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19/12/2010

Top 50 de l'année 2010 : 21-25

Chaque année sortent des centaines et des centaines de disques différents, dont on a le temps d'écouter qu'une partie. Beaucoup nous laissent indifférent, certains nous étonnent et quelques uns nous accrochent, pour quelques jours, de longs mois, voire plusieurs années. Voici donc le classement des 50 albums qui m'ont accompagné tout 2010. Les places : 21-25.

KidB

Ivory-Tower-pochette.jpg21 - Gonzales :
Ivory Tower

Véritable compétiteur, Gonzales tient sa revanche. Alors que son précédent album Soft Power avait beaucoup dérouté avec son crédo pop cheesy des 70's, Ivory Tower a été reçu cette année avec un bel enthousiasme. Mérité tant ce mélange de compositions pop au piano mêlées d'électroniques à l'aide de la fine production signée Boys Noize resplendit. Gonzales y mêle tout ce qu'il a appris jusqu'ici de manière parfaitement digérée. Un syncrétisme musical émouvant qui nous amène un peu plus loin dans le XXIe siècle.

 

cover_crop-copie-6.jpg22 - The Bewitched Hands :
Birds & Drums

Quelques années qu'on l'attendait et Birds & Drums, premier album des Français de The Bewitched Hands n'a pas déçu. Le groupe a pris le temps de peaufiner sa maîtrise collective d'un pop rock qui laisse la part belle aux guitares et aux choeurs. Le disque déploie ainsi toute une palette de sentiments des plus tristes aux plus enjoués, avec toujours une énergie folle qui tire l'ensemble vers le soleil. Au final donc, pas loin d'être ce qui s'est fait de mieux par chez nous cette année.

 

CRYSTAL_CASTLES_II_PACKSHOT_JPG(1).jpg23 - Crystal Castles :
II

Il nous a fallu un peu de temps pour nous convertir au son azimuté des Canadiens de Crystal Castles, mais depuis aucun retour en arrière n'est possible, ni voulu. Surtout depuis la sortie de l'album II aux compositions électroniques encore plus maîtrisées et entêtantes que sur le premier essai du duo. Le combo a ainsi un peu délaissé les incessantes ruptures de rythmes pour un résultat presque plus pop malgré les nombreuses distorsions et effets. La voix d'Alice Glass s'y épanouit à merveille. Définitivement un groupe qui compte.

 

delano_orchestra_now_that_you_are_free_my_beloved_love.jpg24 - The Delano Orchestra :
Now That You Are Free My Beloved Love

Si l'on avait bien un regret pour cette fin d'année 2010, c'était de ne pas avoir pris le temps de parler du nouvel album de The Delano Orchestra. Avec Now That You Are Free My Beloved Love sorti cet automne, les Français s'imposent comme un groupe de rang international capable de jouer dans la cour des plus grands. Il n'y a qu'à écouter ce son chargé de guitares, ses compositions en forme de brillantes montagnes russes, ce chant tendrement plaintif pour s'en persuader. A ce rythme de progression, dur de dire où ils vont s'arrêter.

 

HaveOneOnMe-300x300.jpg25 - Joanna Newsom :
Have one on me

Laura Marling, Hindi Zahra, Karen Elson, Madjo... Les jeunes chanteuses ont brillé cette année, mais peu ont atteint le niveau d'excellence de Joanna Newsom. L'Américaine a livré avec Have one on me pas moins de dix-huit longues compositions réparties sur trois CD. Il est peu de dire donc qu'on n'a pas fini d'en faire le tour même si on a d'emblée était frappé par la belle fragilité de cet ensemble bucolique. Pour partie simplement accompagnées d'une harpe, ses compositions semblent comme sur le point de tomber ou s'évaporer d'une seconde à l'autre. De l'émotion pure.

20/04/2009

Dites oui à Delano

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The Delano Orchestra – Will anyone else leave me ? (J'AIME : Beaucoup)

A l’écoute du folk majestueux de The Delano Orchestra, ce sont plutôt des références américaines qui nous viennent en tête : Sparklehorse, Bright Eyes, Lambchop, Arcade Fire, Sufjan Stevens… Pourtant la formation qui se cache derrière les douze morceaux de l’album « Will anyone else leave me ? » est bien de chez nous. De Clermont-Ferrand. Un pedigree qui commence à prendre de la valeur avec l’éclosion de nombreux groupes talentueux biberonnés à la guitare acoustique et à l’ukulélé (St Augustine, Cocoon, Leopold Skin…).

Déjà auteur d’un premier album remarqué intitulé « A Little girl, a little boy & all the snails they have drawn », The Delano Orchestra place ici la barre encore plus haut. Les fines orchestrations arrangées par le chanteur A. Delano dévoilent des trésors de beautés entre douceur acoustique, fureur électrique, l’élégance des cordes et la puissance des cuivres. Une palette très étendue qui permet au groupe de se jouer avec brio des contrastes de tons et des ruptures de rythmes.

De l’ombre à la lumière

Très marqué par la nuit – « Now the night is coming » clame « Something is gone » le morceau d’ouverture -, « Will anyone else leave me ? » exprime avec force les sentiments de mélancolie et à de désolation. La perte et l’enfermement sont deux des thèmes largement ressassés sur l’album, des huit minutes fiévreuses de « The Escape » à la douce complainte « Gone ». Un univers sombre qui sied parfaitement au chant très effacé, proche du murmure, d’A. Delano.

Et si la tristesse est omniprésente dans les textes, elle est heureusement transfigurée par la beauté de la musique. Tendrement cathartiques, les compositions de The Delano Orchestra tirent sans cesse l’ensemble vers la lumière comme sur la ballade « How To care » partagée à deux voix ou l’enjoué « Everything is done ». « Make the most of lights / Straight through this endless night » résume parfaitement le refrain d’ « Endless Night ». Ces nuits sont plus belles que bien des jours.

Kid B

15:24 Publié dans Folk, rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the delano orchestra

 
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