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18/12/2011

Top albums 2011 : 36-40

Ces douze derniers mois sont sortis des centaines et des centaines de disques différents, dont on a pris le temps d'écouter qu'une partie. Exercice traditionnel de la fin d'année, voici le classement des 50 albums qui m'ont le plus accompagné tout 2011 (pas des meilleurs donc), avec sans surprise une forte dominante pop-rock. On ne se refait pas. 

Bonne écoute,

KidB

woodsSun&shade.jpg36 - Woods :
Sun and Shade

Très belle surprise que le folk/rock aux teintes psychédéliques de Woods. Les Américains alternent courtes ballades bucoliques boisées de deux-trois minutes et longs trips répétitifs dissonnants de huit-neuf minutes. La tonalité d'ensemble reste toutefois plutôt douce portée par le chant plaintif de Jeremy Earl. De "Pushing Onlys" en ouverture à "Out of the eye", "Sol y Sombra" ou "Wouldn't Waste", Sun and Shade enchaîne les morceaux de bravoures intimes et épiques.


housse-de-racket-alesia.jpg37 - Housse de Racket :
Alesia

En 2008, leur premier album Forty Love leur avait valu un début de reconnaissance largement mérité. Les Français de Housse de Racket font mieux que confirmer avec Alesia produit, comme The Rapture ou Phoenix avant eux, par Philippe Zdar. Nous voilà donc ici en territoire pop synthétique, ouvert aux guitares. Alignant les tubes en puissance, le groupe perd ici en humour ce qu'il gagne en efficacité et en fraîcheur. Avec une science pointue des changements de rythmes et des mélodies alambiquées. Du bel ouvrage.

 

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38 - The Pains of Being Pure at Heart : Belong

Dur de résister à l'euphorie que génère la pop grésillante de The Pains of Being Pure at Heart. Pour leur deuxième album Belong, les Américains poursuivent l'exploration d'une veine romantique, mais toutes guitares dehors. A cent à l'heure défilent ainsi les éternels problèmes d'amour non partagés, de sentiments d'isolement, de rêves d'échanges sensuels inaboutis. Et, au final, la joie de communier autour d'une étrangeté partagée.


the-roots-undun-album-cover1.jpg39 - The Roots :
Undun

Les disques s'accumulent avec toujours la même classe. The Roots livre en cette fin d'année avec Undun un album-concept réussi autour de la survie d'un jeune homme dans un univers hostile. D'abord centrées sur les textes, les chansons très courtes dans l'ensemble (quatorze titres pour moins de 40 minutes) déploient une vision très ouverte du hip-hop piochant aussi bien dans la soul, le rock ou le jazz. Le flow de Black Thought fait toujours merveille. A noter, après Jim James de My Morning Jacket sur le disque précédént, c'est cette fois-ci Sufjan Stevens qui vient poser sa voix.


black-lips-arabia-mountain.11-284x284.jpg40 - Black Lips :
Arabia Mountain

On était jusqu'ici peu sensible au rock foutraque des Black Lips. Puis vint l'album Arabia Mountain où la folie était d'un coup domptée par les mélodies, le temps de courtes cavalcades de deux-trois minutes à commencer par le superbe "Family Tree" en ouverture. Voix rocailleuse, riffs endiablés... le reste suit à cent à l'heure entre sonorités rétros et rythmiques modernes.

17/06/2010

Un clip, un jour #161

The Pains of Being Pure at Heart - Say No To Love

Sortie d'un nouveau single enflammé de nos amis rockeurs de The Pains of Being Pure at Heart : "Say no to love". Et voici maintenant la vidéo où l'on retrouve nos musiciens à la fraiche jouant en pleine nature. So cool.

KidB

14/05/2010

Un clip, un jour #140

The Pains of Being Pure at Heart - Higher than Stars

Alors que nos néo-shoegazers américains préférés vont sortir début juin un nouvel E.P. "Say no to Love/Love Saint", voici le clip du titre "Higher Than Stars", autre E.P. sorti l'an passé dans la foulée de leur génial premier album éponyme. On y retrouve une jeune femme blonde prête à faire la fête avec de drôles d'amis au milieu des musiciens de The Pains of Being Pure at Heart. Un peu d'euphorie pour nous faire oublier une météo desespérement terne.

KidB

26/10/2009

Un clip, un jour #21

The Pains of Being Pure at Heart - Young Adult Friction

Depuis le printemps, on ne se lasse pas d'écouter le rock évanescent des Américains de The Pains of Being Pure at Heart. Cet été, ils nous ont emballé sur scène aux Eurockéennes de Belfort. Cet automne, ils nous réenchantent le temps d'un EP "Higher than the stars". Ici, Art Boonparn met à l'honneur le côté vintage d'une musique adolescente aussi passée, présente que future.

KidB

12/05/2009

The Pains of being pure at heart, pur moment de rock’n’roll

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The Pains of being pure at heart – The Pains of being pure at heart (J'AIME : A la folie)

On sort de l’écoute de « The Pains of being pure at heart » comme revigoré après une cure de jouvence. A la fois fougueux et poignant, le premier album éponyme du quatuor américain baigne de manière radieuse dans une urgence toute adolescente. Avec en ligne de mire la musique du début des années 1990, quelque part entre le rock saturé de My Bloody Valentine et le charme pop d’un Belle et Sebastian.

Les lignes de guitare et de basse jouent ici les premiers rôles sur la quasi intégralité des dix morceaux du disque. Energiques, elles s’appuient sur un contraste entre des sonorités claires et d’autres plus graves, n’hésitant pas à se laisser aller à quelques emballements comme sur le bluffant final d’ « Everything with you ». La batterie, également mixée très en avant, s’abat comme un métronome laissant le chant doux et posé de Kip en arrière-plan avec les claviers.

Des personnages attachants et désaxés

Très cohérent musicalement, « The Pains of being pure at heart » l’est tout aussi au niveau des textes. Ceux-ci sont en parfaite adéquation avec le nom du groupe qui tiendrait presque valeur de programme. Du magnifique « Contender » à « Gentle Sons », le disque est ainsi habité par une foule de personnages aussi attachants que désaxés, de l’ado suicidaire d’« Everything with you » à la toxicomane amoureuse d’« A Teenager in love » en passant par l’élève à la merci de son maître sur « The Tenure Itch ».

Si l’album porte dans son énergie presque bruitiste la plainte de toutes ces souffrances, l’univers de The Pains of being pure at heart a surtout valeur de réconfort. « Tonight we’ll stay alive », clame le narrateur àEverythi l’adolescente perdue dans son « Nowhere town » (« Stay alive »). Les coups durs sont d’abord un mauvais moment à passer. A chacun d’attendre son heure, tel l’amoureux attendant chaque semaine la venue de son amante le samedi (« Come Saturday »). The Pains of being pure at heart a bien compris que si l’enfer vient des autres, il en va du même du paradis.

Kid B

Everything with you :

Contender :

 
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