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26/12/2012

Top album 2012 : 36-40

 

Peaking-Lights-Lucifer-608x608.jpg36 : Peaking Lights
- Lucifer

En 2011, leur précédent disque, 936, grimpait sur notre podium des albums de l'année. Douze mois plus tard, les revoilà dans le classement. Certes, l'effet de nouveauté ne joue plus et les compositions de ce Lucifer ont perdu quelque peu de l'effet hypnotique de leurs prédécesseuses, mais Peaking Lights fait définitivement parti pour nous des groupes qui comptent. Leurs longues envolées dub ont encore le pouvoir de nous emmener loin. Vers un doux enfer assurément.



Flying-Lotus-Until-the-Quiet-Comes-e1342620571552.jpg37 : Flying Lotus
- Until The Quiet Comes

Le mutant pop Thom Yorke, la chanteuse soul Erykah Badu, l'artiste électro Thundercat, la plus hip-hop Niki Randa… La liste très éclectique des invités de ce nouvel album de Flying Lotus donne une idée assez juste de la richesse du menu. L'électronique aux légères teintes jazz et psychédéliques de Steven Ellison étonne toujours par sa capacité à ingurgiter un large spectre d'influences pour un rendu aussi complexe que passionnant. Une certitude : quelque chose de la musique moderne se joue là. Rien que ça.



MWard.jpg38 : M. Ward
- A Wasteland Companion

Cela fait maintenant presque une décennie que l'on suit maintenant ami Matthew. Dix ans qui l'ont vu accumulé quelques albums remarquables. Dix ans qui l'ont vu connaître un succès d'estime au côté de Zooey Deschanel avec le groupe  She & Him. A Wasteland Companion ne dévie pas de la ligne pop, aérienne, rétro que l'Américain s'est fixé. Toucher de guitare tout en légerété, voix profonde bouleversante... On en reprendrait bien encore pour dix ans.



Altj.jpg39 : Alt-J
- An awesome Wave

Année pleine pour Alt-J. Le groupe anglais a sorti un premier album remarqué au printemps et remporté à l'automne le prestigieux Mercury Prize. Des honneurs précoces mais mérités, car An Awesome Wave présente un intéressant melting-pot d'influences folk et hip-hop porté par de belles harmonies vocales. Soit la bande originale réussie d'un voyage spirituel et chaleureux. Ceux-là ont tout pour connaître un franc succès.



Friends-Manifest.jpg40 : Friends
- Manifest !

La pépinière new-yorkaise tourne encore à plein. Pour preuve, quand sur le morceau d'ouverture, Friend Crush, la douce voix de la chanteuse Samantha Urbani nous demande si on veut être son amie, il nous est tout bonnement impossible de répondre non. La suite de ce jeune manifeste pop sera rarement à la hauteur mais elle comportera quelques jolies détours mélodiques ou dansants. A commencer par l'enjoué A Thing Like This ou un Ruins complètement barré. 

06/10/2009

Monsters of folk, monstres sacrés

monstersoffolk.jpg

Monsters of folk – Monsters of folk (J'AIME ; Beaucoup)

Monsters of folk, c’est un peu la dream team du genre. Un super groupe composé de quatre des plus brillants talents américains à avoir émergé ces dix dernières années : Jim James, le chanteur de My Morning Jacket, Conor Orbest, plus connu sous l’appellation de Bright Eyes, Matt Ward, déjà auteur du magnifique « Hold Time » sorti en début d’année et moitié de She & Him, et le producteur qui a permis leur éclosion, Mike Mogis. Ce dernier joue ici la quatrième roue du carrosse.

Réunir trois personnalités aussi fortes dans un même ensemble est une vraie gageure. Parfaitement accomplie tant le résultat est réussi. Plus que d’une fusion des styles, on peut parler de rapprochement créatif. Pour chaque titre, on sent bien lequel des trois compositeurs tient la barre au niveau de l’écriture, mais le résultat final intègre clairement des apports des autres membres du groupe. A l’image du chant partagé par Jim James, Matt Ward et Conor Orbest sur chacun des morceaux, que soit sous la forme de voix entremêlées, de couplets séparés ou de chœurs.

Une spiritualité empreinte de doutes

Les trois artistes jouent parfaitement de leur complémentarité pour sonner comme un vrai groupe. Jim James apporte son lyrisme empreint de spiritualité, Conor Orbest, sa tendre poésie du quotidien (très beau « Map of the world »), et Matt Ward son entrain chaleureux et rêveur. Dieu fait partie ici des préoccupations récurrentes de la formation mais la foi s’accompagne de doutes salvateurs. A l’image de « The Right Place », ce qui compte, c’est de suivre au mieux sa propre voie en respectant les autres. Méfions-nous, nous dit Monsters of Folk, des détenteurs de vérités (« Man Named Truth ») et des prêcheurs va-t-en guerre (« The Master’s voice »).

Musicalement aussi, la collaboration des trois artistes débouche sur un ensemble riche de l’apport de chacun. Si Jim James s’essaie à quelques touches de rythmiques électroniques sur les premiers morceaux du disque, la musique de ces Monsters reste fidèle à une vision assez traditionnelle du folk. C’est avant tout la guitare qui se déploie ici avec élégance, des magnifiques arpèges de « Dear God », en ouverture, à la guitare steel de « Baby Boomer » en passant par les épanchements électriques de « Losin’ yo head ». Ces quatre monstres font preuve d’un appétit qui fait sacrément plaisir.

KidB

Dear God (Sincerely M.O.F.)

The Right Place :

Map of the world :

 
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