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06/06/2013

Random Listening #58 : Neil Young - No One Seems To Know (live 1976)

27/12/2012

Top album 2012 : 31-35

 

Exitmusic.jpg31 : Exit Music
- Passage

Porter pour nom de groupe celui d'un des plus beaux morceaux de Radiohead est un signe de bon goût qui ne trompe pas. De la bande d'Oxford, ce combo américain a surtout gardé une forme de lyrisme qui prend aux tripes. Des envolées vocales ou musicales qui contrastent avec des plages plus posées où le chant de Aleksa Palladino se fait presque parlé. Passage nous livre ainsi dix histoires aux atmosphères envoutantes. Une des belles révélations de cette année.

 

Neil-Young-Crazy-Horse-Psychedelic-Pill.jpg32 : Neil Young
- Psychedelic Pill

Plus qu'Americana, son album de reprises de chansons traditionnelles américaines, on retiendra de cette année des plus productives pour Neil Young ce Psychedelic Pill enregistré avec le Crazy Horse. Soit huit morceaux pour certains longs de quinze à vingt-minutes donnant matière à de grandes envolées de guitares lyriques comme au bon vieux temps des années 1970. Une pilule de jouvence presque inespérée.

 

grimes-visions.jpg33 : Grimes
- Visions

Pour Claire Boucher, le troisième essai fut le bon. La chanteuse canadienne a enfin réussi à braquer les projecteurs sur elle avec Visions, un disque de pop électronique sensuelle où sa voix douce ou entraînante se frotte à des rythmiques froides et des boucles entêtantes. Si l'imagerie est sombre, la musique, elle, ne rechigne jamais à aller chercher la lumière, variant les effets et les styles pour mieux nous retourner les jambes et la tête. Une artiste complète donc.  

 

BadenBaden.jpg34 : Baden Baden
- Coline

L'an passé, Baden Baden sortait un sept titres qui donnait à voir l'insolente forme de leur jeune talent. Trois des morceaux figurent d'ailleurs sur Coline, un premier album qui fait mieux que transformer l'essai. Le groupe français se refuse toujours de choisir entre français et anglais, douceur et envolées synthétiques. Oui, Grandaddy s'est trouvé de ce côté-ci de l'Atlantique une très jolie descendance.



lotus-plaza-spooky-action-at-a-distance.jpg35 : Lotus Plaza
- Spooky at a Distance

Si l'on a tendance à résumer un peu rapidement les brillantissimes Deerhunter à la personnalité de leur chanteur Bradford Cox, Spooky at a Distance remet les choses à leur place. Le guitariste Lockett Pundt livre ici sous l'alias Lotus Plaza un album où s'épanouit son jeu électrique et lancinant. Un recueil accrocheur aux douces teintes psychédéliques.

16/12/2010

Top 50 de l'année 2010 : 36-40

Chaque année sortent des centaines et des centaines de disques différents, dont on a le temps d'écouter qu'une partie. Beaucoup nous laissent indifférent, certains nous étonnent et quelques uns nous accrochent, pour quelques jours, de longs mois, voire plusieurs années. Voici donc le classement des 50 albums qui m'ont accompagné tout 2010. Les places : 36-40.

KidB

troy.jpg36 - Troy Von Balthazar :
How To Live on Nothing

Ecrire une bonne mélodie pop, c'est du talent. En aligner une quinzaine sur un même album, c'est de la folie. L'Américain Troy Von Balthazar s'en sort plus que très bien avec son album How To Live on Nothing dont les mélodies peuvent certaines nuit trotter des heures dans notre tête. Sans aucun doute, un des disques les plus sous-estimés de cette année. A vous d'écouter, il n'est pas trop tard pour succomber.

syd-matters-brotherocean.jpg37 - Syd Matters :
BrotherOcean

De Minitel Rose à Cocoon, l'ocean a largement inspiré la pop française cette année. Avec beaucoup de bonheur dans le cas de Syd Matters. Le groupe propose avec Brotherocean un album d'une belle finesse enrichie de choeurs entraînants. Les guitares voguent de manière délicate vers un univers fait de rêverie et de tendresse. Une fausse simplicité à toute épreuve. On plonge.

 

00-kid_cudi-man_on_the_moon_2_the_legend_of_mr__rager-(web)-2010.jpg38 - Kid Cudi : Man on the Moon II,
The Legend of Mr Rager

Beaucoup pensait le rap dans une impasse tant la mode gangsta avait usé le genre. C'était sans compter sur l'émergence de personnalités hors-normes (Kanye West...) et de nouveaux talents originaux. Parmi eux, Kid Cudi qui a sorti à l'automne son second album Man on the Moon II : The Legend of Mr Rager. Plutôt que de simples beats, le rappeur pose son flow tranchant sur des instrumentations mêlant le rock, la pop ou l'électronique. Un univers sombre qui ne demande qu'à s'épanouir.

 

alizee-cover10.jpg39 - Alizée :
Une enfant du siècle

Belle métamorphose que celle d'Alizée, ex-Lolita pour ados reconvertie en égérie warholienne par les producteurs du label électro Institubes. L'aventure était risquée, le résultat n'a pas convaincu tout le monde, mais les chansons d'Une enfant du siècle n'ont cessé de nous accompagner depuis des mois. Le tout notamment grâce aux géniales productions de Chateau-Marmont et la manière brillante avec laquelle Alizée arrive à les habiter. On est curieux de la suite.

 

NEIL YOUNG & LE NOISE.jpg40 - Neil Young :
Le Noise

Depuis quelques années, les albums de Neil Young sont accueillis avec respect, enthousiasme pour quelques morceaux, puis disparaissent des mémoires à l'approche des tops de fin d'année. Le Noise, livraison 2010, pourrait déroger à la règle. Aidé du producteur Daniel Lanois, le Loner y fait de nouveau des étincelles avec un son de guitare très beau et très brut auquel il faut ajouter deux déchirantes ballades acoustiques. Du chaos et des larmes qui nous vont droit au coeur.

07/10/2010

Neil Young met son rock à nu

Neil-Young-Le-Noise.jpg

Neil Young - Le Noise 

Sur la route, un vieil homme fait du stop, une guitare à la main. « I’m on this journey. I don’t wanna walk alone. Walk with me », te demande-t-il. Tu le fais monter à tes côtés. Il confesse : « I lost some people I was travelling with. I missed a soul in the old friendship. » Ca faisait longtemps qu’il n’était pas parti ainsi. A l’aventure. Cet homme s’appelle Neil Young et ce voyage lui rappelle sa jeunesse. Ses années passées à Toronto au Canada. Son exil californien.

De gros riffs de guitares secs se font entendre sur l’autoradio. Le temps est lourd, orageux. La chanson parle d’amour. D’un homme et d’une femme qui marchent ensemble et traversent les années main dans la main. Sur la suivante, la voix se fait plus plaintive. Le timbre clair. « Somewhere in the sunshine, you find the dark. Someone’s gonna rescue you ». C’est beau, brut, mélancolique. Neil Young verse une larme. Discrètement. Te demande d’éteindre. Il veut te jouer quelque chose.

Il prend sa guitare acoustique et commence une longue confession. « When I sing about love and war, I don't really know what I'm saying. I've seen a lot of young men go to war
and leave a lot of young brides waiting. I've watched them try to explain it to their kids,
and seen a lot of them failing. They tried to tell them and they tried to explain why daddy won't ever come home again. Daddy won't ever come home again. » Tu verses une larme à ton tour.

Espoirs brisés, planète ravagée

Neil rallume l’autoradio. Les riffs de guitares reprennent. Electrisants. La chanson parle d’un monde en colère. De promesses non tenues, d’espoirs brisés, de luttes, d’enfer et de liberté. Des travailleurs et des pêcheurs. Neil replonge dans ses souvenirs. Te parle de ses déboires avec la drogue. Herbe, amphétamine, valium cocaïne. D’une vie passée à essayer d’alléger ses peines. Une vie à moitié bousillée. « The neon lights and the endless nights. The neon lights and the endless nights. »
 
Il est là. Mis à nu. C’est intense. Il se tait. Reprend sa guitare acoustique. Il chante une planète ravagée. Les bisons tués, lors de la conquête de l’Ouest américain, les rivières asséchées, un ours polaire perdu sur un glacier à la dérive… « Who'll be the one to lead the nations and protect God's creations ? » Il te parle un peu environnement. De la faiblesse des hommes. De leur appétit destructeur. Et t’apprend que tout se tient en quatre simples questions : « When Will I learn how to listen ? When will I learn how to feel ? When will I learn how to give back ? When will I learn how to heal ? »
KidB

13:55 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : neil young

15/09/2010

Un clip, un jour #197 (Neil Young)

Neil Young - Angry World

Papy Neil nous prépare un album électrique produit par Daniel Lanois pour la fin du mois. Voici déjà en vidéo un premier extrait de "Le Noise" intitulé "Angry World". Preuve que le rockeur n'a rien perdu de sa rage coincé dans son univers noir et blanc.

KidB

20/01/2010

Neil Young covers

Rockeur prolifique, lyrique, passionné, Neil Young a bâti une œuvre monumentale entre folk romantique et spasmes électriques. Quelques mois après la sortie du premier volume de ses archives attendues pendant de longues années, le tour de sa discographie en images.


Like a Hurricane (Live) :



Lotta Love (Live) :


Light a candle (Live) :

19:14 Publié dans Covers, rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : neil young

13/04/2009

Papy Young fait de la résistance

Neil-Young-Fork-In-The-Road-jpg.jpg
Neil Young - Fork in the road (J'AIME : Bien)

En voiture, cher lecteur. Fan de Neil Young devant l’éternel, je me devais d’ouvrir ce blog par la chronique du nouveau disque de mon héros. Voici donc « Fork in the road », trente-troisième livraison studio du Loner. Si on attendait plutôt le guitare hero du côté d’un coffret d’archives sans cesse repoussé, on ne fera pas la fine bouche après l’écoute de cet album concept entièrement dédié à la voiture électrique.

Déjà, le disque contient une des plus belles chansons que le Canadien ait composées cette dernière décennie. Le titre s’appelle « Light a candle ». Joué à la guitare acoustique, accompagnée d’une pedal steel, il y est question d’allumer la lumière pour éclairer la voie à suivre. Et ne pas céder aux ténèbres. Douce et poignante, la chanson tranche avec la majorité des dix autres titres de l’album, eux pour le coup beaucoup plus enlevés.

La promesse d'une nouvelle énergie

Sur « Fork in the road », Neil Young et ses musiciens accordent avec talent voiture et guitare électrique. On retrouve sur les premières notes de « Just singing a song », la puissance lyrique qui a fait la renommée du chanteur. Lignes claires, éraillées ou riffs lourds en mode boogie… l’instrument est exploré ici sous toutes ses facettes, véhicule à la fois de beaucoup d’entrain (« Get Behind the Wheel », « Hit the road »), d’un peu de colère (« Cough up the bucks ») et par moment d’une certaine mélancolie (« Get off the road »).

Car le disque est autant le recueil d’une Amérique désenchantée (guerre qui n’en finit pas, conservatisme d’une industrie automobile en crise…) que celui d’un avenir plein de promesse porté par l’avènement de nouvelles énergies. Les nombreux chœurs présents sur le disque montrent la voie d’un élan collectif, parfois traité avec un vrai sens de la dérision. Si à écouter Neil le monde est bien à un carrefour, « Fork in the road » est un très bon tournant.

Kid B

22:58 Publié dans rock | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : neil young

 
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