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18/12/2010

Top 50 de l'année 2010 : 26-30

Chaque année sortent des centaines et des centaines de disques différents, dont on a le temps d'écouter qu'une partie. Beaucoup nous laissent indifférent, certains nous étonnent et quelques uns nous accrochent, pour quelques jours, de longs mois, voire plusieurs années. Voici donc le classement des 50 albums qui m'ont accompagné tout 2010. Les places : 26-30.

KidB

flying-lotus-cosmogramma-1-508x508.jpg26 - Flying Lotus :
Cosmogramma

Attention à ne pas se vriller quelques neurones. Avec son nouvel album Cosmogramma, Flying Lotus propose un patchwork de sons, de textures et de rythmes au sein de compositions électroniques aussi courtes que démesurées. Un bouillon de vie comme peu sont sortis cette année autour d'un univers touffu, sombre et urbain. Presque une galaxie à lui tout seul. Immense.

 

thedrums.jpg27 - The Drums :
The Drums

Le plus conservateur des groupes pop de l'année, mais pas le moins brillant. The Drums s'est fixé un drôle de programme : composer un disque où les chansons se ressembleraient toutes, faites avec les mêmes instruments, dans les mêmes tons, mais au final quand même différentes. Un art de la contrainte payant à écouter "Let's Go Surfing", "Best Friend" ou "Forever and amen". Une pop faussement joyeuse et vraiment adolescente. Ca mérite bien quelques roulements de tambours.

 

booba-lunatic-2010.png28 - Booba :
Lunatic

Le roi de la punchline frappe encore et ses coups sont affûtés. Booba pousse très loin sur Lunatic ses étranges collages aussi bien d'images que de sons piochant dans diverses langues et références culturelles d'aujourd'hui. Les thématiques tournent parfois un peu en rond mais peignent le portrait d'un personnage plus complexe que le cliché gangsta auquel il est souvent réduit. Les prods, elles, virent très électroniques pour un résultat glaçant.

 

Zola_Jesus_-_Stridulum_II_-_Cover.jpg29 - Zola Jesus :
Stridulum II

Noir, c'est noir, mais que d'espoirs. La pochette de l'album de Zola Jesus donne le ton, on n'est pas là pour rigoler. Sa pop de chambre faite de quelques percussions et notes de synthés minimalistes laisse toute la place aux envolées de sa voix pour porter avec gravité l'absence, la folie, la nuit. Puis peu à peu, au milieu de toute cette noirceur, d'improbables lueurs de beauté emportent le morceau. Un talent très singulier.

 

pe-caribou-swim.jpg30 - Caribou :
Swim

Si l'on devait ne choisir qu'un seul mot pour décrire Swim de Caribou, ce serait sans doute : catchy. Le Canadien donne des atours sacrément accrocheurs à ses compositions électro-pop qui cherchent moins à nous remuer les pieds qu'à se loger pour de très longues heures dans nos têtes. Elles se permettant pourtant d'étranges chemins de traverse, amenant ça et là des cordes, des ponts plus inattendus. Une belle inventivité.

17/09/2010

Zola Jesus porte bien sa croix

ZolaJesus-StridulumII.jpg

Zola Jesus - Stridulum II

Vous voilà mort. D’étranges voix se font entendre. Autour de vous, tout est noir. Vous ne voyez plus rien. Très vite une voix féminine se fait plus précise, accompagnée d’un son de synthé et de rythmiques électroniques. Elle vous parle : « Don’t be afraid / Don’t be alarmed / In the end of the night / You’re in my arms. » Vous frissonnez. Cette voix, c’est celle de Zola Jesus. Elle vous implore de la rejoindre. Pleine d’émotion. Vous avez peur. Vous êtes touché. Bienvenue dans l’univers sombre de « Stridulum II ».

Vous progressez dans une ambiance lugubre. Zola Jesus ne vous lâche pas d’une semelle, avec sa belle voix grave. « I’ll be here / I told you trust me », vous dit-elle. Vous hésitez déjà à succomber. « It’s not easy to fall in love », ajoute-t-elle, pleine d’emphase. Les paysages se succèdent autour du vous. Tous aussi décharnés. Tous aussi blêmes. Zola Jesus parle à votre âme : « It’s good for your soul. »

Voix fantomatiques

Peu à peu acclimaté à l’endroit, il ne vous reste plus que la détresse de Zola Jesus, qui vient vous frapper au visage. Comme nue. « Run me out again », répète-t-elle à l’envie, entourée d’étranges voix fantomatiques. Son cri de secours monte doucement, vers le ciel. Avant de retomber. « You’ve got a get me out ». Vous en pleureriez presque, si vous n’étiez pas mort. « And it feels like I’m the only one ».

Puis le miracle a lieu. L’obscurité se dissipe peu à peu sur la fin. La lumière vous réchauffe, matérialisée jusqu’à quelques notes piano. Tout autour de vous semble reprendre des couleurs. Vous faites face à la mer. La voix de Zola Jesus se fait alors plus aérienne. Presque comme un ange. « You’re lost », prévient-elle. Peut-être. Mais rendu à la vie.

KidB

13:04 Publié dans Electro, pop | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : zola jesus

19/08/2010

Un clip, un jour #187 (Zola Jesus)

Zola Jesus - Night

On poursuit l'exploration de la rentrée avec un jeune groupe américain au drôle de nom Zola Jesus. Le titre "Night" présenté ici est en tout cas un petit bijou de noirceur très bien nommé. La formation sera en concert à l'Olympia le 9 septembre prochain en première partie de Fever Ray.

KidB

 
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