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24/04/2013

Random Listening #16 : Phoenix - SOS in Bel Air (2013)

15:35 Publié dans Random listening | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : phoenix

21/06/2010

Phoenix unplugged

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Nos Français préférés, comprendre Phoenix, continuent leur petit bout de chemin aux Etats-Unis en passant dans la mythique émission MTV Unplugged. La chaîne a mis en ligne six chansons de "Lisztomania" à "Long Distance Call" en passant par leur reprise du "Playground Love". Du très grand art.

KidB

Lisztomania :

1901 :

Long Distance Call :

Rome :

Playground Love :

Armistice :

18:45 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : phoenix

01/01/2010

Top des années 2000 : 6-10

Top 100 de mes albums favoris des années 2000, le top du top. Pour rappel, seule contrainte, on a préféré limiter le nombre d'entrées par artiste à deux, histoire de ne pas se retrouver avec toute la discographie de Radiohead. Aujourd'hui, les places 6-10.

KidB

wolfgang-amadeus-phoenix-album-cover.jpg6 : Phoenix -
Wolfgang Amadeus Phoenix (2009)

Chef-d'oeuvre de pop rayonnante et inventive, "Wolfgang Amadeus Phoenix" voit les Français foncer tête baissée vers un avenir aussi radieux que leur musique. Dur de faire plus accrocheurs que les deux premiers singles "Lisztomania" et "1901" et leurs entêtantes mélodies au synthé. On plébiscitera néanmoins ici le plus mélancolique "Rome" et le final "Armistice". Notre disque de l'année.

 

90_1020-portishead-third.jpg7 : Portishead - Third (2008)

Après une dizaine d'années de silence, Portishead revenait hanter nos nuits et nos jours avec un troisième album, "Third", porté par la voix envoûtante de la chanteuse Beth Gibbons sur des rythmiques dures baignées d'électronique. L'occasion de nous rappeler à quel point sans qu'on le sache vraiment les Britanniques nous avaient manqué. Un nouvel album sera d'ailleurs en préparation. Ici, les titres "The Rip" et "We Carry on".

 

VampireWeekendCD2.jpg8 : Vampire Weekend -
Vampire Weekend (2008)

Intégrer des sonorités tirées de musique du monde au format pop occidental, l'idée n'était pas neuve (cf. Blur et son "Think Tank") mais elle est exécutée ici d'une main de maître par Vampire Weekend. D'autant plus impressionnant qu'il s'agit ici d'un premier album enlevé de guitares échevelées et de synthés remuants. Avec une seule obsession, s'approcher au plus près du soleil. Il n'a pas quitté nos platines une seconde depuis l'année passée. Ici, "M79" et "I stand corrected".

 

bashung.jpg9 : Alain Bashung -
L'Imprudence (2002)

C'est avec "L'Imprudence", sorti en 2002, qu'Alain Bashung est allé le plus loin dans l'expérimentation, tournant même le dos au format chanson, pour mettre en avant de riches et sombres arrangements. Un exercice de haute voltige sur laquelle l'artiste pose sa voix profonde. Des chemins tortueux qui nous hantent maintenant depuis près de dix ans. Ici, les titres "Est-ce aimer" et "Faites monter".

 

the-xx-xx-L-1.jpeg10 : The XX -
The XX (2009)

Etrange séduction que celle exercée par la musique de The XX, sans conteste, la grande révélation de cette année. La pop minimaliste et synthétique des Britanniques nous entraîne dans une nuit noire et profonde dont on a beaucoup de mal à revenir. Tout ne tient ici qu'à un souffle, deux voix auxquelles on s'accroche en espérant voir venir le jour. Ici, les titres "Heart skipped a beat" et "Infinity".

17/12/2009

Top 100 des années 2000 : 51-55

Top 100 de mes albums favoris des années 2000, on arrive à la moitié. Pour rappel, seule contrainte, on a préféré limiter le nombre d'entrées par artiste à deux, histoire de ne pas se retrouver avec toute la discographie de Radiohead. Aujourd'hui, les places 51-55.

KidB


Electrelane.jpg51 : Electrelane -
No Shouts No Calls (2007)

La rigueur mathématique du krautrock a fait de nombreux adeptes en cette fin des années 2000 dont les Britanniques d'Electrelane, séparées après ce "No Shouts No Calls", bercé d'une douce atmosphère pop aérienne. ici, les titres "In Berlin" et "To the East".

 

Farka Touré.jpg

52 : Ali Farka Touré
& Toumani Diabaté -
In the heart of the moon (2005)

D'ouest en sud, l'Afrique est de nouveau à l'honneur en ces années 2000. La douce kora d'Ali Farka Touré a ainsi bercé de nombreuses heures passées à écouter ce "In the heart of the moon" composé avec Toumani Diabaté. Malheureusement, le musicien est décédé depuis. Ici, "Monsieur le maire de Niafunké" et "Howo Dolo".

 

The National boxer.jpg53 : The National - Boxer (2007)

Plus sombre, plus lancinant, plus complexe... "Boxer", quatrième album de rock classieux de nos amis Américains de The National accumule les superlatifs. Peu de groupes ont autant la classe et autant marqué nos années 2000. En attendant de prolonger le plaisir pour les dix années à venir. Ici, les titres "Ada" et le troublant "Racing Like a pro".


 

Nick Cave.jpg54 : Nick Cave & The Bad Seeds -
No More Shall We Part (2001)

Pour ces années 2000, l'Australien Nick Cave a été toujours aussi prolifique, alternant le bon ("Abattoir Blues/Lyre of Orpheus") et le moins bon ("Nocturama"). On retiendra pour notre part le sombre et lyrique "No More Shall We Part", sorti en 2001. Triste à pleurer. Ici, les titres "No More Shall We Part" dans une version live proche de l'album et "Fifteen feet of pure white snow".

 

Phoenix - its-never-been-like-that.jpg55 : Phoenix -
It's never been like that (2006)

On était passé à côté d'"United", sans doute trop jeune, et pas totalement emballé par "Alphabetical" puis vint "It's never been like that" et on ne pouvait qu'être d'accord avec le titre. Les Français de Phoenix lâchaient enfin la bride à leur pop anglophone prête à conquérir le monde. Sans rien abandonner de leur rigueur rythmique. La fusée était lancée. Ici, les titres "One time too many" et "Napoleon Says".

26/05/2009

Un phoenix de génie pop

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Phoenix – Wolfgang Amadeus Phoenix (J'AIME : A la folie)

On reconnaît les très grands albums à leur capacité à squatter nos oreilles pendant des mois et des mois sans qu’on s’en lasse ne serait-ce qu’une seconde ainsi qu’à dévoiler de nouveaux trésors cachés à chaque écoute. « Wolfgang Amadeus Phoenix », quatrième album des Versaillais de Phoenix, est à mes yeux un des rares disques publiés ces derniers mois – avec le « 808’s & Heartbreak » de Kanye West et « Merriweather Post Pavilion » d’Animal Collective – à entrer sans discussion dans cette catégorie.

Leur précédent disque « It’s Never Been Like That » laissait déjà entrevoir tout le potentiel pop d’une formation que l’on avait trop rapidement confiné à la scène électronique. Aujourd’hui, Phoenix irradie de partout. Prenez les singles « Lisztomania » et « 1901 » placés en ouverture du nouvel album. Rythmiques et boucles de synthés entêtantes, riffs de guitares accrocheurs, vitesse et classe d’exécution... Une seule écoute et on est prêt à leur attribuer sans attendre les sept mois à venir le titre de pop songs de l’année.

Euphorie et légère mélancolie

Et puisque les quatre garçons sont intelligents, une fois la démonstration achevée, les voilà déjà partis sur de nouveaux terrains de jeux. « Fences » tout en groove prend de légères tournures soul. Avant « Love Like a Sunset », peut-être le sommet de « Wolfgang Amadeus Phoenix ». Gravi en deux temps, il nous emmène d’une petite mélodie électronique à une longue montée instrumentale faite de distorsions et de saturations qui prend lentement possession de nos cerveaux et de nos pieds. Puis le soleil se couche tout en douceur à l’horizon. L’orage est passé.

Un peu plus homogène, la face B de l’album poursuit dans ce que Phoenix sait faire de mieux : la pop song romantique mais jamais mièvre, dopée à l’aide d’un groove électronique. « Lasso » déboule à cent à l’heure avant une déambulation tout en accélération et décélération dans les rues de « Rome », autre pépite du disque. Ces variations de tempo font aussi le sel de « Countdown » et « Girlfriend », deux titres qui marient avec grâce euphorie et léger voile de mélancolie à l’image du reste de l’album. Dernier titre et dernier petit chef-d’œuvre, « Armistice » nous plonge dans la chambre d’un couple et leurs petits compromis. La musique, elle, tourbillonne des kilomètres au-dessus de la mêlée. « For lovers in a rush / For lovers always ». Ce Phoenix s’aime à la folie.

Kid B

1901 :

Lisztomania :

22:08 Publié dans pop | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : phoenix

25/05/2009

Phoenix : « Retranscrire l’espèce de magie qui existe quand tu crées pour la première fois une chanson »

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Trois ans après « It's Never been like that », les Français de Phoenix reviennent encore plus fort avec «  Wolfgang Amadeus Phoenix », un quatrième album mariant leur maîtrise de la pop et des textures électroniques. Rencontre avec le chanteur Thomas Mars et le guitariste Christian Mazzalai.

Comment s'est passé l'enregistrement du nouvel album ?

Thomas Mars : On a mis un an et demi pour faire l’album. En travaillant presque tous les jours. On s’est d'abord réunis dans un appartement qu’on occupait à Paris il y a longtemps. Puis on est allé à New York avant de revenir redécouvrir Paris. On a loué une péniche, un ancien atelier au pied de la Tour Eiffel.

Le processus est un peu l’inverse du précédent où vous vouliez aller plus vite et composer un album plus brut…

Christian Mazzalai : Exactement. Là, c’était presque un travail de chimiste. Pour enregistrer un disque, on fait plein d'expériences. Presque tous les jours, il y a des échecs mais ils nous emmènent à un autre endroit. Au final, ça donne une chanson.

Malgré ce travail, les mélodies semblent très immédiates et l’album cohérent…

C. M. : Notre but, c’est de retranscrire l’espèce de magie qui existe quand tu crées pour la première fois une chanson. Après retranscrire cette magie, demande un travail très fin. Tout le boulot est là. Dans ce mélange entre l’inconscient et le conscient, où tu ne sais plus bien où tu vas.

Derrière cette simplicité, le disque est aussi très produit…

C. M. : Tous les disques qu’on adore comme « Pet Sounds » des Beach Boys ou « What’s going on » de Marvin Gaye ont cette évidence. Ils paraissent simple à la première écoute mais plus tu te le passes, plus tu réalises qu’il y a une couche de travail incroyable. Si tu ne vois pas tous les niveaux à la première écoute, c’est que c’est réussi. Garder une part de mystère, c’est une de nos quêtes.

Est-ce que certains morceaux ont posé plus de difficultés ?

T. M. : « Love like a Sunset » est le premier morceau qu’on ait commencé et celui que l’on a terminé en dernier. Il nous a accompagnés pendant tout l’enregistrement, même de manière symbolique. Sinon, on enregistrait tout ce qu’on faisait. On avait ce besoin de tout garder pour réécouter les choses plus tard. Les trucs pour lesquels on s’enthousiasmait le plus au début n’étaient pas ceux qui tenaient la route à la fin.

C. M. : Au final, on avait quinze heures de musique qu’on avait tous validées. Puis on a rétréci.

Comment est venu le titre de l’album ?

C. M. : Le titre est venu naturellement d’un coup au milieu de l’album.

T. M. : Il y avait l’idée du lâcher prise. De faire des choses pas rationnelles. D’aller vers ces moments de petites folies qui existent tout le temps pendant l’enregistrement. Ce qui nous plait aussi, c’est que «  Wolfgang Amadeus Phoenix » est un titre d’enfant. C'est la moustache sur la Joconde. Il y a un vandalisme qui nous plait. Une façon pour nous d’exister. Plus on fait des disques et plus on a envie de forcer le trait.

Le titre donne aussi l’idée de fantaisie…

T. M. : On s’est rendu compte qu’on peut aller très très loin à coller des choses différentes. Pour notre premier album, on avait essayé plein de choses différentes mais le résultat avait une cohérence parce qu’on était derrière toutes les chansons. Nous sommes les seuls garants de notre univers.

C. M. : Pour le disque, on s’était dit pas de limite et on s’est donné un titre sans limite de bon goût ou de style.

« Lisztomania » ajoute une deuxième référence à de la musique classique…

T. M. : On a grandi en écoutant toutes les musiques. Je me souviens du moment où on avait découvert Bach. On avait passé une semaine à décortiquer sa sonate n°1. On voulait toujours intégrer des fantasmes comme ça dans notre musique et on n’y arrivait pas. Là, ça s’est fait plus facilement. Après « Lisztomania », ça ne va pas plus loin que le clin d’œil à Liszt, que l'on décrit comme une rock star à Paris. Plus on fait des trucs comme ça hyper spé et plus on se rend compte que ça parle à des gens. Ca nous encourage à aller plus loin.

On a l’impression que chaque album vous permet de franchir des paliers...

T. M. : On ne voit pas chaque album comme une progression mais avec celui-là on a certainement franchi un palier dans la folie, dans le lâcher prise. Avec le titre, on sait qu’on va affronter des gens qui vont nous prendre pour des mégalos. Mais cette question on aime bien. Elle renforce le pacte qui existe entre nous…

Comment vivez-vous la pression médiatique autour de l’album ?

C. M. : Quand on a fait l’album, on a avait l’impression que personne nous attendait. Y a toujours un endroit où tu n’es rien. Même Robbie Williams. Peut-être qu’au Pakistan personne ne le connaît.

T. M. : Ou en Sierra Leone.

Vous vous avez cette image de meilleur groupe français à l’export…

C. M. : On a eu de la chance de tourner beaucoup à l’étranger parce qu’on était un des premiers groupes à chanter en anglais. Au début, il y a eu quelques réticences en France. Mais à partir du second album, on s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup d’autres groupes comme cela.

On sent aujourd’hui que les groupes français ont plus envie de s’exporter…

T. M. : Nous, ça n’a jamais été notre moteur. Le vrai choix de chanter en anglais, c’est qu’à un moment on a été un peu plus obstiné que d’autres parce qu’on n’imaginait pas faire autrement.

C. M. : A part Gainsbourg, les seuls groupes qui nous intéressaient adolescents chantaient en anglais. Mais pour nous, on y super français. A l’étranger, personne n’a de doute qu’on est français.

Vous en jouiez un peu sur le précédent album avec une chanson comme « Napoleon Says »…

C. M. : Ca nous amusait parce que c’est nouveau. C’est quelque chose de très anglais en fait. Ca nous permet aussi de ne pas ressembler aux autres groupes. On n’a pas envie de parler de Cadillac. Nous, on parlera plus de Franz Liszt ou de Napoleon.

T. M. : Même si on a une tendresse pour les yéyés - on a quand même ça dans nos gènes -, on ne peut pas s’empêcher de voir les santiags et le juke-box. C’est une forme de traumatisme contre lequel on s’est construit.

Il y a ce mythe en pop de la chanson parfaite. C’est quelque chose qui vous fait rêver ?

T. M. : Pour nous, il y a toujours eu cette idée d’une chanson pop qui peut plaire à tout le monde comme Burt Bacharach, Harry Nilsson. Quand on a grandi il y avait les chansons pop comme ça qui pouvait plaire à tout le monde et il y avait une autre musique qui avait plus l’air d’un art moderne comme une toile de Jackson Pollock. Cette musique là était plus importante pour nous. Des groupes comme My Bloody Valentine, on avait l’impression qu’ils ne parlaient qu’à nous.

On a l’impression que chez vous, l’électronique prend en charge cette couche d’étrangeté…

C. M. : On a grandi avec cette musique indé et quand la musique électronique est arrivée c’était fascinant. On avait l’impression d’être dans la modernité avec un côté hyper mystérieux. Fascinant. On était potes avec des gens comme les Daft Punk. On faisait une musique différente mais dès le début, on a pris pas mal de choses à l’électronique. On a notamment grandi avec la culture du home studio. Ce qui nous fascinait dans l’électronique, c’était le bras d’honneur au musique business et aux règles.

« Wolfgang Amadeus Phoenix » apparaît comme une synthèse des deux derniers albums, l’électronique d’« Alphabetical » collée à la pop de « It's Never Been Like That »...

C. M. : C'est vrai qu'on voulait retrouver un peu l’électronique mis de côté sur le précédent. Et on cherchait à être hyper libre. A pouvoir tout faire comme dans certains albums de Prince.

Comment c’est fait la compilation pour Kitsuné ?

T. M. : Sur la compilation Kitsuné, chaque titre a une incidence directe sur un de nos morceaux. Ce sont des chansons cultes pour nous.

C. M. : Chaque morceau nous a appris de nouvelles choses, de nouvelles règles. Ah bon, on peut faire ça, ça existe.

T. M. : Tout ce qu’on écoute nous influence. Après il y a des musiques qui t’assomment comme Wagner. Peu de gens sont inspirés par son œuvre. C’est une musique faite pour dominer le monde.

C. M. : Parfois, le déclic vient de chansons nulles, où tu entrevois un potentiel. Il faut dénicher le trésor inexploité.

Et comment êtes-vous arrivé à jouer pour l’émission « Saturday Night Live » ?

T. M. : On avait mis « 1901 », notre nouvelle chanson en ligne. On était sans maison de disque, sans personne. Et on s’est dit que c’était le bon moment pour le faire. On voulait donner quelque chose pour faire patienter nos fans jusqu’à la sortie de l’album. Ça a marché parce que ça a été le morceau le plus repris sur les blogs.

C. M. : C’est tombé dans les oreilles des gens de Saturday Night Live. C’était pas du tout prévu tout ça. Là, c’est irréel comme situation.

T. M. : Les gens là-bas t’inscrivent dans une tradition. Les jeunes nous parlaient d’Edith Piaf et d'Aznavour. Il n’y avait aucune connexion depuis.

C. M. : Pour eux, c’est une institution. C’est leur Tour Eiffel à eux. D’ailleurs il y avait des visites du plateau pendant l’émission. En direct. Avec la possibilité de tout foirer sur un titre. C’est ça qui était imbattable. On s’en rappellera toute notre vie. On n’ jamais une pression à ce point là. Jouer devant des gens, c’est réel . Jouer devant des caméras, c’est excitant et surréaliste.

Etrangement le buzz arrive au moment où vous venez de quitter Virgin…

C. M. : En ce moment, le business de la musique est un tel chaos que tout peut arriver. Là, y a une espèce d’anarchie qui fait qu’à un moment comme ça il y a des choses inattendues. Comme le morceau qu’on a donné. On n’avait jamais eu ça. Aucun de nos morceaux n’avait jamais atteint autant de gens. Simplement grâce au relais de gens qui aiment la musique. Aucune pub, aucun relais marketing.

Votre nouvelle structure Loyauté vous convient ?

T. M. : On a tout fait pour ça. Nous on avait déjà réussis en étant chez Virgin à fonctionner en circuit fermé. Là, avec notre label, on a juste mis sur le papier quelque chose qu’on vivait réellement. Pour nous c’est parfait parce que c’est officialiser le truc.

Pour la tournée, ça change des choses ?

T. M. : Non. On a le même agent.

C. M. : Là, on est reparti pour un an et demi. C’est la récompense en fait.

Comment se fera l’adaptation des morceaux, l’album étant plus produit ?

T. M. : Ca paraît plus casse-tête.

C. M. : C’est ça qui est bien. Ça fait une nouvelle pression, un nouveau défi. Si on y arrive, le résultat n’en sera que meilleur.

En tournée, vous êtes plus distendus ou toujours aussi proches ?

T. M. : En tournée, c’est plus simple parce que tout est très réglé. Après c’est un truc humain qui doit fonctionner. En studio, c’est plus compliqué.

C. M. : Il y a une infinité de possibilité. Tu ne sais jamais si tu ne vas pas passer à côté d’une chanson.

Du coup vous cherchez des unités de lieu…

T. M. : On a besoin de ce cadre.

Vous jouez ensemble depuis que vous êtes ados. Qu’est-ce qui a changé ?

C. M. : On est un peu pareil que quand on était ado. On en revient aux mêmes endroits que ceux de nos débuts. On se retrouve toujours dans ce garage des parents de Tom. On dit qu’on va bouger mais on n’y est bien. On a essayé sur le deuxième album d’avoir un truc un peu plus normal, professionnel. En allant dans un studio mythique à Los Angeles avec un vrai producteur Tony Hoffer. C’était bien mais on ne veut plus le refaire. Ce qu’on aime nous, c’est brancher nous-mêmes nos trucs. C’est là où tu fais un truc personnel. Si un mec fait un truc pour toi, tu vas avoir le même son que le mec de la veille. Ça ne marche que quand on fait le truc de A à Z. On a l’impression d’avoir un truc qui nous ressemble vraiment.

Vous n’avez jamais quitté vos sources finalement…

T. M. : On a toujours aimé le côté amateur dans la musique. Je me souviens de pros qui étaient venus nous voir à nos débuts pour nous expliquer que si on voulait que ça marche, il fallait répéter seize heures par jour pendant cinq ans et après on aura peut-être une chance. Nous, on a toujours préféré faire les choses nous-mêmes même si c’est moins bien fait. Là, en l’occurrence il y a Philippe qui a aidé.

C. M. : Mais ce n’était pas vraiment un studio. Tout était en travaux.

Le premier concert de Phoenix, c’était quand ?

T. M. : Il y a eu plusieurs premiers concerts mais le vrai c’était dans une petite salle à Versailles, une sorte de MJC.

Vous avez déjà joué dans un rallye ?

C. M. : On n’a jamais mis les pieds dans un rallye. C’est très mystérieux pour nous.

T. M. : J’ai déjà vu des gens danser le rock. C’est hallucinant. C’est hyper sauvage.

C. M. : Les rallyes c’est un peu une société secrète. Même à Versailles. On était vraiment loin d’eux. Par curiosité, j’aurai bien été voir une fois à quoi ça ressemblait mais on n’a jamais pu. A l’école en deux minutes, on s’est tout de suite reconnu. On a créé une sorte de meute pour se protéger de tout ça.

Et depuis toutes ces années, vous ne vous êtes jamais lassés ?

C. M. : Il y a toujours une quête de quelque chose pour nous motiver. Pour l’instant, c’est parfait.

Recueilli par KidB et Ben C

00:37 Publié dans Interview | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : phoenix

 
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