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29/04/2013

Lana del Rey : Olympia, 27 avril 2013

 Lana del rey

Samedi 27 avril, Lana Del Rey était à l'Olympia un peu plus d'un an après la sortie de son album Born To Die (élu ici-même disque favori de 2012). La première de ses deux dates parisiennes (je la verrai moi le dimanche). L'occasion de mesurer la relation d'amour tissée avec une partie des fans et la confiance gagnée sur scène en l'espace de quelques mois. Le décor était fidèle à l'image de son personnage, contraste d'exotisme, d'intimité avec une pincée d'Hollywood décadent. Soit l'aura mélancolique d'une star au glamour d'antan mêlée à la tendre imperfection d'une jeune star d'aujourd'hui. Voici l'intégralité de ce premier concert, dont le second ne sera qu'une exacte copie.

KidB 

Cola :




Body Electric :

Blue Jeans :



I Love Paris (Cole Porter) :



Born To Die :



Carmen :



Million Dollar Man :

Blue Velvet (Bernie Wayne & Lee Morris) :



American : 

Without You : 



Knocking on Heaven's Door (Bob Dylan) : 



Ride :



Summertime Sadness :



Burning Desire : 



Video Games :  



National Anthem :

11:10 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lana del rey

28/04/2013

Random Listening #20 : Lana Del Rey - Yayo (2012)

06/01/2013

Top album 2012 : 1-5

 lana-del-rey.jpg

Voici le Top 50 de mes albums préférés de l'année. Non, pas les meilleurs, mais les plus écoutés, chéris.

Bonne écoute,

KidB


Top 50 : 1) Lana del Rey - Born to die // 2) Beach House - Bloom // 3) The XX - Coexist // 4) Chromatics - Kill For Love // 5) Kendrick Lamar - Good Kid, m.A.A.d City // 6) Cloud Nothings - Attack on Memory // 7) Grizzly Bear - Shields // 8) Breton - Other People's Problems // 9) Hot Chip - In Our Heads // 10) Animal Collective - Centipede HZ // 11) Two Door Cinema Club - Beacon // 12) Crystal Castles - (III) // 13) Phantom Buffalo - Tadaloora // 14) Godspeed You ! Black Emperor - Allelujah ! Don't Bend ! Ascend ! // 15) Tame Impala - Lonerism // 16) Frank Ocean - Channel Orange // 17) Chairlift - Something // 18) Melody's Echo Chamber - Melody's Echo Chamber // 19) Django Django - Django Django // 20) Troy Von Balthazar - ...Is With the Demon //21) Six Organs of Admittance - Ascent // 22) Sébastien Tellier - My God is Blue //23) Marie Sioux - Gift For The End // 24) Electric Guest - Mondo // 25) DIIV - Oshin // 26) Perfume Genius - Put Your Back N 2 it // 27) Woods - Bend Beyond // 28) Memoryhouse - The Slideshow Effect // 29) Electric Electric - Discipline // 30) Jessie Ware - Devotion // 31) Exit Music - Passage // 32) Neil Young - Psychedelic Pill // 33) Grimes - Visions // 34) Baden Baden - Coline // 35) Lotus Plaza - Spooky at a Distance // 36) Peaking Lights - Lucifer // 37) Flying Lotus - Until The Quiet Comes // 38) M. Ward - A Wasteland Companion // 39) Alt-J - An Awesome Wave // 40) Friends - Manifest ! // 41) Passion Pit - Gossamer // 42) Andy Stott - Luxury Problems // 43) Booba - Futur // 44) Violens - True // 45) Rubin Steiner - Discipline in Anarchy // 46) Julia Holter - Ekstasis // 47) Liars - WIXIW // 48) Yan Wagner - Forty Eight Hours // 49) The Hundred in The Hands - Red Night // 50) Benjamin Biolay - Vengeance

 

lana-del-rey-born-to-die-orange-lipstick.jpg1 : Lana Del Rey
- Born To Die


Voilà. S'il y a un disque qui aura marqué mon année, m'aura accompagné sans relâche onze mois durant, c'est bien celui-ci. Depuis fin janvier, j'ai donc réécouté Born To Die des dizaines et des dizaines de fois, avec le même plaisir à chaque renouvelé. Celui d'une voix profonde et souple d'abord, porteuse d'une folle dramaturgie capable d'embrasser tous les tons, tous les genres. Celui d'arrangements très travaillés entre le classicisme des cordes et gimmicks électroniques. Celui des textes pleins d'histoires de femmes fatales, de succès fulgurants et de tempêtes passées. Une icône moderne comme il en existe peu, capable à force de persévérance et de travail d'imposer son univers glamour et mélancolique à un large public. Peut-être que la comète Lana Del Rey s'éteindra aussi vite qu'elle est apparue. Pour l'instant, nous avons ce disque pour juger. Sa démesure, ses imperfections et son romantisme me vont droit au coeur.

 

Beach-House-Bloom.jpg2 : Beach House
- Bloom


On connaît aujourd'hui peu de musique aussi rêveuse et sensuelle que la pop de Beach House. Après l'étincelant Teen Dream, le duo franco-américain récidive avec Bloom, ses guitares délicieusement tournoyantes, ses rythmiques légères, sa douceur mélancolique. Et puis avouons-le, la chanteuse Victoria Legrand a tout simplement la voix la plus attachante que l'on ait eu le plaisir d'écouter cette année. Profonde. Sauvage. Au service d'un univers clair-obscur entre promesses et désillusions. L'équilibre est aussi parfait que fragile.


The-xx-Coexist.jpg3 : The XX
- Coexist


Il y a trois ans, un jeune groupe londonien bouleversait toutes nos attentes en livrant un premier album de pop minimaliste et sensuelle. Un disque conçu comme un cocon romantique tout en lenteur et en langueur. C'est peu dire que les attentes avant la sortie de Coexist étaient considérables. Si beaucoup ont regretté le manque de risque du trio, que ce dernier ait réussi à sortir un nouvel album aussi chaleureux et envoûtant que leur premier essai sans se résumer à un simple copier-coller relève de la performance de haute volée. Coexist est un nouveau cocon romantique certes, mais plus lumineux, plus dansant, plus hédoniste que le premier essai du groupe. Les voix d'Oliver Sim et Romy Madley Croft se font plus assurées, jouent davantage ensemble. Quant à la production de Jamie XX, elle a encore gagné en fluidité et en inventivité. Ces trois-là ont sacrément bien grandi.

 

Chromatics.jpg4 : Chromatics
- Kill For Love


Le disque s'ouvre de la plus belle des façons par une reprise poignante d'Into the Black de Neil Young. Et se referme plus d'une heure plus tard par une plage éléctronique très éthérée : No Escape. Le plus fort avec Kill For Love et les albums de Chromatics en général, c'est que la bande de Johnny Jewel ne se contente pas d'aligner les morceaux électro-pop ensorcelants (et il y en a encore pléthore ici), elle prend le temps de nous raconter une histoire, emmenant son auditeur vers des territoires finalement bien plus sombres et étranges qu'escomptés. On l'aura compris, il s'agit ici d'une histoire d'amour déchirante. Le résultat est tout simplement bouleversant.


kendrick-lamar-good-kid-maaad-city-neoboto.jpg5 : Kendrick Lamar
- Good Kid, m.A.A.d. City

Faisons confiance à Dr. Dre. Si le rappeur américain s'affiche cette année sur le deuxième album de Kendrick Lamar, c'est qu'on tient là un des talents les plus prometteurs du hip-hop contemporain. Le jeune homme de 25 ans aurait d'ailleurs collaboré avec le producteur sur l'arlésienne Detox. Good Kid, m.A.A.d City offre en tout cas une belle porte de sortie au gangsta rap, en le faisant fricoter avec une langueur toute sensuelle et cinématographique ainsi qu'avec les racines folk et soul. Le flow est affûté, les productions incroyablement captivantes et soignées. Surtout, Kendrick Lamar s'est souvenu d'une règle essentielle : la musique est d'abord une expression de l'âme. Un classique. 

 
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