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07/01/2013

Lana Del Rey, la pin-up Instagram

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La féminité sublimée par une série de filtres. Si le succès fulgurant de Lana Del Rey depuis l’apparition à l’été 2011 du titre « Video Games » en rappelle un autre, c’est bien celui de l’application photo Instagram. La chanteuse joue du même brouillage des codes temporels, ajoutant une touche de glamour et d’esthétisme à un univers pop pour le reste marqué par la dance des années 1990. À l’inverse de l’hédonisme parfois terre à terre de ses pairs, Elizabeth Grant de son vrai nom a opté pour une mélancolie légère. « Il est toujours plus intéressant d’aller où les autres ne sont pas », confiait-elle récemment au GQ britannique. Portée par le timbre grave de sa voix, sa musique intègre des orchestrations classiques, avec beaucoup de cordes, à des productions minimalistes en partie inspirées du hip-hop. Lèvres pulpeuses, brushing, longs cils… son look rétro rappelle les pin-up des années 1950 altérées d’une dose d’érotisme white trash toute ­contemporaine.


Nostalgie, romantisme, modernité, schizophrénie… L’univers de Lana Del Rey trouve sa plus parfaite incarnation dans le clip du morceau « National Anthem », mis en ligne cet été. La chanteuse s’y attaque à deux personnalités du tournant des années 1960. Elle interprète d’abord une Marilyn Monroe brune chantant « Happy birthday to you Mr President » dans un beau noir et blanc, plagiant l’esthétique télé de l’époque, puis Jackie Kennedy, le jour de l’assassinat de son mari à Dallas. La mise en scène, et ses couleurs saturées, copie alors le grain des films amateurs, et évidemment celui de Zapruder, le cinéaste amateur captant la fameuse scène. La maman et la putain. La fin de l’innocence. La volonté de l’Américaine de s’élever au rang d’icône n’a jamais été plus limpide. Musicalement comme visuellement, Lana Del Rey se réapproprie les archétypes du passé en tentant de leur apporter une touche de modernité. Car ici, le président, incarné par le rappeur A$AP Rocky, est noir, tel un Barack Obama projeté cinquante ans en arrière. Un paradoxe chronologique éclatant sur lequel ­l’Américaine a fondé une partie de son identité.

La nostalgie récréative

Pour incarner cet être mutant – une « Nancy Sinatra gangsta », elle a aussi le sens de la formule –, Elizabeth Grant, 26 ans, née à New York dans une famille de la classe moyenne, s’est inventée un alter ego : Lana Del Ray, vite devenue Lana Del Rey. Soit l’union improbable de l’actrice Lana Turner (Les Ensorcelés), symbole du glamour de l’âge d’or hollywoodien, et de la Chevrolet Delray des années 1950. Cette identité imaginaire a permis de transformer en l’espace d’une décennie une banale chanteuse folk en star globalisée. Déchaînant au passage les commentaires et les passions. « Lana Del Rey a quelque chose de fantasmatique, mais ce n’est pas un personnage, raconte à GQ Larry Jackson, qui a fait signer l’­artiste chez Interscope/Polydor l’an passé. Son œuvre est simplement le reflet de diverses facettes de sa personnalité. Rien n’est ­artificiel, c’est vraiment elle, recomposée autour de thèmes, de choses universelles dans lesquelles tout le monde peut se reconnaître. »

Tous les thèmes traités dans son premier album Born To Die, écoulé à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde, sont directement inspirés d’expériences personnelles : amours perdues, adolescence à la dérive, vie d’excès… « Cela fait neuf ans que je n’ai pas touché un verre, confie aujourd’hui la chanteuse. À cause de mon problème d’alcoolisme, j’ai été envoyé en internat dans le Connecticut à l’âge de 14 ans. Je buvais beaucoup à l’époque. Tous les jours. Seule. Je pensais que c’était cool. Une grande partie de mes textes pour l’album Born To Die est inspirée par ces années un peu sauvages. Quand je parle de la personne que j’aime, souvent, je pense à New York. Quand j’aborde les choses que j’ai perdues, j’ai l’alcool en tête parce que c’était le premier amour de ma vie. »

La nostalgie de Lana Del Rey ne doit pas être prise au pied de la lettre. C’est une recréation factice. Un refuge face à un futur qui nous effraie et un présent pas toujours accommodant. « Plus jeune, j’étais obnubilée par mon désir de ne pas travailler dans un bureau, de ne pas faire une chose en laquelle je ne crois pas », se souvient-elle. Marilyn Monroe et David Bowie apprendront à Elizabeth Grant à transformer sa propre vie en art, à sublimer ses souffrances et les êtres chers emportés trop vite. Se réinventer en Lana Del Rey, donc. Fille de mauvaise vie, reine de beauté dégénérée mais aussi ange de douceur repenti. Le rêve américain et son envers. Le recueil de toutes les obsessions de la chanteuse pour « Nancy Sinatra, David Lynch et les films noirs », comme elle le racontera à Larry Jackson lors de leur première rencontre, mais aussi de pas mal de nos fantasmes.

La créature érotique


Objet follement érotique (cf. les doigts enfoncés dans la bouche pour le clip de « Blue Jeans »), Lana Del Rey divise le grand public. Adorée par les uns, honnie par les autres. Plus que toutes les autres chanteuses de sa génération, la voilà victime de toutes les suppositions imaginables. Son imagerie est détournée à foison, et souvent avec humour (le mème « lama Del Rey »…). On fétichise ses lèvres, sa moue boudeuse que l’on dit refaite malgré ses dénégations. On lui prête un père millionnaire à qui elle devrait toute sa carrière, un premier disque jusqu’ici non reconnu sous l’alias May Jailer. On l’accuse de multiples plagiats musicaux ou d’avoir plaqué son style sur celui de Camilla Rhodes, personnage, fantasmatique lui aussi, du Mulholland Drive (2001) de David Lynch. On avance pour finir qu’elle serait la créature factice de managers peu scrupuleux qui essaient de nous revendre une fausse authenticité à peu de frais. Qu’elle n’écrirait pas une ligne des textes de ses chansons.


Pourtant, ceux qui ont côtoyé Elizabeth Grant il y a quelques années ont tous le souvenir d’une jeune femme immensément douée. C’est le cas de David Kahne, producteur américain qui a collaboré avec Paul McCartney ou New Order. En 2008, il travaille sur l’album Lana Del Ray A.K.A. Lizzy Grant qui verra brièvement le jour deux ans plus tard avant d’être retiré des ventes, puis racheté l’an passé par le nouveau label de la chanteuse. « Quand je vois Lana Del Rey aujourd’hui, indique-t-il, je revois Elizabeth Grant. Je retrouve les mêmes ­vibrations, la même approche. Elle avait déjà cette obsession pour les années 1950 et 1960. Seul le nom a changé. » Entre-temps, Elizabeth Grant a mûri son univers, donnant davantage de cohérence à son alter ego jusqu’à ce que celui-ci trouve enfin son public.

Une égérie fatale


Au-delà de la musique, Lana Del Rey est une image à la mode entourée d’une aura mystérieuse. Les marques ne s’y sont pas trompées, qui se réapproprient à leur tour son univers esthétique. Cet automne, la chanteuse est ainsi l’égérie de Jaguar (« pour son mélange de modernité et d’authenticité ») et de H & M (« moderne, féminine et L.A. noir »). Pour son spot de pub, la marque suédoise a même proposé à la pop star de reprendre « Blue Velvet »,  la chanson-titre du film de David Lynch. Renvoyant une nouvelle fois Lana Del Rey à un horizon fictionnel dans lequel la vraie personnalité d’Elizabeth Grant avance masquée. Ingénue ? Génie pop ? Plus elle se dévoile, plus elle nous résiste. Car chaque nouvelle page vient brouiller le tableau d’­ensemble. Pour parachever son statut d’icône, ne reste plus à Lana Del Rey qu’à conquérir le grand écran. Se fondre dans tous les personnages. Notons que la chanteuse, qui travaillerait ces jours-ci sur une bande originale de film, a déjà par le passé joué les ­comédiennes.

En 2010, Elizabeth Grant tenait ainsi un petit rôle dans le court métrage Poolside de l’Américain Aaron C. Peer, diffusé dans plusieurs festivals cet été. « Elle m’a aidé à créer son personnage, notamment au niveau de la diction et de son jeu », raconte le jeune réalisateur, qui l’a choisie parce qu’assise au bord de la piscine, elle symbolisait parfaitement selon lui la saison d’été. Cigarette à la main, regard profond, air faussement distant… Elizabeth Grant apporte dans ce film une touche de ­fraîcheur et de modernité à la figure de la femme fatale. ­Décidément son meilleur rôle.

KidB

(Article initialement paru
dans le GQ #57 Novembre 2012)

11:05 Publié dans Top 2012 | Lien permanent | Commentaires (0)

06/01/2013

Top album 2012 : 1-5

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Voici le Top 50 de mes albums préférés de l'année. Non, pas les meilleurs, mais les plus écoutés, chéris.

Bonne écoute,

KidB


Top 50 : 1) Lana del Rey - Born to die // 2) Beach House - Bloom // 3) The XX - Coexist // 4) Chromatics - Kill For Love // 5) Kendrick Lamar - Good Kid, m.A.A.d City // 6) Cloud Nothings - Attack on Memory // 7) Grizzly Bear - Shields // 8) Breton - Other People's Problems // 9) Hot Chip - In Our Heads // 10) Animal Collective - Centipede HZ // 11) Two Door Cinema Club - Beacon // 12) Crystal Castles - (III) // 13) Phantom Buffalo - Tadaloora // 14) Godspeed You ! Black Emperor - Allelujah ! Don't Bend ! Ascend ! // 15) Tame Impala - Lonerism // 16) Frank Ocean - Channel Orange // 17) Chairlift - Something // 18) Melody's Echo Chamber - Melody's Echo Chamber // 19) Django Django - Django Django // 20) Troy Von Balthazar - ...Is With the Demon //21) Six Organs of Admittance - Ascent // 22) Sébastien Tellier - My God is Blue //23) Marie Sioux - Gift For The End // 24) Electric Guest - Mondo // 25) DIIV - Oshin // 26) Perfume Genius - Put Your Back N 2 it // 27) Woods - Bend Beyond // 28) Memoryhouse - The Slideshow Effect // 29) Electric Electric - Discipline // 30) Jessie Ware - Devotion // 31) Exit Music - Passage // 32) Neil Young - Psychedelic Pill // 33) Grimes - Visions // 34) Baden Baden - Coline // 35) Lotus Plaza - Spooky at a Distance // 36) Peaking Lights - Lucifer // 37) Flying Lotus - Until The Quiet Comes // 38) M. Ward - A Wasteland Companion // 39) Alt-J - An Awesome Wave // 40) Friends - Manifest ! // 41) Passion Pit - Gossamer // 42) Andy Stott - Luxury Problems // 43) Booba - Futur // 44) Violens - True // 45) Rubin Steiner - Discipline in Anarchy // 46) Julia Holter - Ekstasis // 47) Liars - WIXIW // 48) Yan Wagner - Forty Eight Hours // 49) The Hundred in The Hands - Red Night // 50) Benjamin Biolay - Vengeance

 

lana-del-rey-born-to-die-orange-lipstick.jpg1 : Lana Del Rey
- Born To Die


Voilà. S'il y a un disque qui aura marqué mon année, m'aura accompagné sans relâche onze mois durant, c'est bien celui-ci. Depuis fin janvier, j'ai donc réécouté Born To Die des dizaines et des dizaines de fois, avec le même plaisir à chaque renouvelé. Celui d'une voix profonde et souple d'abord, porteuse d'une folle dramaturgie capable d'embrasser tous les tons, tous les genres. Celui d'arrangements très travaillés entre le classicisme des cordes et gimmicks électroniques. Celui des textes pleins d'histoires de femmes fatales, de succès fulgurants et de tempêtes passées. Une icône moderne comme il en existe peu, capable à force de persévérance et de travail d'imposer son univers glamour et mélancolique à un large public. Peut-être que la comète Lana Del Rey s'éteindra aussi vite qu'elle est apparue. Pour l'instant, nous avons ce disque pour juger. Sa démesure, ses imperfections et son romantisme me vont droit au coeur.

 

Beach-House-Bloom.jpg2 : Beach House
- Bloom


On connaît aujourd'hui peu de musique aussi rêveuse et sensuelle que la pop de Beach House. Après l'étincelant Teen Dream, le duo franco-américain récidive avec Bloom, ses guitares délicieusement tournoyantes, ses rythmiques légères, sa douceur mélancolique. Et puis avouons-le, la chanteuse Victoria Legrand a tout simplement la voix la plus attachante que l'on ait eu le plaisir d'écouter cette année. Profonde. Sauvage. Au service d'un univers clair-obscur entre promesses et désillusions. L'équilibre est aussi parfait que fragile.


The-xx-Coexist.jpg3 : The XX
- Coexist


Il y a trois ans, un jeune groupe londonien bouleversait toutes nos attentes en livrant un premier album de pop minimaliste et sensuelle. Un disque conçu comme un cocon romantique tout en lenteur et en langueur. C'est peu dire que les attentes avant la sortie de Coexist étaient considérables. Si beaucoup ont regretté le manque de risque du trio, que ce dernier ait réussi à sortir un nouvel album aussi chaleureux et envoûtant que leur premier essai sans se résumer à un simple copier-coller relève de la performance de haute volée. Coexist est un nouveau cocon romantique certes, mais plus lumineux, plus dansant, plus hédoniste que le premier essai du groupe. Les voix d'Oliver Sim et Romy Madley Croft se font plus assurées, jouent davantage ensemble. Quant à la production de Jamie XX, elle a encore gagné en fluidité et en inventivité. Ces trois-là ont sacrément bien grandi.

 

Chromatics.jpg4 : Chromatics
- Kill For Love


Le disque s'ouvre de la plus belle des façons par une reprise poignante d'Into the Black de Neil Young. Et se referme plus d'une heure plus tard par une plage éléctronique très éthérée : No Escape. Le plus fort avec Kill For Love et les albums de Chromatics en général, c'est que la bande de Johnny Jewel ne se contente pas d'aligner les morceaux électro-pop ensorcelants (et il y en a encore pléthore ici), elle prend le temps de nous raconter une histoire, emmenant son auditeur vers des territoires finalement bien plus sombres et étranges qu'escomptés. On l'aura compris, il s'agit ici d'une histoire d'amour déchirante. Le résultat est tout simplement bouleversant.


kendrick-lamar-good-kid-maaad-city-neoboto.jpg5 : Kendrick Lamar
- Good Kid, m.A.A.d. City

Faisons confiance à Dr. Dre. Si le rappeur américain s'affiche cette année sur le deuxième album de Kendrick Lamar, c'est qu'on tient là un des talents les plus prometteurs du hip-hop contemporain. Le jeune homme de 25 ans aurait d'ailleurs collaboré avec le producteur sur l'arlésienne Detox. Good Kid, m.A.A.d City offre en tout cas une belle porte de sortie au gangsta rap, en le faisant fricoter avec une langueur toute sensuelle et cinématographique ainsi qu'avec les racines folk et soul. Le flow est affûté, les productions incroyablement captivantes et soignées. Surtout, Kendrick Lamar s'est souvenu d'une règle essentielle : la musique est d'abord une expression de l'âme. Un classique. 

Top album 2012 : 6-10

 

Cloud-Nothings-Attack-on-Memory.jpg6 : Cloud Nothings
- Attack on Memory


La formule est basique, mais d'une efficacité redoutable. Le rock rentre dedans de Cloud Nothings est chanté avec une telle verve et joué avec une telle ferveur qu'il dévaste tout sur son passage. Ici, tout semble inspiré, mélodique, sincère, avec l'aide de la production resserrée de Steve Albini. Une boule nerveuse sans futur ni passé qui prend à la gorge. Entendre Dylan Baldi s'époumoner : "I Tought I Would Be More Than This" (à peu près "Je pense que j'aurais fait mieux que ça") sur le génial Wasted Days suffit à nous refiler quelques frissons. Joué comme ça, il n'y a pas de doute, le rock est bien en vie.

 

Grizzly-Bear-Shields.jpg7 : Grizzly Bear
- Shields


Crée au début des années 2000 comme le projet solo d'Ed Droste, Grizzly Bear s'est imposé au fil de la dernière décennie comme un des groupes américains les plus passionnants du moment. Surtout, le quatuor n'a eu de cesse d'élargir son univers musical d'une folk électronique dense à une pop enlevée se jouant de structures mélodiques complexes. L'idée maîtresse du groupe a été de mettre en place des instrumentations riches sans que celles-ci n'occupent toute la bande sonore. Chez Grizzly Bear, ce sont d'abord les voix qui prennent les devants, aériennes, sensuelles, sinueuses. Elles nous guident sans ciller vers de délicieux sommets.


Breton_Other-Peoples-Problems.jpg8 : Breton
- Other people's Problems

Arrangements de cordes, gimmicks électroniques, énergie rock... Les Anglais de Breton proposent sur leur premier album Other People's Problems un panorama saisissant de l'indie pop contemporaine. Ils passent ainsi d'une atmosphère mélancolique à un morceau dansant avec naturel et maturité. Bref, ces enfants rock du Mike Skinner de The Streets ont du talent à revendre. Et un univers cinématographique d'une richesse proprement jubilatoire.


Hot Chip.jpg9 : Hot Chip
- In Our Heads

Si une chanson nous a totalement obsédée cette année, c'est bien Flutes de Hot Chip, son chant traînant et mélancolique, ses rythmiques entraînantes. Car si la musique des Britanniques est généralement rangée du côté de l'électronique, c'est en se tenant à une distance respectable du dancefloor. Et tant mieux, tant le groupe a une capacité à surprendre, émouvoir, envoûter sans jamais céder à aucune facilité. In Our Heads se fait une place de choix dans nos têtes. Aucune raison de l'y déloger.


Animal.jpg10 : Animal collective
- Centipede Hz


Les détracteurs de Centipede Hz, le tout nouvel album d'Animal Collective, ont comparé le disque à une empilement sans fin de fenêtres ouvertes sur YouTube. Pourtant, le maelstrom sonore des Américains n'a rien d'indigeste. L'accumulation de couches donne au contraire une énergie folle à cette pop psychédélique où s'entrechoquent les voix et les rythmiques jusqu'à la transe. Moins fluide que son prédécesseur, Merriweather Post Pavilion, Centipede HZ reste une montagne russe dans laquelle on aime à être secoué avec plaisir.

05/01/2013

Top album 2012 : 11-15

 

Two_Door_Cinema_Club_Beacon.jpg11 : Two Door Cinema Club - Beacon

Tourist History nous avait emporté en 2010 dans un tourbillon pop, devenant au passage notre premier album préféré de l'année et notre disque de chevet quand on avait besoin de recharger les batteries. Son successeur, Beacon, ne nous a pas déçu. Ce que Two Door Cinema Club a perdu en explosivité, il l'a gagné en profondeur et en émotion. Pour le reste, les chansons du trio d'Irlande du Nord restent débordantes d'énergie et de gimmicks à chanter à haute voix. Une pop pour les jambes, la tête et le coeur.


crystal-castles-iii.jpg12 : Crystal Castles
- (III)


En l'espace de trois albums, les Canadiens de Crystal Castles se sont imposés comme les meilleurs promoteurs d'une électronique torturée. III confirme le goût du duo pour les mélodies pop. Une bonne pointe de sadisme en plus. Ethan Kath et Alice Glass construisent en effet des chansons aux abords doux et sensuels pour mieux les triturer ensuite. Les transformer en objets sombres et menaçants à force de saturation. Sauf que leur charme vénéneux fait déjà effet. Le piège s'est refermé.


Phantom-Buffalo-Tadaloora.jpg13 : Phantom Buffalo
- Tadaloora


Depuis quelques années, on espère à chaque nouvel album de Phantom Buffalo que ce sera le bon, celui qui permettra au groupe de connaître le succès qu'il mérite, mais jamais la notoriété des Américains ne décolle. Une malédiction incompréhensible à l'écoute de Tadaloora. Les dix nouveaux morceaux du groupe proposent une pop bucolique et enlevé que ne renierait pas Midlake. En plus léger, plus lumineux. Allez, le prochain sera le bon, c'est sûr.


Godspeed.jpg14 : Godspeed You !
Black Emperor
- Allelujah ! Don't Bend ! Ascend !

Le retour inattendu de Goodspeed You ! Black Emperor s'est accompagné d'une bonne nouvelle : le post rock tendu et engagé du collectif canadien avait trouvé dans la révolte des étudiants québecquois une nouvelle source d'inspiration lui permettant de garder toute sa pertinence en 2012. Allelujah ! Don't Bend ! Ascend ! donc, soit quatre morceaux dont deux de plus de vingt minutes, qui rendent compte avec énergie de la tempête sociale qui agite le monde. Et si la colère gronde toujours, Godspeed You! Black Emperor reste un de ses meilleurs porte-parole.  


Tame.jpg15 : Tame Impala
- Lonerism


Il existe un pont entre les expérimentations pop des Beatles période Revolver et celles d'Animal Collective. Celui-ci s'appelle Lonerism. Le deuxième album de Tame Impala apporte une touche faussement rétro au psychédélisme en vogue. Le rock des Australiens se démarque surtout par une production léchée n'hésitant pas à empiler les effets (reverb, saturation, boucles...) sans renier une étonnante efficacité mélodique. Un équilibre fragile pour un résultat entêtant.

03/01/2013

Top album 2012 : 16-20

 

frankocean-channelorange-jpg.jpg16 : Frank Ocean
- Channel Orange

A une époque où certains artistes – notamment dans le rap – se caricaturent dans de fausses postures, à une époque où certains artistes sont pris dans une course à la violence ou à la vitesse, Frank Ocean incarne le contrepied rêvé. Sorti du collectif hip-hop Odd Future, l'Américain, qui a affirmé cette année son homosexualité, se joue avec brio des étiquettes. Pour son premier album Channel Orange, il impose une douce sensualité qui rappelle les grands maîtres soul des années 1970. Un disque à la fois personnel et universel qui, on en est certain, fera de nombreux petits dans les mois à venir.

 

Chairlift-Something.jpg17 : Chairlift
- Something

Pour beaucoup, Chairlift, c'est avant tout le tube Bruises, extrait de leur premier album Does You Inspire You. Si Something ne contient aucun morceau de la même trempe, le deuxième essai du combo new-yorkais marque une réélle progression par rapport à leurs débuts. Chairlift laisse ici vagabonder sa pop vers des territoires très variés, de l'imparable ballade Cool As Fire à l'enlevé Amanaemonesia en passant par les folles rythmiques électroniques de Wrong Opinion. Son univers riche ne connaît pas l'ennui. C'est déjà quelque chose. 

 

Melody-s-Echo-Chamber.jpg18 : Melody's Echo Chamber
- Melody's Echo Chamber

L'année 2012 compte une flambée d'excellents premiers albums. Celui de la Française Melody's Echo Chamber en fait définitivement partie. Produit par Kevin Parker du groupe Tame Impala, le disque révèle une nouvelle voix attachante au grain acidulé mais aussi un univers coloré tout en guitares grésillantes et en textures éléctroniques brumeuses. Ce petit bijou psychédélique laisse dans la l'oreille un sacré goût de reviens-y.

 

django-django.jpg19 : Django Django
- Django Django

C'est en réécoutant les albums de l'année pour concocter ce top album qu'on est tombé amoureux de la pop de Django Django, son évidence mélodique, son énergie rythmique, ses bizzareries rétro-futuristes. Les gimmicks électro-folk de ces treize chansons nous hantent jusqu'à l'addiction, faisant gagner à Django Django une bonne vingtaine de places. Ce que l'excentricité britannique a offert de mieux cette année.

 

troy-von-balthazar-is-with-the-demon.jpg20 : Troy Von Balthazar
- ...is with the demon

Jusqu'ici, la musique de Troy Von Balthazar oscillait entre ballades lancinantes et déprimées et saillies rock. Le nouvel album de l'ex-leader de Chokebore tranche dans le vif en faveur des premières, comme si le démon de la mélancolie avait pris le dessus sur tout le reste. Les (dirty ?) lovers amateurs de sad songs se réjouiront de tant de peines. Le pauvre coeur de Troy pleure des perles de mélodie à écouter au compte-goutte.

02/01/2013

Top album 2012 : 21-25

 

SixOrgansOfAdmittance_AlbumArt1.jpg21 : Six Organs of Admittance
- Ascent

Six ans qu'on attendait des nouvelles des Américains de Comets on Fire tant on avait été traumatisé par la force de déflagration rock de leur album Avatar. L'attente n'aura été vaine puisque le groupe s'est reformé cette année, mais sous l'identité du projet parallèle du guitariste Ben Chasny, Six Organs of Admittance. Ascent renoue donc avec les envolées de guitares psychédéliques, ce magma tantôt incadescent tantôt lunaire qui prend aux tripes et nous emmène loin. Très loin.

 

Sébastien-Tellier-My-God-Is-Blue-490x490.jpg22 : Sébastien Tellier
- My God is Blue

Personnage charismatique et azimuté de la pop française, Sébastien Tellier se réinvente d'album en album. Pour son dernier-né, My God is Blue, le voilà donc en gourou moderne. De nouveaux habits qui lui permettent d'explorer la voie plus spirituelle de sa musique déjà amorcée sur quelques morceaux de Sexuality. De nouveaux habits qui lui permettent aussi de continuer jouer avec les excès kitschs brisant toute notion de bon/mauvais goût. Ca donne des moments sublimes. D'autres moins inspirés. Peu importe, la quête n'en reste pas moins des plus passionnantes.   

 

MarieeSioux_GiftForTheEnd.jpg23 : Marie Sioux
- Gift For the End

On avait connu la chanteuse Marie Sioux dans le sillage de sa comparse américaine Alela Diane. Sauf qu'aujourd'hui, l'élève a largement dépassé le maître. Gift For The End s'impose en tout cas comme un recueil de chansons folks enchantées, comme si s'y inscrivait toute la douceur d'être au monde. La mélancolie aussi. La voix cristalline de Marie Sioux a une grâce tout en délicatesse qui n'a d'égale que celle de ses compositions. Un très joli cadeau.

 

electricguest.jpg24 : Electric Guest
- Mondo

Ce premier album signé d'un quatuor de Los Angeles est un petit bijou de production sophistiquée. Aucune surprise à cela, l'homme derrière les manettes de ces dix compositions pop n'est nul autre que Danger Mouse. On retrouve là le goût de l'épure du producteur qui aime à construire ses morceaux autour de trois éléments : la voix, la rythmique et un petit gimmick accrocheur. Tube en puissance, This Head I Hold en est le parfait modèle. S'émanciper ou retrouver la magie de ce modèle ? Le deuxième album d'Electric Guest nous dira ce que le groupe a vraiment dans le ventre.

 

DIIV-Oshin.jpg25 : DIIV
- Oshin

Les New-Yorkais de Beach Fossils nous avait plu. Sans totalement nous convaincre. Puis vint DIIV, le nouveau groupe du guitariste Zachary Cole Smith. Oshin, leur premier album sorti cette année, se démarque par son jeu de guitare enlevé, un flot continu à la fois guilleret et dur inspiré autant du krautrock que du Mali. Le résultat, porté par la voix habité de l'Américain, est en tout cas d'une élégance folle.

28/12/2012

Top album 2012 : 26-30

 

Perfume-Genius.jpg26 : Perfume Genius 
- Put Your Back N 2 it

La réussite de Learning, le tout premier album de Perfume Genius sorti il y a deux ans, ne nous préparait pas à ça. Avec son deuxième essai, Put Your Back N 2 it, l'Américain Mike Hadreas s'impose comme un des songwriters les plus prometteurs de sa génération. Quelques notes de piano, un timbre de voix un peu fragile... ses compositions bouleversent par leur simplicité où le chanteur semble mettre à nu tous ses états d'âme. Un concentré d'émotion à l'état brut.


Woods-Bend-Beyond.jpg27 : Woods 
- Bend Beyond

Neil Young avait sublimé dans les années 1970 cette formule mêlant les envolées électriques à des ballades folk romantiques. Woods reprend aujourd'hui brillamment le flambeau. Après un Sun and Shade déjà plébiscité l'an passé, leur tout nouvel essai Bend Beyond se classe encore plus haut dans ce palmarès tout personnel de l'année 2012. Il faut dire que le groupe de Brooklyn impressionne par sa capacité de remettre au goût du jour de vieilles recettes pas du tout écoulées. Leur rock est d'une vigueur communicative.



memoryhouse.jpg28 : Memoryhouse -
The Slideshow effect

Tous les ans maintenant, quelques nouveaux groupes suivent avec plus ou moins de talent le sillage de Beach House. En 2012, la révélation dream pop nous est donc venue du Canada en la personne de Memoryhouse. Le premier album de ce jeune duo brille par cette langueur toute sensuelle où les cordes donnent le change aux claviers au service d'une voix féminine envoûtante. Des mois après sa sortie, cette musique berce encore doucement nos rêves.



Electric_Electric-Discipline.jpg29 : Electric Electric -
Discipline 

Rigueur et puissance... La formule des Français d'Electric Electric est imparable. Leur nouvel album, Discipline, propose en tout cas un manifeste math rock qui impressionne par sa capacité d'accélération, multipliant les envolées ébouriffantes. Des voix rares mais efficaces. Du gros son qui n'oublie jamais la finesse. Ces montagnes russes sont à peu près ce qui se fait de mieux de ce côté du Rhin.



Jessie-Ware-Devotion-Rhythm-Circus.jpg30 : Jessie Ware -
Devotion

Entre pop moderne et R&B, il y avait une petite niche dans laquelle s'est engouffrée avec grâce Jessie Ware. L'Anglaise propose sur son premier album Devotion une sorte de chaînon manquant entre les chanteuses soul nouvelle génération et des artistes un peu plus pointus du fait d'une production éléctronique léchée au minimalisme de bon teint. Le reste tient dans la voix chaleureuse et puissante de Jessie Ware. Le potentiel est énorme.

27/12/2012

Top album 2012 : 31-35

 

Exitmusic.jpg31 : Exit Music
- Passage

Porter pour nom de groupe celui d'un des plus beaux morceaux de Radiohead est un signe de bon goût qui ne trompe pas. De la bande d'Oxford, ce combo américain a surtout gardé une forme de lyrisme qui prend aux tripes. Des envolées vocales ou musicales qui contrastent avec des plages plus posées où le chant de Aleksa Palladino se fait presque parlé. Passage nous livre ainsi dix histoires aux atmosphères envoutantes. Une des belles révélations de cette année.

 

Neil-Young-Crazy-Horse-Psychedelic-Pill.jpg32 : Neil Young
- Psychedelic Pill

Plus qu'Americana, son album de reprises de chansons traditionnelles américaines, on retiendra de cette année des plus productives pour Neil Young ce Psychedelic Pill enregistré avec le Crazy Horse. Soit huit morceaux pour certains longs de quinze à vingt-minutes donnant matière à de grandes envolées de guitares lyriques comme au bon vieux temps des années 1970. Une pilule de jouvence presque inespérée.

 

grimes-visions.jpg33 : Grimes
- Visions

Pour Claire Boucher, le troisième essai fut le bon. La chanteuse canadienne a enfin réussi à braquer les projecteurs sur elle avec Visions, un disque de pop électronique sensuelle où sa voix douce ou entraînante se frotte à des rythmiques froides et des boucles entêtantes. Si l'imagerie est sombre, la musique, elle, ne rechigne jamais à aller chercher la lumière, variant les effets et les styles pour mieux nous retourner les jambes et la tête. Une artiste complète donc.  

 

BadenBaden.jpg34 : Baden Baden
- Coline

L'an passé, Baden Baden sortait un sept titres qui donnait à voir l'insolente forme de leur jeune talent. Trois des morceaux figurent d'ailleurs sur Coline, un premier album qui fait mieux que transformer l'essai. Le groupe français se refuse toujours de choisir entre français et anglais, douceur et envolées synthétiques. Oui, Grandaddy s'est trouvé de ce côté-ci de l'Atlantique une très jolie descendance.



lotus-plaza-spooky-action-at-a-distance.jpg35 : Lotus Plaza
- Spooky at a Distance

Si l'on a tendance à résumer un peu rapidement les brillantissimes Deerhunter à la personnalité de leur chanteur Bradford Cox, Spooky at a Distance remet les choses à leur place. Le guitariste Lockett Pundt livre ici sous l'alias Lotus Plaza un album où s'épanouit son jeu électrique et lancinant. Un recueil accrocheur aux douces teintes psychédéliques.

26/12/2012

Top album 2012 : 36-40

 

Peaking-Lights-Lucifer-608x608.jpg36 : Peaking Lights
- Lucifer

En 2011, leur précédent disque, 936, grimpait sur notre podium des albums de l'année. Douze mois plus tard, les revoilà dans le classement. Certes, l'effet de nouveauté ne joue plus et les compositions de ce Lucifer ont perdu quelque peu de l'effet hypnotique de leurs prédécesseuses, mais Peaking Lights fait définitivement parti pour nous des groupes qui comptent. Leurs longues envolées dub ont encore le pouvoir de nous emmener loin. Vers un doux enfer assurément.



Flying-Lotus-Until-the-Quiet-Comes-e1342620571552.jpg37 : Flying Lotus
- Until The Quiet Comes

Le mutant pop Thom Yorke, la chanteuse soul Erykah Badu, l'artiste électro Thundercat, la plus hip-hop Niki Randa… La liste très éclectique des invités de ce nouvel album de Flying Lotus donne une idée assez juste de la richesse du menu. L'électronique aux légères teintes jazz et psychédéliques de Steven Ellison étonne toujours par sa capacité à ingurgiter un large spectre d'influences pour un rendu aussi complexe que passionnant. Une certitude : quelque chose de la musique moderne se joue là. Rien que ça.



MWard.jpg38 : M. Ward
- A Wasteland Companion

Cela fait maintenant presque une décennie que l'on suit maintenant ami Matthew. Dix ans qui l'ont vu accumulé quelques albums remarquables. Dix ans qui l'ont vu connaître un succès d'estime au côté de Zooey Deschanel avec le groupe  She & Him. A Wasteland Companion ne dévie pas de la ligne pop, aérienne, rétro que l'Américain s'est fixé. Toucher de guitare tout en légerété, voix profonde bouleversante... On en reprendrait bien encore pour dix ans.



Altj.jpg39 : Alt-J
- An awesome Wave

Année pleine pour Alt-J. Le groupe anglais a sorti un premier album remarqué au printemps et remporté à l'automne le prestigieux Mercury Prize. Des honneurs précoces mais mérités, car An Awesome Wave présente un intéressant melting-pot d'influences folk et hip-hop porté par de belles harmonies vocales. Soit la bande originale réussie d'un voyage spirituel et chaleureux. Ceux-là ont tout pour connaître un franc succès.



Friends-Manifest.jpg40 : Friends
- Manifest !

La pépinière new-yorkaise tourne encore à plein. Pour preuve, quand sur le morceau d'ouverture, Friend Crush, la douce voix de la chanteuse Samantha Urbani nous demande si on veut être son amie, il nous est tout bonnement impossible de répondre non. La suite de ce jeune manifeste pop sera rarement à la hauteur mais elle comportera quelques jolies détours mélodiques ou dansants. A commencer par l'enjoué A Thing Like This ou un Ruins complètement barré. 

13/12/2012

Top album 2012 : 41-45

images.jpeg41 : Passion Pit
- Gossamer

Les amateurs de friandises pop acidulées ont trouvé un bon filon chez les Américains de Passion Pit. Gossamer (pour léger donc), leur deuxième essai, regorge de refrains à reprendre en chœur, de mélodies tape à l'œil pas loin de la faute de goût et d'accélérations fulgurantes. Avec toujours la même visée : apporter une dose d'euphorie pour réénchanter le quotidien. Langoureux, le disque offre pourtant en creux une douceur qui frôle parfois la mélancolie. Joli deuxième effet kiss cool.



Luxuryproblems.jpg42 : Andy Stott
- Luxury Problems

Disque lancinant, Luxury Problems impose une musique électronique des plus sensuelles à l'aide de très peu d'effets : une voix féminine aux mystérieuses incantations, des rythmiques répétitives entêtantes, quelques distorsions bien sombres. Andy Stott livre là un album qui s'infiltre dès les premières notes dans le cerveau de son auditeur pour ne plus le lâcher. Son étrangeté n'a d'égale que sa beauté.



Booba.jpg43 : Booba
- Futur

Fanatique de nouveaux sons, le rappeur français installé à Miami balance une floppée d'instrus très réussies sur son nouveau album Futur (Wesh Morray, Kalash, Maître Yoda…) Les thématiques sont toujours un peu les mêmes, mais le sens de la punchline et des contorsions de langage reste bien plus aiguisé que la moyenne. Sans nous mettre K.-O., Futur fait bien le job avec un sens du métier qui au fil des albums force tout de même le respect. 

violens-true.jpg44 : Violens
- True

Difficile de ne pas tomber sous le charme de True, le deuxième album de Violens, à l'écoute du morceau d'ouverture : Totally True. Guitares scintillantes, douceur du chant, tempo échevelé… le titre approche une sorte de perfection pop. La suite n'est pas toujours à la hauteur mais recèle suffisamment de beaux moments pour compter ses New-Yorkais comme un des groupes qui pourraient bien durer.



discipline.jpg45 : Rubin Steiner
- Discipline in Anarchy

Le Français Rubin Steiner fait preuve d'un éclectisme qui lui va à ravir. On l'avait découvert le temps d'un Major Drum totalement barré entre slow hispanisant et bombes taillées pour le dancefloor. Sept ans et quatre disques plus tard, Discipline in Anarchy se refuse toujours à choisir entre électro tapageuse, énergie rock et plages sensuelles. Alors faisons simple. On garde tout.

 
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