier disque, j’étais constamment entrain d’écrire des textes et de les chanter a cappella. Je n’avais pas de musique alors je passais du temps à travailler à ce flow. Des heures et des heures, comme un maniaque jusqu’au petit matin. C’est la première chose que j’ai maitrisé. Ensuite, avec un peu plus d’expérience, j’ai eu des choses à raconter.

Votre enfance a été très formatrice…

Ce passage difficile m’a servi à avoir la motivation pour réussir. Mon enfance m’a appris la vie. Par la suite, tout s’est parfaitement emboîté. Je n’ai sorti mon premier disque qu’à 26 ans. Ca m’a laissé du temps pour mûrir. J’avais déjà mes 10 000 heures au compteur.

Vous restez d’ailleurs très attachés à vos racines, Brooklyn…

Le quartier pourrait être crédité comme auteur associé. C’est ma muse. C’est là que je suis devenu la personne que je suis aujourd’hui. Il est normal que j’essaie de lui rendre un petit peu de ce que j’ai.

Death of Auto-tune :

 

Vous avez toujours été intéressé par le côté business de la musique. Dès 1996, vous fondiez votre propre label…

Ce n’était pas un coup de génie. Aucun label ne voulait me signer alors on a monté notre propre maison de production (Roc-a-fella). Aujourd’hui, il faut être à la fois musicien et businessman pour s’en sortir. Très peu touchent de vrais bénéfices avec la crise du disque. Les fenêtres se réduisent. Une ou deux erreurs, et ta carrière peut se retrouver à la poubelle. Surtout, pour les jeunes artistes.

Comment gérez-vous vos relations avec les grosses maisons de disque ?

Il faut se créer son espace de liberté. La position idéale, c’est bien sûr de ne pas avoir besoin de l’argent des autres. Là, tu fais ce que tu veux. Placés dans une situation difficile, certains vont abandonner ce en quoi ils croient. Certains vont se conformer à certaines formules qui ont du succès en espérant en avoir aussi. L’art se retrouve sacrifié au final.

Dans vos chansons vous critiquez les morceaux faits pour être des sonneries de mobiles, l’auto-tune (logiciel de correction des voix)…

C’est des sujets un peu compliqués à aborder pour moi. Parce que je vais continuer à en vendre des sonneries. Mais quand je parle dans mes disques, c’est au nom de mon amour pour la musique. Si tout le monde fait la même chose, pourquoi posséder plus d’un album de rap. Autant se tourner vers des genres plus créatifs. En même temps, tout le monde veut le même succès que les autres. Mais, l’art véritable s’apprécie sur le long terme. Même si tu ne vends pas tout de suite, d’autres vont se nourrir de ce que tu as fait.

Certains prétendent qu’aujourd’hui le rap est mort…

Le genre est encore jeune. Il fait face pour la première fois à un mur. Il faut qu’on réfléchisse à quelle musique on veut faire. Kanye West, Drake sont déjà entrain d’ouvrir de nouvelles portes. On est arrivé au bout de la formule Gangsta Rap. Il faut maintenant essayer quelque chose de différent.

Vous venez de composer une chanson pour Haïti avec Bono. Comment s’est lancée cette initiative ?

Tout s’est fait il y a quelques jours. Moi, j’avais des réserves sur le projet quand le producteur Swiss Beatz et Bono me l’ont présenté. Il y a une vraie différence entre faire un spectacle pour dire qu’on aide les gens et aider vraiment les gens. J’ai dit à Bono : « Je ne veux pas faire ce genre d’opérations si on est pas sûr que l’argent sera bien utilisé sur le terrain ». J’avais déjà donné beaucoup d’argent à La Nouvelle-Orléans au moment de l’ouragan Katrina, mais je n’étais pas à l’aise avec ça. Je ne m’étais pas assez assuré que mes dons serviraient vraiment. Il m’a répondu qu’à part U2, sa vie était consacrée à ça. Il allait se renseigner. Il a fait ses recherches et trouvé une super organisation. Alors, on est allé de l’avant.

Que pouvez-vous nous en dire ?

Je ne sais pas quand la chanson va sortir, mais on doit la chanter pour la première fois ce soir (vendredi dernier à l’occasion du programme télé Hope for Haïti Now. Tout a été très vite. Je n’ai même pas encore entendu le mix final. Espérons que tout se passe bien. Il faut se rendre compte que le rap, ce n’est pas comme une chanson rock. Les textes sont beaucoup plus longs à apprendre. Pour moi, c’est difficile d’aller aussi vite.

Recueilli par KidB

Stranded (Haïti mon amour) :

09:50 Publié dans Interview, Rap | Lien permanent | Commentaires (64) | Tags : jay-z

01/11/2009

Un clip, un jour #27

Jay-Z - Empire State of mind

Le rappeur américain Jay-Z rend un très bel hommage à New York dans son tout nouveau clip "Empire State of mind" réalisé par Hype Williams. Bon on est pas trop convaincu par la participation d'Alicia Keys mais les images de la ville en noir et blanc puis en couleur sont superbes.

KidB

03/09/2009

Jay-Z covers

A l'occasion de la sortie le 11 septembre prochain de « The Blueprint 3 » ,
les pochettes d'album de Jay-Z :

 

22:18 Publié dans Covers, Rap | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : jay-z

 
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