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20/02/2011

Danse-la comme Thom Yorke

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Radiohead a fait le buzz tout le week-end. Mais surprise, l'attention du Net est allée moins au nouveau disque du combo british qu'à leur premier clip, "Lotus Flower" mis en ligne vendredi. Depuis trois jours, celui-ci a été largement visionné et détourné. Avec un humour incroyable. Il faut dire pour le coup que Thom Yorke donne ici le meilleur de lui-même, à savoir la danse parfaite, tellement déconnectée de tout style qu'elle est capable de coller avec tout et n'importe quoi comme cela ne vous a pas échappé.

 

D'abord, le clip original. La gestuelle étrange du chanteur colle davantage aux rythmiques syncopées du titre qu'à sa lente mélodie. Il en ressort une ambiance étrange. Décalage accentué par le noir et blanc.

 

 

Passé les commentaires sur l'étrange danse de Thom Yorke, une première parodie fait le buzz. Thom Yorke dansant au son du Single Ladies de Beyoncé. La vidéo fonctionne à plein grâce au collage entre le chant cette fois de la chanteuse et la gestuelle.

 

Plus pervers, certains se sont amusés à faire danser Beyonce sur du Thom Yorke. Le résultat est drôle par le décalage complet à l'inverse du mash up précédent. Ce qui marche dans un sens échoue lamentablement dans l'autre.

 

Le clip et la drôle de danse de Thom Yorke passent ensuite à la moulinette de nombreux tubes du moment de Shakira à Kesha en passant par Katy Perry ou ici Lady Gaga.

 

Jusqu'ici, un seul style, cette pop survitaminée et un peu lourde. Sauf que miracle, la danse de Thom York s'accomode vraiment de tous les styles. Aussi bien, le bon vieux rock fifties, le tube latino, les Rolling Stones, Abba, Nirvana, Kate Bush, Muse, de l'électro, le rap, le tube Hot Stuff, du gros rock à la Slayer ou de la tecktonik.

 

Viennent ensuite mise en abyme suprême, les chansons qui évoquent directement la folie de la gestuelle dans le texte comme Maniac ou Everybody Dance now ou Super Freak.

 

Et bien sûr les décalages totalement humoristiques faisant soit référence à des classiques (voire has been) du Net comme le Rick Roll, aux chats ou la grand-mère face à son écran, soit à des séries comiques comme Benny Hill ou South Park. Voire à des monuments comme Spiderman.

Sorti du contexte du clip, dancing Thom devient un vrai personnage de fiction...

Il finira même par se frotter à quelques icônes de la danse comme Michael Jackson ou la Macarena.

 

Thom Yorke s'attaque même au cinéma, auditionnant pour le rôle de Natalie Portman dans le film Black Swan. En attendant, le résultat, regardons aussi les scènes coupées du tournage du clip.

 

Pointu, certaines parodies rendent hommage aux influences dubstep présentes sur le disque.

 

Heureusement pour nous. Même les francophones ne sont pas en reste, Thom Yorke faisant la rencontre du tube 2010 de par chez nous signé Stromae. Là, très fort, les quelques décalages entre la gestuelle et les accélarations de la chanson accentue encore le malaise posé par les textes. On le retrouve aussi dansant sur du Daft Punk.

 

Alors on danse encore ? Ne reste plus qu'à Thom Yorke à quitter les rires de la toile pour inspirer directement les danseurs dans leur salon ou dans les clubs. Dans une des meilleures vidéos, Thom Yorke donen naissance à un exercice de maintien en forme très officiel. Allez tous en position du lotus !

KidB


PS : Etrange idée 1 : Coller un autre morceau du nouveau disque de Radiohead sur les images de Lotus Flower ou Radiohead rencontre Radiohead.


Etrange idée 2 : Se filmer regardant le clip, puis se regardant regardant le clip, puis se regardant se regardant regardant le clip.

29/12/2009

Top 100 des années 2000 : 21-25

Top 100 de mes albums favoris des années 2000, on ne s'arrête pas là. Pour rappel, seule contrainte, on a préféré limiter le nombre d'entrées par artiste à deux, histoire de ne pas se retrouver avec toute la discographie de Radiohead. Aujourd'hui, les places 21-25.

KidB

klaxons-myths-of-the-near-future12.jpg21 : The Klaxons -
Myths of the near future (2007)

La vague fluo a déferlé sur l'année 2007 emmenant avec elle un drôle de groupe britannique adepte d'un mélange de pop et d'électronique très dancefloor. Les Klaxons inventaient là la musique de ce début de XXIe siècle, festive, fragile, remuante. De quoi en avoir plein la tête et plein les jambes avec un petit vernis de noirceur pour tenir le tout. Ici, "Atlantis to Interzone" et "As above so below".

 

white_blood_cells.jpg22 : The White Stripes -
White Blood Cells (2001)

Figures de proue et précurseurs du retour en grâce du rock à guitare, les White Stripes se démarquent par leur attachement à des musiques plus anciennes comme le blues, remises ici au goût du jour à coup de gros riffs électriques. Plus qu'"Elephant" et son indémodable "Seven Nation Army", on préfère le précédent "White Blood Cells" et ses seize pépites accrocheuses comme "Fell in Love with a girl" et "The Union Forever".

 

antony-crying_light-album_art.jpg23 : Antony and the Johnsons -
Crying Light (2009)

Après le succès du lacrymal "I am a bird now", Antony a récidivé cette année avec un nouvel album tout aussi beau, distingué et en phase avec les préoccupations du moment, à savoir le déréglement de la planète. La voix androgyne du chanteur y est toujours aussi troublante et bouleversante et les arrangements aussi soignés. Ici, les titres "One dove" et "Her eyes are underneath the ground".

 

thom-yorke-the-eraser-365177.jpg24 : Thom Yorke -
The Eraser (2006)

Non content d'être le chanteur d'un des groupes les plus célébrés de la planète, Thom Yorke est aussi l'auteur d'un des albums électroniques les plus remarqués de la décennie. On retrouve sur "The Eraser" toutes les obsessions du Britannique et son goût pour les vocalises touchantes. Un disque électronique qui parvient à prendre aux tripes et à toucher au coeur. Ici, les titres "Harrowdown hill" et "Black Swan".

 

benjamin-biolay-superbe-L-1.jpeg25 : Benjamin Biolay -
La Superbe (2009)

Avec son dernier double album "La Superbe", sorti cet hiver, Benjamin Biolay a prouvé qu'il savait tout faire, maniant tous les genres (pop, rock, electro, hip hop) et tous les tons avec envie et délectation. Une démonstration de force entêtante qui plonge en plein dans nos faiblesses et offre au passage un des plus beaux titres de l'année avec "Ton Héritage", accompagné ici de "Brandt Rhapsodie" en duo avec Jeanne Cherhal.

20/10/2009

New Moon, Twilight décroche la lune

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Twilight – New Moon (J'AIME : Beaucoup)

Nul doute que le casting était un des plus attendus de l’année. Une bonne partie du gratin de la planète indie rock réunie sur un même disque. On trouve ainsi au générique de la B.O. de « New Moon », le deuxième volet de la franchise Twilight : Thom Yorke, Muse, Grizzly Bear, Editors, The Killers, Lykke Li, Death Cab for Cutie, Black Rebel Motorcycle Club, Bon Iver & St. Vincent… Et dans la version française en bonus, un titre des BB Brunes.

A l’exception de Thom Yorke et de Lykke Li qui s’aventurent sur un terrain électro-pop et de l’instrumental au piano « New Moon (the Meadow) » signé Alexandre Desplat, l’ensemble du disque explore un territoire très rock. Et si « New Moon » assume un certain goût pour la grandiloquence, les habitués du genre mettent un peu en sourdine les hymnes de stade en sourdine. The Killers et The Editors offrent ainsi à leur manière avec « A white demon love song » et « No sound but the wind », deux bluettes mélancoliques.

Noir, c’est noir

Car c’est là une des grandes réussites de « New Moon ». Derrière la diversité des artistes et des styles, on retrouve sur la bande originale un même goût pour une certaine noirceur que ce soit dans la musique ou dans les paroles. Dès la très belle ouverture des Death Cab For Cutie « Meet me on the equinox », on est prévenu : « Understand that everything ends ». Le disque se poursuit ensuite entre insatisfaction, cœurs brisés et grandes déclarations désespérées. Que d’émotions.

« New Moon » offre au passage quelques beaux trésors (Anya Marina, OK Go…). Les textures azimutées de Thom Yorke et son « Hearing Damage » s’incrustent dans nos crânes par la suite apaisés par le superbe enchaînement Bon Iver & St. Vincent -Black Rebel Motorcycle club. Les premiers y vont à deux voix pour conter les tourments de « Rosilyn ». Les seconds font preuve d’une simplicité exemplaire sur le déchirant « Done All Wrong ». Reste le cas Grizzly Bear qui avec « Slow Life » démontre une nouvelle fois sa maîtrise des cathédrales pop lunaires. On est mordu.  

KidB

Meet me on the equinox (Death Cab For Cutie) :

Hearing Damage (Thom Yorke) :

Done all wrong (Black Rebel Motorcycle club) :

Slow Life (Grizzly Bear) :

05/10/2009

Live Report : Thom Yorke @ Echoplex

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 Thom Yorke @ the Echoplex : 02/10/09

Concert événement vendredi à Los Angeles. Thom Yorke, le chanteur du groupe britannique Radiohead, montait sur scène pour défendre les chansons de son album solo "Eraser", sorti en 2006, mais surtout dévoiler quelques nouveaux titres de sa nouvelle formation créée avec Flea, le bassiste des Red Hot Chili Peppers, Joey Waronker, Mauro Refosco et le producteur Nigel Godrich. Retour en vidéos.

The Eraser :

  

Analyse :

 The Clock :

Black Swan :

Skip Divided :

Atoms for peace :

And it rained all night :

Harrowdown Hill :

Cymbal Rush :

Open the floodgates (new) :

Lotus flower (new) :

Skirting on the surface (new) :

Judge, jury, executioner (new) :

Paperback writer :

The Hollow Earth :

Feeling pulled apart by horses :

09:14 Publié dans Live Report | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : thom yorke

 
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