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20/02/2010

Route du rock hiver, J1 : Krautrock et rococo

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Le meilleur pour le début. De cette première soirée de la cinquième déclinaison hiver de la Route du Rock, on retiendra essentiellement la prestation de Beach House. Le duo pop franco-américain, élargi à trois sur scène, a offert hier soir dans la petite salle de l’Omnibus un concert des plus enthousiasmants. Il faut dire que vu la grâce des chansons de leur dernier album « Teen Dream », sorti en janvier, il était difficile de se planter. Grandes envolées vocales de Victoria Legrand, nièce de Michel, et son chant androgyne, bel écrin pop de guitares et de synthés à coups d’envoutantes mélodies chaleureuses, rythmiques présentes sans jamais forcer. Seul faute de goût le décor rococo avec tapis blancs en guise de sapin. Mais il y a vraiment de la magie dans la musique de ces trois là.

Beach House :

Pour le reste, beaucoup de concerts de bon niveau sans être totalement emballant. A l’image de la prestation des têtes d’affiche de The Horrors. Leur rock très retro new wave avait dans les meilleurs moments une belle intensité avec chanteur investi et bassiste sautillant, sauf que tout ça était mixé comme de la bouillie à faire remuer les têtes. Sur les premiers morceaux, difficile d’entendre la voix dans la salle. Reste quand même les bijoux « New Ice Age », « Sea Within a sea » et surtout « Scarlet Fields », extraits d’un deuxième album « Primary Colors » que l’on recommande très chaudement.

The Horrors :

 

Jams intenses

A l’inverse, les prestations des Britanniques de Beak> et de Turzi en clôture, très influencées par le krautrock, ce genre bercé d’électronique, de distorsions et de répétitions, étaient un bonheur de précision, de technique avec pour moteur la recherche d’une énergie, d’une intensité. Les deux groupes maîtrisent leur variation de tempo et le mélange revigorant de guitares bien organiques et de machines.

Beak> :

Plus tôt dans la soirée, les Américains de Jackie-O-Motherfucker ont convaincu sur la durée avec leurs longs jams de guitares qui ne semblaient jamais devoir s’arrêter. Difficile de savoir où tout commence, où tout s’arrête mais on prend la route avec eux. Là aussi les montées en puissance étaient des plus réjouissantes. En ouverture, The Fiery Furnaces avait donné le ton mais dans l’accélération. A peine la mélodie posée, le quatuor américain s’excitait comme des puces à jouer à toute berzingue. Emportant au passage l’entrain du public qui venait d’arriver.

Jackie-O-Motherfucker :

KidB

01/11/2009

Turzi, le b.a.-ba électro rock

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Turzi – B (J’AIME : Beaucoup)

Les Français de Turzi aiment brouiller les pistes, même si, chez eux, tout semble très cadré en apparence. Ainsi, après un premier album « A », voici la suite, logiquement intitulée « B ». Sauf que les dix nouvelles chansons, sur lesquelles Bobby Gillepsie de Primal Scream et Brigitte Fontaine font une apparition, viennent un peu casser l’image kraut rock psyché qui colle désespérément à la peau du groupe.

« B » explore ainsi un territoire musical qui va de l’électronique au rock en passant par des sonorités orientales. Certes on retrouve un certain goût pour la répétition mais celui-ci prend ici moins les devants que la débauche d’énergie. A l’heure où les boites à rythmes prennent d’assaut la scène rock, Turzi s’appuie encore beaucoup sur des sons de batterie pour mener la charge à un rythme soutenu.

Riffs rock et fibre technoïde

Synthés et guitares sont ensuite d’attaque. Se drapant même dans des sonorités heavy metal sur un morceau comme « Bombay ». « Beijing », « Baltimore », « Bangkok » ou « Baden Baden » canalisent à coup de riffs et autres accords le moteur rock du disque. Tandis que « Buenos Aires », « Brasilia » ou « Bogota » laissent davantage parler la fibre purement technoïde. Le chant, intermittent, souvent, parlé est, lui, filtré par les machines.

Voyage intense à travers la planète en dix étapes, « B » pioche logiquement dans des sonorités plus exotiques. D’Inde notamment. Le gros rock qui tâche de « Bombay » s’accompagne de motifs orientalisant tout comme « Bethléem » avec ses sons lancinants proches d’un sitar et son chant balbutiant façon mantra. En clôture, les dix minutes de « Bamako » composées avec Areski et Brigitte Fontaine déverse d’entêtantes percussions. Un mot d’ordre : « Nous sommes des mutants. »

KidB

Lire une intéressante interview de Turzi : Ici.

Baltimore (live)

Buenos Aires (Live) :

Bombay (live) :

14:30 Publié dans Electro, rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : turzi

 
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