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15/12/2009

Top 100 des années 2000 : 61-65

Top 100 de mes albums favoris des années 2000, étape suivante. Pour rappel, seule contrainte, on a préféré limiter le nombre d'entrées par artiste à deux, histoire de ne pas se retrouver avec toute la discographie de Radiohead. Aujourd'hui, les places 61-65.

 

Metric.jpg61 : Metric - Old World Underground,
Where are you now ? (2004)

Leur apparition dans le film "Clean" d'Olivier Assayas nous a fait l'effet d'un électrochoc. Sexy en diable, le rock des Canadiens de Metric et ses refrains accrocheurs était fait pour nous. Une lune de miel confirmée en 2004 avec la sortie de l'album "Old world underground, where are you now ?" et ses nombreux tubes, dont "Succexy" et "Hustle Rose".

 

Biolay a origine.jpg62 - Benjamin Biolay -
A l'origine (2005)

En écoutant les douces ballades amers de "Négatif", on ne se doutait pas du saut qualitatif que nous préparait Benjamin Biolay avec l'album "A l'origine". Nourri de nombreuses influences pop voire hip-hop, le chanteur s'y libérait du cadre de la chanson française pour défricher de nouveaux territoires plus sombres que jamais. Depuis, Biolay représente pour nous à peu près ce qu'il se fait de mieux chez nous parmi la nouvelle génération. Ici, les titres "A l'origine" et "Même si tu pars".

coldplay-blood-to-the-head.jpg

 

63 : Coldplay - A Rush of blood
to the head (2002)

On avait pris le wagon des "Parachutes", bel album de pop joliment troussé puis vint "A Rush of blood to the head", le disque qui a commencé à mettre en valeur ce qu'on aime bien chez Coldplay, à savoir ses belles partitions de guitares parfois étranges, ce romantisme très premier degré. Les Britanniques quittaient doucement l'adolescence pour l'âge adulte du rock FM et s'ouvraient par là même le chemin du succès. Ici, les titres "Politik" et "A Rush of Blood to the Head".

 

Black Kids.jpg64 : Black Kids -
Partie Traumatic (2008)

Ils sont jeunes, énergiques et leur pop est un des trucs les plus entraînants que l'on ait entendu l'année passée. Je veux parler des Américains de Black Kids qui n'ont peut-être pas connu la popularité qu'aurait mérité leur premier album "Partie Traumatic", ses synthés années 1980, ses guitares tranchantes et ses refrains accrocheurs comme pas deux. Du rock calé pour le dancefloor, on adore. Ici, les titres "Partie Traumatic" et "Listen to your body tonight".

 

interpol-793616.jpg65 : Interpol - Turn on
the bright lights (2002)

Le plus britannique des groupes de rock new-yorkais, Interpol, sortait en 2002 un premier album de new wave remis au goût du jour, à l'imagerie et l'atmosphère bien sombre. S'y révélait la voix ténébreuse de Paul Banks,quelques lignes de guitares bien grésillantes et des rythmiques aussi douces que bien tenues. Ici, les titres "Untitled" et "Obstacle 2".

29/04/2009

Metric : « On s'approche tout doucement, et paf, on frappe un grand coup »

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Depuis son apparition en 2004 dans le film « Clean » d'Olivier Assayas, le groupe pop rock canadien Metric a fait un sacré bout de chemin. A l'occasion de la sortie sur leur propre label de leur quatrième album « Fantasies », rencontre avec la chanteuse Emily Haines et le guitariste James Shaw.

Dans quel état d'esprit avez-vous abordé « Fantasies » ?

James Shaw : On voulait explorer de nouvelles choses, ne pas être ce type un peu lourd qui va répèter la même phrase toute la soirée. Et puis partout dans le monde, on sent une vague d'espoir. Il est temps d'être plus positif, même si apparemment ça ne va pas très bien chez vous.

Vous avez pris beaucoup de temps pour écrire l'album...

J. S. : On a pris un an et demi pour tout écrire. Après la dernière tournée, on s'est retrouvés dans le parc de Bear Creek au Canada pour se concentrer sur les nouvelles pistes à explorer et oublier la lassitude des concerts à répétition. On était comme une bande de hippies au milieu de la nature avec beaucoup de tequila. C'était très organique. On a pris cette énergie puis on l'a intégré dans le cadre d'un album rock et dansant à la Metric.

On sent chez vous cette volonté de recréer de l'organique à partir de machines...

J. S. : On ne veut pas sonner comme Fleetwood Mac, ou un de ses groupes rock à cheveux longs des années 1970, mais on voulait se rapprocher de leur état d'esprit. Avec ce disque, on a essayé de retrouver l'émotion de l'organique avec un son plus électronique.

Il y a aussi plus de contrastes...

J. S. : Quand je réécoute « Live it out », j'ai l'impression d'entendre quelqu'un se faire tabasser par un gang de Porto-Ricains pendant la durée de tout l'album. Là, on voulait refaire le coup du lapin dans le film « Down by law ». On s'approche tout doucement, et paf, on frappe un grand coup.

En attendant la sortie de l'album, vous avez joué beaucoup des nouvelles chansons en acoustique. Ses versions sont très réussies mais aussi très différentes de celles du disque...

J. S. : En écrivant l'album, on voulait que chacune des chansons puissent passer le test de l'acoustique. Il fallait que les mélodies sonnent bien avec juste une guitare et la voix. On ne voulait pas que la production soit là pour rafistoler de mauvaises chansons. La beauté devait être là avant le maquillage.

Avec toujours cette volonté d'une production moderne...

J. S. : On a tous entendu en 2007 au moins un groupe qui sonnait comme si on était encore en 1977. Mais ça ne marche pas. On a plus les mêmes équipements et les mêmes techniciens. Aujourd'hui, un ingénieur du son, c'est un joueur de basse cramé dont le groupe a échoué. Surtout qu'en 1977, personne n'essayait d'être retro. Ce son, c'était celui de la modernité. C'est à notre tour de pousser un peu les choses.

Vous avez décidé d'assurer la distribution du disque par vos propres moyens sur une bonne partie de la planète.

Emily Haines : Les maisons de disque ne cherchent pas à s'adapter aux changements en cours. La technologie évolue. Plutôt que de suivre cette direction, ils mettent tous leurs efforts pour la stopper. On ne voulait pas participer à ça. Tout ce qui est donné aux musiciens leur est ensuite repris par des moyens qu'ils n'auraient jamais imaginé.

L’album a fuité sur Internet un mois avant sa sortie. Ca vous a déçu…

E. H. : Ce qui est décevant, c’est que les fuites viennent généralement des personnes travaillant dans les mêmes maisons de disque qui ensuite vont faire la chasse à ceux qui téléchargent l’album simplement parce qu’ils sont fans du groupe. Ces gens ont combattu Napster et tous ceux qui défendaient le format digital pour défendre leur copyright.

Kid B
Photo : Norman Wong

14:01 Publié dans Interview | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : metric, interview

27/04/2009

Metric maîtrise

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Metric – Fantasies (J'AIME : Beaucoup)

La carrière d'un groupe de rock est souvent jalonnée d'étapes aussi décisives que terriblement attendues. Après un premier album qui met des années à voir le jour, la formation enchaîne sur un deuxième disque marqué par l'expérience du live puis prend son temps pour concoter le petit troisième. Metric colle parfaitement à ce portrait, à l'heure de la sortie de « Fantasies », successeur du rageur « Live it out ». Le groupe canadien s'est construit son propre studio. Et la production de l'album s'en ressent terriblement.

Son massif, effets démultipliés, enchevêtrement de couches de guitares et de synthés, grosses rythmiques... Metric nous en met plein les oreilles à partir de mélodies qui tiendraient tout aussi parfaitement la route avec de simples arrangements acoustiques. Mais ce qui intéresse l'ambitieux combo mené par la chanteuse Emily Haines, c'est d'abord de garder un pied bien ancré dans la modernité.

De l'électronique très organique

A la manière du chef-d'œuvre de Kanye West « 808's & Heartbreak », les instruments semblent ici donner vie à des sonorités très organiques. Le martèlement d'une batterie rappelle le battement d'un coeur sur le morceau d'ouverture « Help, I'm alive » en écho aux paroles « My hearts keep beating like a hammer » comme les chœurs trafiqués à l'électronique de « Stadium Love » imitent le déchaînement de la foule qui assiste à de drôles de combats d'animaux. La plupart des dix titres bénéficient ainsi d'un motif très accrocheur, du riff dévastateur de « Sick Muse » aux boucles de synthé entêtantes de « Gimme Sympathy ».

Comme après un passage sur de véritables montagnes russes, on sort de l'écoute du disque ballotté par le malaise (« I'm not suicidal / I just can't get out of bed / I drif into a deep thought / Lost where I forgot to hold it » sur « Satellite Mind ») et l'euphorie de celui qui poursuit son rêve (« Did they tell you / You should grow up / When you wanted to dream [...] I don't know about you / Who are they talking to ? / They aren't talking to me » sur « Twilight »). Les fantaisies de Metric sont imprégnées d'une large palette d'expériences de vie.

Kid B

Gimme Sympathy :

17:19 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : metric

 
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